NEUVIEME SERIE
Tantôt 1rs. lét nul redîmes de cette série portent Une corne d'abondance , tantôt elle est supprimée. Je trouve la corne d'abondance sur deux exemplaires , dans les collections de M. de Prokescli et de M. de 1-agov. Elle manque, an contraire, sur les exemplaires des Cabinets'de Vienne, de Berlin et dans la collection du général Fox. Le colonel I^akr décrit une pièce Hel/rn. mimiun., p. »/J) où il lit eu monogramme les lettres ELI et ANT J je me suis demandé si ce n’était pas une des pièces de cette série : seulement M. lavike aurait pris le O de OE, premier monogramme, pour un H.
lai corne d'abondance appartient à plusieurs divinités. I« sculpteur litipalus l'avait donnée à la Fortune de Smyrne ( i ). Pltiltts, et tnéinc Pluton, l'Abondance, Cérès, comme déesse de l'Abondance, la tenaient à la main. Mais les bronzes d'Athènes nous aident à préciser l’attribution de ce symbole, que l’on trouve à côté du Jupiter foudroyant (a). Je suis obligé de réunir ces bronzes à une des séries qui suivent, parce qu’ils portent d'autres symboles plus caractéristiques (3) ; mais, quoiqu’ils ne soient point reproduits ici, ils n'en attestent pas moins que la corne d'abondance est donnée à Jupiter par les Athéniens. Un monument publié par Montfaurnn (4) nous montre Jupiter enfant buvant dans la corne d’Amalthée, dans un antre de l’île de Crète où les nymphes l'ont caché. A Athènes, la corne
fl) Paul., IV, 30. (3) Voyez U série dT-pigéne et de Soundre.
(3) Mionaet, Suppl., O* Mi- (*) Â*tlq. tjpliq., t. I, p). VU.
LES SÉRIES A MONOGRAMMES
ier.
d'abondance me parait plutôt appartenir au Jupiter Ctisius , dieu de la richesse domestique, avec lequel Plutus s'identifie aisément
Je remarque souvent, sur les grands bronzes des Ptolémées, une corne d'abondance dans le champ à gauche, ou passée sous l’aile de l’aigle et le dominant. Ptolémée I" Sôter, qui recherchait, comme la plupart des successeurs d’Alexandre, la faveur et l'appui des Grecs, avait parcouru les Cyelades avec sa flotte en 3o8. Il était venu jusqu’à l'Isthme et n’avait point manqué assurément de faire sa cour aux Athéniens. Par quels bienfaits se signala-t-il alors? je l'ignore, mais la statue qu’on lui éleva dans l’Odéon (t) nous apprend qu’il dut faire aux Athéniens quelque présent magnifique de blé ou d’argent, de même que plus tard, à la prière deDémocharès, neveu de Démosthène qu’ils avaient envoyé en ambassade auprès de lui, il leur donna cinquante talents (a). Il serait possible que la corne d’abondance fût une allusion au voyage de l'an 3o8 et à quelque royale munificence.