DIXIÈME SÉRIE
TKTftADkXCBHXS.
Ce tétradrachmp est très-rare. Il existe aux Cabinets de Paris (Mionnet. n° 4~), de Vienne (Eckliel, Mus. Cas. Virufah. Cal., p. I ta), de Berlin et dans nia collection.
(1) Pauuai&i, I, 8.
(1) Polybc, XII, 13, S.
l'avais deux trlradrachnnu de cette mtm*. JVn ai fait fondre et aualvs4*r un, qui était dans un état «le dégradation misérable. las titre était de ij3 l'entièmes d'argrnl, if> dix-millièmes d’or.
on AC u m es.
I ja drachme est plus commune; plusieurs portent une lettre sur l’amphore ; T . A Vienne.
H An Musée britannique (deux exempt.) et dans la eulleetionde M. de Prokesrlt.
X A Vienne, ail Musée britannique, à Copenhague. Uim* autre drachme de Copen-
hague offre un Z , gravé «iiv* doute jjar erreur au lieu d'un I ou d’un E. Quelquefois aussi , la marque d’atelier rommenii* à paraître sot» l’amphore : MH Cabinet de Paria; Musée britannique.
FIE Mmu'C britannique ; Cabinet de Christ ih nid
Un trouve encore des dra ihim-s sans siglrs dans les t olletliims de M de Prokeseh, de M. de l.ago)' et du général Fox. Ces diversités attestent les • ssais et l'extension d’une fabrication dont les règles ne -sont pas définitivement arrêtées. Le premier monogramme peut donner lw lettre* rAYK|nN], le seetHid, les lettres MNT[POAnPOZ|.
Il n’est jwiint besoin de preuves |>otir reconnaître dans l’épi un syndtole de (Vrès, la déesse cjue Fou appelait OoXu«ta-/y(. Isoerate , «laits son Panégyrique, soutenait que Gérés, pour reconnaître l’accueil que lui avaient fait les Athéniens, leur avait donné les premiers grains de blé (i).
L’épi avait un sens plus profond dans les Mystères, <» lies Athéniens, * dit Origène, « donnent aux é|K>ples, dans les Kleusinies, connue le sujet le plus « parfait et le plus admirable de leur contemplation mystique, un épi de « blé moissonné en silence (a). » Selon MM. Creuzer et Guigniaut, l’épi était le symltole de l’immortalité de l'âme, du passage de la mort à la vie, de même que la semence enfouie dans le sol j>oussait une tige destinée à se reproduire et à se multiplier à son tour (3). L'épi de blé est gravé egalement sur la monnaie des Azetini, en Àttique (4). Peut-être les longues barlies de l’épi figuré sur les pièces d'Athènes le font-ils ressembler plutôt à un épi d’orge qu'a un épi de blé. Dans ce cas, on devrait se souvenir d’une
l) Mtriirtius, I, p. 7. Cf. Di-nu-triu», nié pur Rutiliu* vini * publié une prit» lu iv où de* ép«« placé* daus une Lu pu* (De Flf. uittrnt. I. II). éditait août l'objet d'uu tulle ( Monum. antlcht marf.
ft) Ontii’nc, l’hUoseph., êd. Miller, V, K, p. ||&. pouedut i da R. Rnrtutr, t*v. XXII, Napuli, iA»?,in-4
i.3) (iuiffunt., Rrltfimu de Vantlq., 1.111,3' partit, Cf. Guiÿiniaut, Mémoire sur 1rs Mystères, p. ill. p. IHS; t-itite des mon. cèrnm., t, III, p. «7. M. Sliwr- (*) Mionuel, Suppl:, L III, p. 5H5.
LES SERIES A MONOGRAMMES
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autre tradition, qui admettait l'orge comme la première cultivée par le* Athéniens et répondait ainsi aux prétentions des Siciliens, particulièrement des Lcontins, qui affirmaient que le blé poussait naturellement sur leur sol et s’y trouvait à l'état sauvage (l). I-a terre de l’Attique, en effet, maigre et peu fertile, était plus propre à la culture de l'orge; elle l est encore, et le champ K ha rien , où poussa le premier épi, est toujours rouvert de riches moissons. Le dernier jour des Mystères, on célébrait des jeux » Eleusis, et le vainqueur obtenait une mesure d’orge(a). Sur les monnaies romaines, les épis ou la corne d’abondance indiquent en général Y/huiona. L’épi aurait-il une signification analogue sur les monnaies athéniennes. Indique-t-il une distribution de blé, un don envoyé par quelque souverain étranger? Le peuple athénien souffrait souvent de la famine, lorsque l'importation était chère et peu abondante. Nous voyons par les auteurs (”f) et |>ar les monuments épigraphiques (4), combien les présents de ce genre leur étaient agréables. A peine Démétrius Poliorcète eut-il délivré Athènes du joug macédonien qu’il promit, au nom de son père, l5o,ooo médimnesde bfé (5). Cette promesse fut faite en loH. Etait-elle réalisée en ’ioy, et les monnaies de cette année rappelaient-elles le bienfait de l'année précédente? C'est ce que je ne puis affirmer, mais ce rapprochement n'est |H>int indigne d’attention. Dans ce cas, il faudrait remarquer encore que, lorsque Démétrius eut réprimé la révolte des Athéniens et rétabli, en ay5, ses trois garnisons au Pirée, à Munychie et à Phalère, il y eut une nouvelle famine, et que le prince promit de nouveau 100,000 médimnes. Ou pourrait donc hésiter entre ces deux dates.
Jene donne ici qu’un seul petit bronze. J’ai réuni aux monnaies d'argent d’une autre série (fl) les bronzes où l’épi figure dans le champ auprès <h Jupiter. Comme père de Minerve, et surtout à titre de protecteur de la citadelle, n<>Xuü«, le Jupiter foudroyant figure assez souvent sur le revers des bronzes, tandis que la tète de Minerve est gravée sur l'autre côté. On se rappelle le singulier témoignage de Pollux, qui prétend (7) que .lupitei figure sur la monnaie d’argent des Athéniens. Il n’en est rien assurément,
(I) Oindw. .HkkiI. V, 1. («> C. I. G., s- 107, lu, os.
(1) Menraaii. t. H, p. 637. (6) Plut., Vit de X; DUtflorv, XX, «ft
(3j Amtoph., G'trprs, v. ?l î; lA-moath ,(0) Vovci la série d'Epigenc et deSosandn-
l>. 467; Strabon, Vil, p. 311. Cf. Bœcl h, Staats. der (7) ÛMomattleon, IX, 63. On sait que Pullui rtcil? Âthenrr, 1, p. I IA h t»7. souvent la «W'Hance ; il parle du dittlmle et du lélroMt