LES IIRONZES DE L’ÉPOQUE IMPÉRIALE
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Hercule, héros protégé par Minerve, se présente après Jupiter, La statue qui estau Musée de .Naples est trop familière à tous les souvenirs pourqu on ne reconnaisse pas aussitôt l'Hercule de Glycon. Cette statue eut une
popularité immense dans 1 antiquité, car les villes les plus diverses la reproduisirent sur leurs monnaies , Cios, Nicée de (lithynie, Patras, Corinthe. Adrianopolis, Philippopolis de Thrace(t); comment donc Athènes n'cùtelle jias copié, la première, l’œuvre d'un sculpteur athénien? M\ Cavcdoni. |xnir expliquer la pomme que tient la statue deGlycon, cite l’Hercule Alexieacus du Pirée, à qui l’on n'offrait que des ])ommes (a). J’ai réuni sur la même planche un personnage barbu, vêtu d’une longue bassaride, tenant la corne d’abondance et la massue. Sans la massue, j’eusse nommé Plutus. I.cscoliaste d'Aristophane rapporte qu'Hercule fut initié aux petits mystères (3). Ce costume rappellerait-il son initiation? Sur un autre bron/.c, Hercule tient également la massue et la corne d’abondance.
Thésée paraît après Hercule; il tient la massue et parfois la peau de lion, ce qui justifie l’attribution de l’es symboles au héros athénien, comme je la proposais dans deux séries où ils étaient seuls ligures (4)- Thésée, soulevant la pierre sous laquelle son père a caché ses sandales et son épée, est la copie d’une statue qui décorait l’Acropole et qui était placée près de l’Erechthéion.I.a statue et les accessoires étaient en bronze : la pierre était une pierre naturelle, et la monnaie athénienne nous montre quelle était sa grandeur et comment Thésée la soulevait. A T rézène, la pierre sous laquelle
(l) Raoul-Rochette, Mem. de hmjn. et d'uni., p. us. (t) ci/., p. 3t«. Cf. llayfhiu^iiirérAoMf/tov
(3) Ad AriitopA, ftnnas, \. sot.
‘41 Voyet p. 105 et ttl.
Egée avait caché son dépôt était primitivement l'autel de Jupier St hénius(i). Thésée tuant leMinotaureest encore la copie d’une œuvre de l’Ecole
attique : le nom du sculpteur est également resté inconnu (a). Ce groupe était à l’entrée de l’enceinte de Minerve Ergané; mais comme les monnaies donnent des variantes très-marquées . il est impossible de dire laquelle est la plus fidèle au groupe original (3). Tantôt Thésée saisit le Minotaure par les cornes et engage le combat ; tantôt il le renverse d’un premier coup de massue; tantôt il l'achève, en le pressant du genou contre le sol.
Nous retrouvons encore sur les monnaies de l'époque impériale un groupe qui décorait la citadelle d’Athènes. Voici dans quels ternies s'exprime Pausanias : « On dit que plus tard Thésée chassa devant lui (&■«>) « le taureau de Marathon jusque dans l’Acropole et le sacrifia à Minerve : « le monument («wftr.g») a été consacrée par le dème de Marathon (4). »,I»t phrase est vague, et l’on ne sait trop si le groupe représentait Thésée immolant le taureau ou le chassant devant lui. I.e mot tXwai me ferait opter pour ce dernier sens, que confirme la monnaie attique. On pourrait voit encore Triptolème ou Buzygès conduisant le bœuf laboureur.
la; liiii rane, qui est si commun sur les bronzes de l'époque inqiériale, parait rappeler le taureau de Marathon : c’est |Knirquoi j’ai fait dessiner une
(I) l’ausatiMK, I, 17 ; U, 31. (3) Cl. Millin, Calme mythologique , t. Il, pl. C.SX^I
(S) Pau».. I, 34. Ce M> je! en* fréquent *ur le» (4) I. 37. Cf. Pelkrin, Rrcnnl, t- I, p. 144.