‹ Les Monnaies d'AthènesChapitre 65 sur 114 · TTE · texte numérisé non relu

TTE

L’auteur.

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Musée britannique (Cf. Calai. Borell.y p. 12).

L'auteur. .

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laa Haye.

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Cabinet de Paris (Mionnet , 581.

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L’auteur.

Cabinet de Paris iMionnet, 57); M. de Prokesch. I a*

K retourné et 1*1 appartiennent à Byttacus, de même que l’H et le O à Alcippus. Ils remplaçaient peut-

être des collègues absents.

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M. de Prokesch. Eu|>oleinus reprend le K droit, ce qui explique l’intention du magistrat précédent.

Cabinet de Paris iMionnet, 59).

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L’auteur.

M. de Prokesch (Inédit a met ne r Sammlung , p. 3o). M. de Prokesch a lu un N sur l’amphore.

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L’auteur.

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M. de Prokesch.

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Musée britannique; Berlin; M. de Prokesch.

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Vienne; M. de Prokesch {/n/v/., p. 3o).

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Vienne.

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Cabinet de Paris 1 Mionnet, 60 . Voyez la lettre 1 Sans troisième nom dans la collection de M . de Lagoy .

F<e tetradrariime qui est le premier de la liste, avec l'A sur l'amphore, est tout à fait remarquable. I<e troisième nom est figuré à droite par une syllabe, et le graveur n'ayant plus assez de place [tour mettre les deux tor-

Iflr.

«■lies, les a serrées l'une contre l'antre : de là une composition confuse. Ce premier essai fut blâmé, et dès l'émission suivante, les coins furent modifiés. la? troisième nom passa dans le champ à gauche, oit il fut écrit le plus souvent tout au long. 1 /espace devint libre à droite, et l'on put figurer deux torches bien distinctes, avec leurs rondelles et leurs flammes, .l ai donné un spécimen de l'un et de l'autre travail. Il parait même que cette correction fut introduite dès la lettre A, et tandis que Dionysius était encore troisième magistrat; car je retrouve cinq tetradrachmes ainsi modifiés avec son nom. I .a lettre d'amphore est malheureusement effacée: mais, si l'on ne suppose pnsqiic Al et AIONYEI sont l'abréviation du même nom, ou trouve, non pas douze magistrats du troisième rang, mais treize, ce qui n’est point admissible.

I a*s deux torches figurées dans le champ ont été prises plusieurs fois (i pour un symbole des lampadéphories fa). Assurément les célèbres courses au flambeau qui avaient lieu aux Panathénées f3), aux fêtes de Prométhée et de Pan (4) , aux fêtes de Vulcain (5), méritaient de figurer sur la monnaie ; mais clies n'y figurent point. I,e (lambeau des lampadéphories, le llam- Iteau de course, était d'une forme toute particulière : il était court, avec une large garde pour protéger la main et l'empêcher d’être atteinte par la cire brillante qui tombait pendant la course. Tel on le voit sur les monnaies d’Amphipolis, prêtant sans doute à un jeu de mots («jtfuroXù) , tel sur les tétradraehmes d'Alexandre frappés à Sicyone , sous Polysperchon et Cratésipolis ((>), et sur bien d'autres monnaies, line pâte antique (7) nous présente un lampadéphore, nu, armé, prêt à la lutte, tenant le flambeau de la main droite, un bouclier de la gauche. M. Gerhard a publié deux lampadéplinres nus, courant avec le ilamlieau et le bouclier : on en trouve même parfois à cheval (8). Sur les monnaies d'Athènes, au contraire, sont représentées les deux torches de Gérés, les torches qu'elle ulliiine à l'Ktna (9) et qu elle porte |>endant quelle cherche sa fille; on en verra de semblables ,

(l) l'rllrrin, tireur 1/ , I. I, p. H7; «JuUlvene, Chou de médailles grecque*, p. 105.

(7) TlrôrwUlni. Voyages et recherche* ru Créer, î'livr.,

(4) Hérod., VI, 105; Photiuft, in v. Aapwà;.

(ài Harpocr-, in v. A«**oc. Cf. Guigniavil , firhg.de F anfif., i. III, 3r partir, p. 1006.

(0) Muller, !'ivnumaUque d'Aiejandre le Orond , planche*, n" S07.

(7) Brônd*ted. loc. ri/., pl- XXXVI, p. 77. BrombM cite une fouir d'exemple* de monuments du mênogrnrr à la page 786.

(ê) Aniikr fiUtlverke, pl, LXIII. CI. PouquoilU- , Créer, pl. XCV.

(•) Diud. Sic-, V, 4.

AMMflNlOÏ KAAAIAS

■ |urllf tient de chaque main, sur les tétradrachmes de la série de Charinautès et d’Aristéas. Sur un bas-relief publié par Spon et Wheler(i), un voit une procession d’initiés portant ainsi deux torches. Cette cérémonie avait lieu le cinquième jour des Mystères : l’on cherchait Proserpine, lu autre monument (a) nous montre une femme offrant un sacrifice à Cérès et tenant à la main deux flambeaux.

On appelait daduque (3), c'est-à-dire porte-tlambeau , celui qui conduisait la procession et représentait le Soleil dans les Mystères; il était ir ((rentier prêtre de l'Attique après l’Hiérophante, et ces fonctions considérables étaient le privilège héréditaire de la famille des Callias. Dès le temps des guerres médiques, cette riche famille, qui prétendait descendre de Triptolème , nous apparait investie de la charge sacrée de dadouque. la- Callias qui est inscrit sur les monnaies d Athènes, en choisissant deux torches pour symbole monétaire, ne faisait probablement que rappeler sa gloire et son titre. Plus tard, les Callias s’éteignirent : la famille des l.ycomides, à laquelle avait appartenu Thémistocle, hérita de leurs fonctions et les garda jusqu'aux derniers temps du paganisme (4).

Il n'est point inutile de faire remarquer que si les torches avaient eu trait aux lampadéphories, il eut suffi d'en représenter une seule. Il n’en est (dus de même dès qu’elles sont le symbole de Cérès : ce sont les deux torches courtes qu'elle tient de chaque main. .

J’ai déjà démontré l'union religieuse de Minerve et de (iérès (5). 1 .t-s torches de Cérès figurent donc naturellement sur la monnaie de Minerve, d'autant que la vierge du Parthénon est aussi une divinité de lumière, en relation avec Vulcain, Prométhée, Apollon , et avec les héros de lumière. Hercule, Persée, Chrysaor; un feu immortel brûle dans son sanctuaire de l’Krechlhéion : elle-même est honorée par des courses aux flambeaux.

'I) Cf. Saiute-Croix . Mgt ttrr* du Paganumt , t. I. surtout de l'Uprüc tînt ywe^épw*. chargé de fonction* p. 333 , deuxieme édition. subalternes.

(2) Meuniua, 1. 1, pl. 11. (4) Ba-ekh, C. I. G., n* MS.

(3) As£ovxo<; il faut le distinguer du trvpfopflc et (S) Voyez page 137.

IllH

Al Miist-c Hunier (Cari Combe, p. 49, n* i H I Z I Aiieieimemont riiez M. Yoong.

ï|0| Musée Hunier (n" 191.

lit Cabinet de Paris (Mionnet, n* 61 ).

An Musee de Vieillie (Faidiel, Calai, mus. < »s. / iniltih., ». I, p, 1 1 a 1. EP Collection île l'auteur.

Sans sigles, à Copenhague .

Minniict voyait, à droite de In chouette, une figure tenant d'une main une lance, de l'autre une corne d'abondance renversée. Mionnet ne connaissait i|a'un exemplaire mal conservé île cette série. La figure tient deux flambeaux renversés, et le bronze, qui nous offre comme motif principal le même sujet, ne laisse aucun doute. On remarquera que sur ce bronze le sujet est tourné à droite, tandis que sur la monnaie d'argent il est tourné à gauche : on dirait une contre-épreuve. Nous aurons lieu plus d'une fois de constater cette habitude des graveurs athéniens.

La figure qui tient les torches longues inclinées vers la terre me parait être une Proserpine; elle penche vers le monde inférieur, vers les enfers, les tlamlieaux qui lui appartiennent aussi bien qu'à sa mère. A Argus, le jour de la fête annuelle de Proserpine, 011 jetait des flambeaux alluriiés dans .

AM<t>IAI 0IN0<|)(A02 189

une fosse (i). M. Muller reconnaît sur des monnaies de Cyzique le flambeau, symbole des magnifiques fêtes de Proserpine qu'on y célébrait (a) : on figurait ainsi l’opposition de la lumière et des ténèbres, des six mois d’hiver et des six mois d’été. MM. Creuzer et Guigniaut croient même que Daeir» , surnom de Proserpine, vient de iaipw, brûler (3). Sur nu vase célèbre du Musée de lîerlin que MM. Gerhard et Welcker ont publié (4), et qui représente Cadmus tuant le dragon, on voit Cérès assise avec un sceptre, tandis que Proserpine, debout auprès d'elle, tient deux longs flambeaux, dont l'un est renversé vers la terre, exactement comme sur les tét fadrachmes d’Athènes. Iaî nom de KOPA, inscrit au-dessus de la tète, ne laisse aucune indécision. La présence de Proserpine sur les monnaies de cette série pourrait rappeler les petits Mystères qui se célébraient à Agra\ sur rilissus, s’il est vrai qu'ils fussent principalement célébrés en l’honneur de Proserpine (5). On verra , dans la série d'Andréas et de Charmantes , pour quelles raisons la figure qui caractérise cette série pourrait être regardée comme la copie d’une statue de Praxitèle. Praxitèle avait exécuté un groupe composé de trois statues, Bacchtis, Cérès et Proserpine. Si l'on rapproche la Proserpine des tétradrachmes du Bacchus et de la Cérès de la série d'Andréas et de Charinautès, on sera frappé de voir quel l>eau groupe ils composent, Proserpine étant à droite de llacchus, Cérès à gauche; l'une tenant les flambeaux renversés vers la terre, l’autre les tenant dressés vers le ciel. Ce qu'il faut surtout comparer, c’est le style de ces trois figure-, qu'on avait séparées en copiant ce groupe, parce que le champ des tétradrachmes n’oflrait point assez de place.

Il a déjà été question de l'union de Minerve et de Proserpine. Comme déesses de la lune, elles sont sœurs et composent avec Diane la triade lunaire (fi); toutes deux elles avaient un autel commun à Phlya (7). T*orsqnr Pluton avait ravi Proserpine, Minerve avait couru à son secours (8). Au moment de l’enlèvement, Diane, Minerve et Proserpine cueillaient des

(1) Pausanias, U, ai.

(2) iSumùmatl'fue tTAlrjaudre le Grand, p. 233.

(3; Guigniaut, Rel. de i'twfiq., I. III , 2* part., p. 61 8. (4) Décrit dans k Rv/le/iti arehéotoÿ. de Rame, 1841,

p. 77; publié par Gerhard, Eirvst. t md Camp. Yasenb., pl. C; repris par Welcker da us le* Aile iteukmaler, pl. XXIII, Hg. 2, p. 389. Cl. Gerhard, .Vnwmo rb. air/. Denkm. des K. Mut. *u Berlin, iP 1719.

(3) Guigniaut, ibtd. , p. 788. Une inscription mention ne te* sacrifices public* offert* à Proserpine Dari>-t (Barkh, Slaafs h. der .1 /Am., Beilagcn, p. 1341).

(fi) Voyez page 23.

(7) Pan*., I, 31.

.8) Guigniaut, Relvj. de i'anttq., t. III. 3* partie, p. 1092,- Cf. Gerttard, Vf/Ao/., 1. 1, p. 23» ; Braun, Mnrmont., p. 20.

fleurs dans les plaines d'Enna , et brodaient ensemble le manteau de Jupiter (i). Dans un sanctuaire de Proserpine et de Cérès, situé sur la voie sacrée, on rendait des honneurs communs à ces déesses et à Minerve. Un peu plus loin les statues de Gérés, de Proserpine et de Minerve étaient réunies (a).

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I ,a grossière fabrique de cette série et la confusion des chiffres d'émission rend les troisièmes noms difficiles à classer. J’ai pu manier ix-pendant un certain nombre d'exemplaires, car ma collection compte des suites assez considérables dans les dernières séries; et relie d’Amphirrate et d’Kpistratos est de ce nombre. J’ai fait analyser un tel nuirai lime qui m’a donné comme litre qGO millièmes d'argent, 16 dix-millièmes d’or. Je. n’ai pu toutefois réussir à éclaircir d’une manière satisfaisante la succession des troisièmes noms et le mélange des lettres d'amphore.

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