CONCLUSION
Le système des monnaies bloquées est très critiqué. En 1922, la Conférence de Gênes proclama :
« Tout contrôle artificiel des opérations de change... est vain et nuisible et devrait être aboli le plus tôt possible. »
I ne nous semble pas évident qu’un tel système soit forcément vain. || est bien certain qu’une mesure prise isolément .ne saurait être efficace et qu’elle n’aura d’autre effet que d’aggraver les inquiétudes des capitalistes et de les inciter à faire passer leur argent à l’étranger le plus vite possible sous quelque forme que ce soit. Mais les systèmes perfectionnés et complets tels qu’ils sont établis dans bien des pays ne laissent pour ainsi dire pas de place pour la fraude. |
Si ces systèmes sont appuyés sur une organisation administrative et établis sur une habitude de discipline de la part des nationaux, et c’est le cas de l’Allemagne par exemple, le pays peut arriver à maintenir le cours théorique de sa monnaie d'une façon efficace. Il est bien évident, par contre, comme nous l'avons vu au cours de cette étude, que dans les pays tels que la Grèce où les pouvoirs publics n’ont pas l'autorité suffisante pour empêcher toutes les fraudes, les restrictions au commerce des devises demeurent inefficaces pour empêcher l'exportation des capitaux.
Demandons-nous maintenant quel est le résultat des blocages complets dans les cas qu’on suppose efficaces.
Une remarque s'impose au préalable : c’est que les pays qui ont institué un tel système n'avaient pas le choix. Les
capitaux sortaient à une telle vitesse qu'ils auraient rapi-