‹ Les Monnaies d'AthènesChapitre 54 sur 114 · DOUZIÈME SÉRIE · texte numérisé non relu

DOUZIÈME SÉRIE

I L'auteur.

A Musée «le Turin.

M Cabinet de Paris. Le graveur a fait uu N pour un M.

Les monogrammes sont intervertis cl passent de droite à gauche et de gauche à droite sur quatre autres exemplaires : au Cabinet de Berlin , au Musée du

(I) Z*»f%s(isl tupoîi f(8n tovTwv [Théoer., /dpi., 33, S). Voyez encore ce que dit Preller, Mytholop le, t. U. p 71. Cf. Peut-, II, I. 9; Gerturd, MgtMoç., t, I, p. 114, *14; (1) SchUchtegrall, p. XXVIII

LES SÉRIES A MONOGRAMMES

College romain, dansta collection de M, de Prokesch et dans ma collection . Mon exemplaire porte un B sur l'amphore.

Je reconnais d’autres variantes, mais très-légères, sur un troisième tetradrachme de ma collection el sur deux pièces signalées l’ttne par Corsini dans le Cabinet de Stosch (Fuit, ait., p. a"G, , l'autre par Scstini dans le Musée Hedervar (p. 71).

Ia’s deux serpents entrelacés sont les gardiens de la citadelle de Minerve, les vivants symboles de Cécrops et d’Erichthonius. t.e bronze que j'ai fait graver auprès du tétradrachme 11e laisse aucune incertitude sur ce point et éloigne tout souvenir des serpents ailés qui traînent le char de Cérès. Minerve marche, précédée des deux héros autochthones qui sont les bons génies d'Athènes. Je n’ai pas besoin de rappeler les traditions qui donnaient à Cécrops et à Kriehttnmins la double forme d'homme et de serpent (l). Dans l'AcrO|H)le , on nourrissait deux serpents familiers (a); celui de l'Ereehthéion est célèbre, l’autre est mentionné par Hésvchiuset par Photius. Ceurs images, soit en marbre, soit dorées, témoignent du culte que leur rendaient les Athéniens. (es inscriptions (3) parlent de serpents dorés consacrés dans le Parthénon, et les voyageurs remarquent sous le petit portique des Propylées d’Athènes plusieurs tètes de serpents, trouvées dans l’Acropole, et qui avaient jadis des yeux enchâssés. D’après les idées anciennes, leserpent était l’emblème des héros (4), l'image du génie familier des morts (')), le symbole de l'apothéose (6), le génie protecteur des villes (7) ; à Athènes, il est l’image des héros autochthones, fondateurs de la cité, protecteurs , sauveurs peut-être , car l’élan rapide que le graveur a donné sur les bronzes à Minerve et aux deux serpents annonce des dieux secourables qui vont défendre leur peuple. Par là , nous sommes ramenés à Antigone et à Démétrius, Dieux Sauveurs, éponymes des nouvelles tribus; à ces titres, ils pourraient être assimilés à Cécrops et à Érichthonius, aussi bien qu'aux Dioscures, et les deux serpents sur la monnaie étaient une flatterie détournée, de même que les bonnets étoilés, l’année précédente. O. Muller

(I) Meurs , I. I. Prtller, VjtWoj . I. Il, (1. «

et n.

(1) Hesychius, Otxovpov içw. H dil fortuellè-rotnt : xa» al l>* fx-isv ol 41 On conçoit que Cftrop* fût repréttMito ainsi ((u'Erichtlioniu*. Cf. Ptiolius in r.

:3) b'Tckh , Stantthtmsh der Athfnrr , Rnlncrn ,

idI ; RanftjiK-, Antiquité* Helléniques , 11, p. m

(4) PJuUrque, Vte de Cléomtne, XXXIX.

(&} Virg., Ènélde, V, ?, 79.

(6) Ia Bas, Lettre a V. Lett onne, Kevue anitcolngiquf . 1846, p. 96.

(7) Pau*., VI, 20.

a cité divers monuments où Minerve court ainsi avec son serpent (iy. On sait que les prêtres de Cécrops étaient pris dans la famille des Amynaiidrides (a).

Page 1