‹ Les Monnaies d'AthènesChapitre 110 sur 114 · LIC8 BRONZES DE L’ÉPOQUE IMPERIALE · texte numérisé non relu

LIC8 BRONZES DE L’ÉPOQUE IMPERIALE

monnaie sur la face de laquelle la tête de Thésée et sa massue répondent au Imcrane. Mais il faut songer aussi au fameux procès de la hache que les Athéniens avaient institué , et qui prouve dans quel respect était tenu le

lioeuf laboureur. Immoler un boeuf avait paru si grave iju'on avait dû inventer des traditions puériles pour justifier ce sacrifice. Des familles étaient restées investies des diverses fonctions de ce culte compliqué. I-es Thaulonides, par exemple, descendaient de Thaulon, qui, le premier, avait frappe un boeuf mangeant les offrandes sur l'autel de Jupiter. MM. Creuzer cl Guigniaut ont exposé avec détail tout ce qui concerne le sacrifice du boeuf et les familles préposées aux differentes cérémonies (i). Le taureau oQert dans l'Acropole par l’Aréopage doit être rattaché à cet ordre d'idées (a).

Enfin, je publie deux bronzes dont le sujet est assez difficile à désigner. Sestini, sur l’un, reconnaissait Solon (3) : la conjecture est ingénieuse, et M. Cavedoni l’a adoptée (4). Solon, dssis et posant sa main sur le poteau où sont gravées ses lois, me [tarait également une heureuse explication. J'em-

(I) Guigniaut, Religion* de Fautif. , t III , deuxu-mt temps de ta Grèce, L I, de l;i paît? US « la pagr lie. partie, p. il 1. a (3) Deecrizitme <ti motif mnloglir grexhr, X, f. ic

(3) Pau»., I, 34. Cf. Clavier, Hutoire de» premiers (4) Memorte di retiç mor. r W/., t. V. p. Jsi.

LES MONNAIES ICATHÉNES.

ploie à dessein le mot de poteau, parce que les Athéniens conservaient dans le Prytanée les poteaux tournants sur lesquels les lois de Solon étaient gravées. Aussi, au lieu d’employer le mot sttILm, les appelait-on ê.mt. A l’époque impériale, les villes grecques gravaient volontiers sur leurs monnaies l'image des grands hommes qui les avaient illustrées. C'est ainsi que nous avons vu, à Athènes même, Thémistocle sur sa galère devenir le sujet d'une monnaie de cuivre que nous avons réunie à la série de Théopompe et de Thémistocle. Quant à l’autre bronze, eSt-ee encore Solon? est-ce

Triptolème? Je ne voudrais rien allumer, d'autant que je ne connais ce sujet que par un exemplaire fruste du cabinet de Paris.

■le n'ai point à réfuter Corsini, Vaillant, Winckelmann, qui ont ôté l'autonomie aux Athéniens, en leur piétant des monnaies frappées au nom de l.ivie, de Vespnsien, de Commode, d'Aurélien. L’erreur de ees savants a été démontrée par Kekhel (l). Sestini cite une pièce avec une tète de Minerve, qui a pour revers un aigle dans un carré creux, et la légende A0ENAION (a). Je n'ai rien trouvé de semblable et ne puis juger une nouveauté justement suspecte sur deux lignes de description. Peut-être est-ce le bronze que Cousinérv mentionne dans son catalogue (3); mais la partie de ce catalogue qui concerne la numismatique d'Athènes est très-vague et très-inexacte. Du reste, je ne puis me dissimuler que certaines pièces ont dû échapper à mes recherches, et que tous les jours il se découvrira «le nouvelles monnaies d'Athènes. C’est ainsi qu’au moment où j’achève d’imprimer cet Rasai, j'apprends que le cabinet de l’Université d’Athènes vient d’acqué-

(I) poc lr km nt I. Il, p. 22p. (S) Catalogue tpaiiuscnt di-pothr i la «if

, i’Ji i^tcrtpito nummnntm rrtrrttm, p 170. la Sorbonne, p 202.

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