‹ Les Monnaies d'AthènesChapitre 105 sur 114 · SÉRIES ANONYMES · texte numérisé non relu

SÉRIES ANONYMES

représente l'idée de Neptune et de Minerve liippia, à moins qu'on ne veuille y voir un souvenir de la Thessalie, dont le clieval est l’emblème, el où naquit le premier cheval, Scvphius, créé [Kir Neptune (i).

On peut considérer comme appartenant à une série dont Tardent n'a point encore été retrouvé, les bronzes qui nous offrent Minerve Archêgétis. I.a Minerve Archégétis est caractérisée par la chouette qu'elle porte sur son poing (a), symbole de victoire, ainsi que nous l’avons vu au commencement de cet ouvrage ('!). A Coronée, Minerve portait ainsi une corneille (mpcns) (4). I .'objet que la déesse tient de la main droite a été interprété avec trop de précision par l'artiste qui a gravé la planche qui suit. Il a cru

reconnaître des épis; mais ils sont tellement efface» sur les deux b rotures que j'ai eus entre les mains, que je ne saurais rien allirmer. Je me suis même demandé si Minerve ne tenait |kis des clefs, et si nous n'aurions pas là une copie de la célèbre statue de Phidias qu'on appelait Clùiuchos (5), parce qu'elle tenait les clefs de l'Acropole.

César fit construire à Athènes un portique en l'honneur de Minerve Arcliégétis : ce portique fut continué sous Auguste, les Athéniens auraient-ils rappelé sur leurs monnaies la générosité de César:'

{ I) Stacv. Theb., IV, 43, le Ncohaat*. Cf. dut* d<* Lu y lies, Voyez |*kc I ,J. la note i, et 30.

fitudet nnmitm. sur te culte d'Hécate, p. A 9. (4 Faut., IV, 34,

{*) Amlophane, oaeaujr, v, Jii, le «rollMli (j) Mine, Hi%t, no/., XXXIV, IV, 4.

3Mt .

LES MONNAIES Il’ATHfcNES.

Une troisième série anonyme a pour symbole l'Apollon PJqhien. Dieu tles concoure lyriques , Apollon Pythien voyait consacrer dans son temple les trépieds gagnés en prix [tendant les Thargélies ( i). Sur plusieurs bronzes la cithare seule figure, et ce sont ces bronzes qui sont d'une bonne époque.

Au contraire, la légende AOHNAIHN et le style du bronze qui représente A|x>llon en pied avec les longs vêtements ioniens nous reportent à une époque beaucoup [dus rapprocher. Il serait possible que les tétradraehmes eussent [tour symbole une cithare. Cari Combe a décrit deux tétradraehmes dn Musée Hunter (a), avec les noms de Cléophane et d’Épithétès, et une lyre; mais Combe s’est trompé, son graveur l a rectifié par son dessin. Cléophane et Epithètes président à une série qui est connue, et le symbole que Combe a pris pour une lyre est le bétyle de Pessinonte.

Im cithare était l’attribut d’Apollon ; la tète du dieu est, en effet, gravée sur la face des bronzes. Périclès avait institué les concoure de musique aux Panathénées (3), et le premier vainqueur lut Pbrynis de Mitylène (4)- I.cs Athéniens offraient à Apollon des gâteaux eu forme de lyre (5).

(1} Suidas, m vtrbo IMi*y. (4) Suidas, tu r. ♦pvvi;.

(2) l*aj!e.»3,n® 60 et Cl. (S) Iaî auteur, au mot At*«.ovio*. r.l. üuigiiMut,

(.1) L'Acropole (T Athènes, l. Il, p. fôl Hel ig rieTanlttf.. Ml, r* partit*, p. lia.

Page 1