‹ Les monnaies antiques de l'ItalieChapitre 149 sur 362 · Lincei, Noiizie Scavi, déc. 1900, p · texte numérisé non relu

Lincei, Noiizie Scavi, déc. 1900, p

Litrae de poids rédait et fractions.

Après 270 — 250 av. J.-C. — c) Tête d'Apollon. i{ Taureau androcéphale couronné par la Victoire.

Après 260 — 200. — (^ Tête d'Hercule, ij Trépied.

Après 240 — 200.

e) Tête d'Apollon. ^ Lyre et omphale.

f) Tête d'Apollon. ^ Taureau androcéphale couronné par la Victoire.

g) Tête d'Apollon. i$ Protomé du taureau androcéphale. h) Buste de Diane, i^ Corne d'abondance.

i) Tête de Dioscure. ^ Dioscure ou stratège à cheval.

a) et g) Tète d'Apollon, i^ Protomé dn taureau androcéphale.

Les premières émissions au type de la protomé du taureau androcéphale portent les inscriptions : NEOPOAITEON — NEOPOAETEnN — NEYPOAITnN - NEOPOAITH2 — ZHTIAOnOSM; leur dessin affecte un archaïsme plein de charme. On attribue à l'année 326, c'est-à-dire à l'occasion du foedas Neapolitanum, la frappe d'une monnaie à ce type et à la légende, POMAinN (n° 610 et 611) (1). Entre 320 — 280, les émissions à ce type sont d'un style excessivement gracieux. L'ethnique est tantôt au singulier, NEOPOAITHI» tantôt au pluriel, NEO- POAITflN; on y voit les sigles suivantes, A, AIO, K et AIO> /E, A, et la comparaison des pièces à la sigle AIO avec les didrachmes portant le nom AIOOANOYZ (n»437 à 441) permet de conclure à la contemporanéité des deux séries. Sur quelques exemplaires, le taureau est représenté nageant dans les ondes; il a souvent une étoile sur l'épaule, et derrière, une lyre; sur d'autres (n° 579) le taureau tourne la tête, face au spectateur; souvent la protomé du taureau est surmontée d'un dauphin, indice du commerce maritime.

1. Sur quelques exemplaires, la légende 'Pcopiaibiv est défigurée. On a aUrihué à Naples les pièces à la légende osque ^||fl>lFlttl I111NV>IR, Akun^m Makdiis parcequc sur un exemplaire on a lu les traces du nom NEOPOAITHI autour de la tête. Il faudra attendre d^autres exemplaires pour savoir si cette inscription n*cst pas due à une surfrappe.

Une charmante variété anépigraphe (n* 586) nous montre d'un côté la tête d'Apollon entourée de dauphins, de l'autre la protomé du taureau androcéphale nageant et surmontée d'un dauphin. Le type de l'avers est calqué sur les monnaies syracusaînes de la un du IV* siècle et du commencement du m*.

Une autre variété (n^* 597), pouvant dater de 300 porte d'un côté la tête d'Apollon à gauche, de l'autre, la partie antérieure du taureau androcéphale courant, une jambe fléchie, tel qu'il est représenté sur les monnaies de Thurium.

Après 268, à la suite de la réduction sextantaire de l'as romain et de l'acheminement vers l'as oncial, le numéraire de bronze devint sûrement, en Campanie et ailleurs, une simple monnaie d'appoint sans valeur intrinsèque réelle. I^a litra à cette époque ne pesait pas plus de 7 gr. ; elle faiblit encore jusqu'à près de 4 gr. On introduisit plusieurs types nouveaux; mais le type k la protomé du taureau continua d'être frappé (la tête à g., le taureau à dr., dans les premières émissions ; puis indifféremment à dr. ou à g.).

Les dernières émissions à ce type portent les sigles suivantes : 2etl; r;yf>; Eel A; NY; NYetBI; AO et Bl; NE et Bl; X, A et IZ; ME; AH; 01; A*

b) ^ Taureau androcéphale debout ; au-dessus on symbole.

La série à ce type prend fin vers 280 — 270 ; c'est dire que presque tous les exemplaires sont d'un joli dessin. On y trouve les sigles suivantes : M et E ; <t> et AlO sur des litrae; AIO; M et MA0M;E;A; K; A; ^; Ol et BI; Ol et^;>1> et a; ^ etM; Ol, TAet^:; Z et E; H, XAPI et IVE; A et E; iP et E; /E et |2; l'osque CIBI (Vibius) et |2; C| et K; E et la lettre osque n ; /p et A0; MIA; E et AO; IH et AIO sur des hemi-litrae.

Les inscriptions sont NE0P0AITH2, NEOPOAITflN, NEHnOAIT et NEYPOAITflN; cette dernière est une forme ionienne. (Voyez Bechtel, lonische Inschriften),

On connaît quelques exemplaires à ce type, dépourvus de l'ethnique; ils ont la sigle, AE.

Une variété très intéressante nous montre la tête d'Apollon entourée de dauphins et le taureau surmonté d'un trident (n® 650). Il est utile de comparer cette monnaie avec les didrachmes n^' 455 à 459 et avec la petite pièce de bronze n* 586.

Ces types font allusion au commerce maritime de Naples et à ses relations avec Syracuse (1).

c) i| Taureau androcëpbale couronné par la Victoire.

Ces monnaies ont été frappées de 270 à 240 env. Leur poids assez constant de 7 gr., supérieur à celui des monnaies des années précédentes, nous prouve qu'elles appartiennent h une réforme monétaire. Le poids de la lilra était tombé jusqu'à 6 gr. La réforme consista à mieux régler le poids de ces pièces et à empêcher — pour quelque temps — l'affaiblissement du poids.

Un grand nombre de ces pièces portent constamment la sigle 12 accompagnée d'autres lettres variables. La sigle |2 se trouve encore sur des litrae en bronze de Suessa, Compulteria, Aesernia de la même époque et au même type napolitain. On a proposé plusieurs interprétations de cette sigle 12; les uns ont pensé k une alliance politique, les autres à une convention commerciale, et on a même suggéré de compléter ces deux lettres par des mots comme 'IS6p^07coç, ISéTHAoç, 'IS6voii.cç, exprimant l'uniformité des lois qui réglaient la frappe des monnaies (2). Ces pièces appartiennent évidemment à une alliance monétaire contractée dans un but uniquement commercial, et il est probable que la sigle I2 désigne le monnayeur napolitain qui avait l'exploitation de ce monnayage, et les autres sigles celles de magistrats monétaires chargés du contrôle ; la sigle I2 est précédée ou remplacée par Ml ou M.

Les émissions à la sigle 12 et celles à la sigle Ml sont refrappées sur des monnaies de Cales, de Suessa, d'Aesernia, de Teanum. Il n'est pas question de quelques refrappes fortuites, mais bien de refrappes systématiques et « en masse ». Une trouvaille faite près de Pietrabbondante (Bovianum Vêtus) dans le Samnium a fourni plus de 80 pièces refrappées.

Quelques exemplaires, refrappés par mégarde d'un seul c6té, ont été considérés jusqu'ici comme indiquant une alliance entre Naples et Suessa ou Cales (3), Je crois, au contraire, que ces

!. Voir A. Sambon, Vicende politiche di Neapolis, Acad. Naples, 4904.

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