Append. à Fabretti, C. /. Ital,, PI. JII
très jolies, rappelant beaucoup les monnaies de Philippe II, roi de Macédoine, ou même les oboles marseillaises du milieu du ly^ s. (1). Les dernières émissions sont de nouveau de style grossier.
Le revers est presque toujours lisse; mais sur le revers d'un quinaire du musée de Vollerra on voit un croissant surmonté d'un fer de trident et, au pourtour, des lettres effacées; sur un sesterce du G. de France, le revers est occupé par deux pentagones.
Le poids de la seconde classe est à peu près la moitié de celui de la première, tandis que le chiffre reste le même. Nous avons constaté la même diminution de poids dans la série des didrachmes de Populonia au type du Gorgonéion.
Le poids de la petite monnaie au chiffre <|| que nous pouvons appeler semistertius ou sesteriius est de 1 gr. 05 — 0 gr. 93; à peu près le même que celui du sesterce frappé à Rome en 269 av. J.-C. (pesant un scrupule).
M. Falchi a trouvé plusieurs de ces monnaies dans les fouilles de l'ancienne Vetulonia^ sur le versant de Colonna (2), et il propose de les attribuera Vetulonia. On en a trouvé. aussi à Populonia et presque tous les exemplaires de la Coll. Mazzolini viennent de cette région.
Leur type et leur style sont identiques à ceux des monnaies d'or que nous avons décrites au § lli.
§XVI. — Cette série de monnaies à la tête de Mercure et à revers lisse comprend trois classes, portant toutes le même chiffre, A m 5 ; mais pesant la première un peu moins de 4 gr., la seconde moins de 2 gr. et la troisième environ 0 gr. 90.
La première classe comprend des monnaies de joli style, les deux autres des monnaies de style grossier.
La Coll. Mazzolini renferme sept de ces monnaies trouvées toutes aux environs de Populonia.
§ XVII. — Ce quinaire avec tête virile barbue et laurée doit
1. Comparez quelques-unes de ces pièces avec la pellle monnaie de la série à reyers incus du Cabinet de Berlin (Cat. 1894, PI. 1, 9). 3. Annuaire de Numism.^ 1884; NoliUe Scavi, 1893, 4 cl 5.
être mis — comme Ta déjà fait observer M. Dressel (1) — ea tête de la série des monnaies de bronze à revers incus. Le style, au moins, s'en rapproche beaucoup. 11 appartient probablement au m* siècU.
§ XIX. — Je décris seulement deux monnaies, de joli style, d'une série excessivement intéressante de monnaies du nord de rilatie, imitant les drachmes de Marseille. Ces monnaies, dont plusieurs portent une inscription composée d'éléments étrusques, n'ont pas encore été l'objet d'une étude approfondie. On en a trouvé de style différent en Ligurie, en Piémont et en Suisse. Mommsen (Die Nordetrusk. Alph. dans les Mitiheilungen der An^ iiq. Gesellsckaft in Zurich^ 1853-4856), Longpérier (dans la Revue Numismatique française, 1861, p. 345) et de Saulcy [Hev. Nuinism., 1863, p. 155) s'en sont occupés successivement.
La première monnaie que nous écrivons a été publiée par Friedlânder dans la Zeitschnft fur Numismatik de Berlin, 1877. Le style en est charmant.
La seconde a été publiée par Bompois comme étrusque [Revue Arch.y 1879, pi. XVI, 8) et attribuée parGarruccià une ville £'cAethia présumée en Étrurie. Ce savant fait observer qu'Etienne de Byzance connaît une 'E^^-zIol TzàXiq 'lTaX{a<; ; mais que plus loin on lit dans les textes 'E^cTpa xoXtç 'ItaXiaç, ce qui a fait considérer 'Ex6T{a comme une leçon fautive. Garrucci se demande si, après tout, la forme *Eyexia ne serait pas la bonne.
D'autres auteurs (Muret, Les monnaies gauloises de la BibL Nat.^ p. 42, et H. de la lowv^ Atlas de monnaies gauloises ^ pi. V, n^2177) ont attribué cette pièce aux environs de Marseille. M. Muret en a reproduit inexactement la légende. Pour l'attribution de ces deux monnaies il faudra probablement chercher dans la Ligurie ou dans la Gaule transpadane. Les deux exemplaires du G. de France (Coll. Sauley) et celui de la Coll. Madelena proviennent du nord de l'Italie.
1. Beschreibung der Antikén MUnzen, Berlin, 1894, 3* vol. PI. I, p. 45.
ÎK) ÉTRURIE
MONNAIES DE BRONZE