LES BRONZES DE L’EPOQUE IMPERIALE
lairsquc l'épuisement des mines du I-annuin , la pauvreté croissante d'Athènes, la prépondérance universelle de Rome et de son système monétaire eurent forcé les Athéniens à ne plus frapper d’argent, ils continuèrent à frapper une monnaie de cuivre; monnaie locale, destinée uniquement aux transactions intérieures, et qui se retrouve en abondance, parce qu elle est la plus récente de toutes. Un certain nombre de ces pièces ont été dorées, sans doute il l'époque byzantine, dans des temps de misère et de désordre, où l'on altérait à plaisir les monnaies; car ces pièces dorée-, n’ont point été percées; elles n'ont point de liélière et n’ont pu, par conséquent, servir d'ornement. Rien n'est plus commun que le type de Minerve, avec un module à peu près constant qui pourrait bien correspondre à la valeur de l'obole, à une époque où l’on avait cessé de frapper des oboles d'argent : j’ai déjà cité le passage de Lucien «jui autorise cette conjecture. Sur la face, la tète de Minerve casquée est toujours gravée, sans art, sans recherche, avec une uniformité banale; c'est pourquoi je ne la fais point reproduire. l*e revers change, au contraire, et j'ai réuni sur une même planche un certain nombre de variétés. Tantôt Minerve est assise |iortant la Victoire dans sa main , ou ayant devant elle l'olivier et le serpent; tantôt elle est debout, tenant la lance et le casque, les animaux chers à la déesse, le serpent et la chouette (terchée sur l’olivier de l'Kreclitliéion, désignent suffisamment Minerve Poliade, la protectrice d'Athènes; elle tient parfois un rameau d'olivier, comme si elle allait planter l'arbre qui lui a gagné l'empire de l'Attique. Au commencement de la seconde ligne, est dessinée une pièce assez difficile à interpréter et qui, du reste, est la plus rare de toutes celles qui figurent sur cette planche, lai chouette est
posée sur une colonne, signe de lutte et de victoire (i), tandis que ta déesse élève de la main gauche un objet rond , trop petit pour être une couronne, trop effacé pour qu’on le détermine avec certitude. Minerve- Victoire
tenait à la main une grenade l a); mais cette explication n'est pas tout à fait satisfaisante. La couronne s'allierait aussi avee la chouette, qui correspond au coq des amphores panathénaiques. Je ne dis rien des bronzes qui reproduisent d'une taeoii libre la Miuerve du Parthénon. J’ai réuni les meilleures imitations à la série de Diodore et de Mélittide. Quand Minerve est représentée courant . précédée de la chouette ou du serpent, elle vole au secours de son peuple (3); quand elle est sur un char, elle ap|>arait à titre d’Hippia, car c'est elle qui a attelé le premier quadrige (4)-
Après les revers qui donnent Minerve en pied , on peut en comparer un certain nombre qui représentent la chouette, d’abord auprès de Minerve,
(I) VoVcc la série de Chams et d’ilt-raclide (3) Cf. U douzkmr *rne ;t in'inogruiuiue*.
(ï> Su h 1k et Hirpot'ratton, >n r erbo NUr; ‘AfJr.vj (!) Voyez page 3*4