‹ Les monnaies antiques de l'ItalieChapitre 19 sur 362 · SYSTEME ROMAIN · texte numérisé non relu

SYSTEME ROMAIN

I. — Les doubles onces, les onces et les demi-onces que nous décrivoQS ont été frappées à partir de la moitié du iv« s., et jusque vers le milieu du iii« pour avoir cours avec la série de Vaes grave de poids affaibli.

Le poids maximum de Tas étrusque, dans toutes les séries du iv« s., atteint rarement 8 onces; mais le poids d'autres as plus récents descend à moins delà moitié et même au quart. Les onces et demi-onces frappées correspondent à ces deux séries de poids affaibli.

On connaît des as au type de la roue et de Tanere pesant 200 gr., 96 gr. et 60 gr. Les doubles onces frappées à ce type pèsent environ 19 gr. 89; les onces 8 gr. 90à 8 gr. et 6 gr. 65. Les as au type de la roue et de la bipenne pèsent 200 gr., 75 gr., 59 gr., et les onces frappées à ce type, environ 10 gr., 7 gr. et 5 gr. ; les demi-onces^ 4 gr. 85 — 3,65 à 2,70 — 1 gr. 70.

Garrucci pense que les lettres qui se trouvent dans le champ de ces pièces, sont les initiales des villes qui les ont émises, mais cela est peu probable.

IL Populonia. — Les monnaies de bronze de Populonia appartiennent au iii« s. Elles subissent les mêmes abaissements successifs que subit Tas romain depuis Tan 269 av. J.-G. (1) ou auparavant jusque vers 217 avant J.-G. (systèmes de l'as triental, quadrantal et sextantaire — acheminement à Tas oncial).

1. Milani propose de fixer vers 263 av. J.-G. la réduclioQ trientalo, c'est-à-dire au moment culminant de la première guerre punique ; il pense que Tas sextantaire a été introduit vers 255 av. J.-C. Voyez Vaes grave délia Binina, Riv. Sumism. UaL, 1891, p. 102-109; d'un autre côté, Bahrfeldt fait commencer la réduction sextantaire dès 268 av. J.-C.

ÉTRURIB 31

Une première série est composée de pièces valant 1/3 et 1/6 de ras.

Les tiers pèsent 25 gr. environ et au-dessous; on en connaît de deux types différents.

1. Tête de Minerve. i^Ghouette. Ces monnaiesont eu une longue circulation, car la plupart des exemplaires trouvés jusqu'ici sont fortement usés.

Quelques-uns de ces triens usés (Coll. Maz- ^^^ zolini et C. de Florence) [Fouilles de Vetulo- ^^^ '^ê^ nia), ont les contremarques suivantes :

dont la seconde semble indiquer une valeur, peut-être celle du des.

2. Tête de Mercure. ^ Deux caducées. Cette monnaie dont on conserve un exemplaire unique au Musée de Volterra, est très usée et pèse 19 gr. 75.

Les 1/6 d'as sont plus abondants; on y voit les deux types que nous venons de décrire et un troisième à la tète d'Hercule imberbe. ^ Arc et flèche. Ils pèsent environ 14 gr. et au-dessous.

Une deuxième série est composée de 1/6 d'as à la tête de Minerve, i^ Chouette^ de dessin grossier. Le poids de cette série va toujours décroissant (as quadrantal — - as sextantaire).

Une troisième série est composée de 1/3 d'as, réduits à moins de 15 gr. (as sextantaire) et ensuite jusqu'à 7 gr. environ (presque as oncial) ayant un type nouveau, la tête de Yulcain. i^ Tenailles et marteau (1). Ces monnaies sont presque toujours refrappées sur des espèces plus anciennes qui, à cause de cet affaiblissement du billon, étaient retirées de la circulation. Il paraît qu'on a fait exception pour les 1/3 d'as, de la première série au type de la tête de Minerve, dont le nombre restreint ne rendait pas nécessaire la refrappe. On en à probablement autorisé la circulation avec des contremarques indiquant un changement de valeur nominale.

La réduction de Tas à une once fut officiellement inaugurée à

1. Ce type fait allusion au commerce du fer, source principale de la richesse de Populonia, à cette époque. M. Milani Yoadrait y voir les attributs de Vulcain comme dieu protecteur de Tart monétaire (RitHsta Num. ItaL, 1891, Aes rude, signatum e grave rinvenuto alla Bruna presse Spoleto).

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Rome en Tan 217 av. J.-C; c'est probablement vers la même époque que cessa le moauayage de Populonia.

m. Alliance entre Populonia, Yetulonia et Camars (?). — Celle intéressante monnaie d'alliance est connue aujourd'hui par plusieurs exemplaires et bien qu'ils soient tous de très mauvaise conservation, il parait que la lecture de Garrucci est parfaitement exacle.

C'est un sextans pesant environ 12 gr. et ayant d'un côté une tête de Vulcain, de Tautre un marteau et des lenailles ; au pourtour les légendes : V^flt3=l — flJ. — flNV^SVI

■ IV. Yetulonia. — Les monnaies de Yetulonia datent probable-

5 ment de la fin du iv« s. ou du commencement du iii« s. et ont été

|i^ frappées pendant un laps de temps assez long. On connaît des

! 1/6 et 1/12 d'as. Les premières émissions, tantôt anépigraphes,

l tantôt avec l'inscription ^tflD, sont d'un style grossier; d'autres,

f* plus récentes, sont parfois d'un joli style.

. Le type de l'avers est une tête juvénile coiffée d'une peau de

» bête (1); celui du revers, un fer de trident accosté de deux dau-

If phins.

r M. J. Falchi dans ses fouilles de Yetulonia a trouvé jusqu'ici

P 220 exemplaires sur le versant de Colonna, et les meilleurs sont

exposés au Musée de Florence dans une salle spécialement

affectée à ces fouilles.

Y. fl • t). — Ce çwarfran*, jusqu'ici unique, appartient au C. de Londres; la monnaie semble refrappée.

SYSTÈME ÉTRUSQUE OU LITRAB D'INFLUBNCE ÉTRANGÈRE

1. Vercnas. -- Cette monnaie a été publiée par Gamurrini qui, complétant l'inscription tronquée, proposa d'y lire ^flN>(4flt)-

1. Mommsena décrit cette tête comme étant celle d^Uercule coiffée de la peau du lion. Garrucci y voit une peau de sanglier et pense à un des compagnons d'Ulysse. Dressel (Cal. de Berlin) y Yoit une peau de loup ; je crois qu'on a voulu représenter, comme sur les monnaies à rerers incus, une dépouille de dauphin ou de monstre marin.

Un second exemplaire permit de corriger Tiascription qui est : ^flM>43^ (!)• D*uii c^^é est la tête de Minerve coiflfée d*un casque athénien, les cheveux en boucles calamistrées; de Tautre, la partie antérieure d*un monstre à tête de tigre, qui, à en juger par l'attitude de ses jambes, semble nager. La monnaie appartient au milieu du ni® siècle.

II. Peithesa. — La ville de Peithesa n'a pas encore été identifiée. Millingen proposait d'attribuer les monnaies portant cette légende à rOmbrie, attestant qu'elles se trouvent dans les environs de Todi, et à cette attribution s'est arrêté L. Sambon [Recherches^ p. 66). D'après Gamurrini, on les trouve principalement dans la vallée de la Chiana, entre Arezzo et Bolsena. L'inscription est fl^^Oldi ou fl^30l31 (2)- I^ style est celui du m* s., probablement vers 268.

III. Incertaines à revers inciui. — Cette jolie série de monnaies à revers incus semble appartenir à la seconde moitié du m« siècle. Le dessin en est souvent très soigné, d'une allure archaîstique.

Micali en connaissait deux types [Ani. mon.y 1832, pi. CXV). L. Sambon (3), en 1870, en a publié trois; Garrucci(4), en 1885, en décrivait neuf; j'ai eu la bonne fortune de trouver la fraction qui manquait. Garrucci publie un exemplaire de la Coll. Strozzi, de Florence, ayant d'un cèté une tète barbue» de Tautre un poisson. 11 y a lu le chiffre X et indique le poids comme étant de 2 gr. 40; mais évidemment il y a erreur soit dans l'indication du poids soit dans la lecture du chiffre ; c'est probablement la même pièce de celle que nous avons décrit au n"* 140 d'après un exemplaire de la Coll. Imhoof-Blumer et qui pèse 5 gr. 76.

Ces monnaies portent une indication de valeur en chiffres étrusques qu'on a proposé de référer à Tas sextantaire.

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