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Collection de M. Six van Ililligom, à Amsterdam.
Scatini {Mus. HeJerv., p, 71).
Turin.
Musée britannique.
M. Isambert; Musée Wiczay (Caroni, p. I .4 1 }.
Empreinte recueillie en Angleterre par Brôndsted.
Musée britannique.
Collection de M. de latgoy.
Munich ; Musée Huntcr, à Gtascow (pl. X, f. <>) ; l'auteur (Cf. le catalogue Wellenhcim, 11“ et le catalogue manuscrit de Cousinéry à la bibliothèque de la Sorbonne, p. aoj).
Vienne, Turin.
Collection de fauteur (jadis le n" à , de Mionnet obtenu par échange). Il faut vraisemblablement lire EY, comme à Vienne et ù Turin.
nP Cabinet (lf* Paris (Miounet, n“ 43); Gotlia ; collection <le M. de Illaras. Muse*1 de l’Ermitage (à Saint-Pétersbourg).
Sans siglea : Vienne; Copenhague (Cf. Kamus, !> 1 55, n” ai); M. de ProLesch (deux exemplaires). Cf. Ilaym (7>*. hrit.. p. a*4) et Meuraius (I, pl. 1 1 , f . 5a), <pii simplifie à plaisir les nionogranimes.
Ces monogrammes présentent quelques variantes; M. de Prokesrli en jtossède plusieurs spécimens. Eckhel, voulant nier que le monogramme du Christ se trouvât sur une monnaie de M.eonia, a cité le tétradraehme de la présente série, disant qu’on aurait lieu, tout aussi bien que pour Mæonia. de voir à gauche de la chouette un monogramme du Christ. M. Lenormanr a pronvé(i) qu’on ne pouvait, à cause de l’A et du T, reconnaître rien de semblable, même par fantaisie, et que la démonstration par l'absurde qu'emploie Eokliel n'est point fondée. I.'A est quelquefois omis, le f" différemment placé, le monogramme de droite inégalement modifié, selon les exemplaires et les coins.
J'ai fait dessiner la lare d'un tétradraehme de cette série qui ap|iartient à M. le marquis de Lagoy. La \ isière est simple, et le graveurs supprimé les chevaux qui l’ornent d’ordinaire. C’est un accident tellement rare que je ne crois pas en avoir trouvé un autre exemple, du moins sur des pièces bien conservées.
L’aplustre était une sorte de girouette en métal qui était fixée à lu proue des vaisseaux (a). C’était donc nnsymlinlede navigation, de victoire navale, dans la main de ta Victoire ou de (Neptune; mais elle se trouve aussi dans la main de Minerve. MM. luMiormant et de VVitte ont reproduit, dans leur savant ouvrage (3), un vase peint sur lequel Minerve lient un aplnstre extrêmement curieux, parce qu'on distingue, au milieu des feuilles, le profil d’une tète humaine. Ils ont vu dans ce symbole un souvenir de la défaite des Perses (4). On pourrait aller plus loin et nommer Sulamine, puisque la déesse, son serpent et sa chouette s'étaient transportés sur la (lotte, au moment où l’Acropole allait être assiégée par les Barbares. Nous verrons suides bronzes des temps postérieurs (5), la chouette et le serpent embarqués ainsi avec Thémistoele, gages de victoire et annonçant la déesse présente et
[3} Élite drs monumi'N't crramoçr,, 1. 1, pl. LXXV.
(«} Ibid. p. M*.
(4) Voy. t la «che de TUrmisloHi <•! de Thropompe.
( 1 ) Melntxjrs d Virr hmloçie, d’hiat. rt tle hit,, pn r Cah ier <•« Martin, l. p l!M».
(2) Cicéron, ad iî.
LES SÉIUES A MONOGRAMMES. IVI
invisible. Cette explication justifie l'apparition île l’aplustre sur la monnaie consacrée à Minerve.
F/aplustre a, d’ordinaire, quatre branches ou quatre feuilles. Aussi ai-je remarqué, dans un inventaire des objets consacrés dans le Parthénon, une branche d’olivier en or, avec quatre feuilles (i). Mais je ne pense pas qu’on puisse pousser plus loin ce rapprochement. Ce mot esMuSt a un sens trop net et la branche d’olivier est une offrande trop naturelle dans un temple de Minerve.
J'ai déjà publié à la page 6, une drachme de transition, unique, et où l'aplustre paraît dans le champ auprès de la chouette.