‹ Les Monnaies d'AthènesChapitre 66 sur 114 · API2TE[A2 B · texte numérisé non relu

API2TE[A2 B

Collection de l'auteur.

An

L'auteur.

ME

Collection de M. de Prokesch.

nE

L’auteur.

M. Isamhcrt (le deuxième nom se lit Eni2TPATH2 faute du graveur).

(1) Dtod. Sic., V, 3 et 4; 1**10.

, VtU, 31. (1) Pau*., 1, 37.

HPOûfl[POS

AY2[lA2

EYAH[M02

EYMA[X02

AM(|>IKPATHX EniXTPATOS *p|

ME ! /auteur. M . de Prokcsi li {lin il., p. 3tr ne donne par le troisième nom ipii existe cependant sur son evemplaire, ainsi que j'ai pu ui'eti assurer parl'empreinte. Z nE ! -i llave. Je doute de cette lecture.

H Vicnone; Berlin.

H ME tio|ienliague.

H rtE l.'sillenr, deux exemplaires. J'en aicedé tin parecliati£c an (ialnnet de Paris.

nE I .auteur.

O 20 (ialiinrt tle Paris Muninct, tia) J Mionnet n'a pas vu le troisième nom. Au lieu du O qui est écrasé, il lit PTI sur l'amphore ; au lieu de 20, il lit 20.

O M. Rolliu.

O nE I /auteur; le troisième nom est elîaré.

la-s deux épis appartiennent à Cérès, dont le culte et les mystères prennent d'autant plus d'extension que l'on approche davantage de l’ère chrétienne. I.e sanctuaire d'Eleusis ne sera fermé que par Théodose le Grand, l'an 38 1, le ao décembre. Cérès était surnommée Oulo et fottlo, In déesse des gftfbes ( t ). Elle n’était pas étrangère à la gerbe d’or, au /pusvCv Ufnf que l’on consacrait à Apollon, le dieu célébré dans les thargélies (a). Pendant le mois consacré à Neptune , les habitants de la campagne , réunis autour de la grange, tiraient le présage de la récolte qu'ils allaient battre et du rendement des épis (3). I, 'agriculture était la base de la plupart des (êtes a niques. Minerve s'associait parfois au rôle bienfaisant de (aies.

Ainsi, le jour des Skirophories, le grand prêtre d’Krechtbée et la prêtresse «le Minerve descendaient ensemble de l’Acropole, suivis d’un grand concours de peuple et se rendaient an lieu nommé Skiron, entre Athènes et Eleusis, pour y donner à la terre le premier labour de l'année.

(I) Gerhard, MytM., I. 1, p 44». AlHcakH mrtU'nt l«ur* blés en commun rt là» féal pir-

(?) Preller, ,1 tj/hoi., t. I, p. 164. liiH!rp.irdes»chrvau* MirleBolrartnpdutruiplvd'r JtipMrr

(ï) Sujd. . m v , üût : Cf, Maury, Mi*t . r/e* rei., I. Il, Olympien ; le dallage antique a fit rruiplait- jwr dra p.ip. 187. rat l'aire à Uattrr lr Idr. Aujourd'hui Ira vrâde façon à former plusieurs air» t in ulairus

AN APEAE XAPINAYTHE

TÉTftADftACHMES-

KP!T[nr»

Z fl

L’aut«*ur.

ME

I/auteur, deux exemplair» ». J’en ai cédé un par erbangt au Cabinet de Pari*. San&sigles, au Cabinet de Vienne .

AMYNOMj AXOI

AR

M. de Prokeseh i [fnetfita, p. 3o).

ME

L’auteur.

nE

L’auteur.

zo

M. de Prokeseh (ïùitl.) ; l'auteur.

zn

M. Lambros, marchand à Corfou.

An

M . de Prokeseh .

zo

M. de Prokeseh.

ME

M . de Prokeseh .

nE

Berlin.

zo

L’auteur.

AHMHTP|lOÏ

An

L’auteur.

M. de Prokeseh.

nE

L’auteur. Le graveur a écrit AHZHTPIOZ.

zo

Cabinet de Paris ;Mionnrt, (>3).

nz

Musée britannique; M. de Prokeseh.

An

M. Lambros.

An

L’auteur.

A N A PC A X XAPINAYTHX

M ne M. il*’ Proketch.

M CH L’auteur.

UXACIISZg.

AH| MHTPIOI . Collection de M. deLogoy; cabinet de Paris. Oit trouve

d’autres drachmes, sans troisième nom, aux Mu»» de Vienne et de Munich.

[*• .sujet de cette série est compliqué : deux fignres sont gravées auprès <le la chouette. L’une est debout et tient deux grands flambeaux : personne n’hésitera à reconnaître Cérès, telle qu’on la voit sur les vases et sur un lias-relief attique (t). L'autre ligure est assise sur un trône et tient un sceptre, une torche ou un tltvrse. On ne peut nommer Triptolème, parce qu’il est représenté presque toujours sur un char traîné par des serpents (a). Je reconnaîtrais plutôt Bacehus, fils de Girès (3), selon la doctrine des Mystères, son parèdre, c'est-à-dire son assesseur (4), que l’on disait menu; parfois son é|>ou\ (0). Gs divers titres de Racchus m'ont engagé à réunir aux monnaies d'argent sur lesquelles il apparaît comme parèdre de la déesse, une monnaie de bronze où il est son nourrisson. La déesse a le sein droit découvert, comme pour justifier l'expression de Lucrèce (6) : * Hfainmnxa Cmiestipsa ab laccho. » On pourrait, il est vrai, penser à Minerve portant le |M>tit Erichthonius , ou à la Paix portant Plutus enfant, groupe célèbre qu'on voyait à Athènes (7); mais les savants (8) qui ont déjà publié ce bronze y ont vu Gérés et Racchus enfant, sujet si fréquent (9) sur les monuments figurés ; je me range volontiers à leur opinion. Sophocle ne ditil pas que Cérès tient Racchus sut' son sein (10)? Je ne pense pas, toutefois, que cette pièce appartienne à la même série que les tétradrachmes : je ne l'ai réunie sur la même planche que pour faciliter les rapprochements.

Je reviens au tétradrachiue et a la drachme d'argent, où je verrais Bacehus

(I) U? Ba*, Voyage archeidogtque en Urne et en A st* mineure, Moihidi. ligur., pl. XL.V.

17} Vovea le* va*'* p<*i lit» t*l surtout Vf? h te cfrj MMflKin. céram., I. 1(1. >

(3) Tir* Xÿyuvtfn* t(vs< Scoliaste d'A-

mt., Grenouille* , v.' 32C; Cf. Diod. Sic., III, 67.

(t) Bindare, ht kut., VII. 3„ l.e McoimMe Ajoute qu'à TMxw Barrit uk Zactcuh était «svlcment l'asaetiMur du

<4*rv*. fcf. Strab-, X, p *«*.

j&'Scoli&a«d‘Ansiop|iaiM>, loc. eu ; Hérodote, II, 113 W t, J l*l.

(7) fous.. I, S; Lr Bas, loc. cU., pl. XXIV, X.W Muller Ultd Ôslcrley , iHmkny. Hrr fimst , Il , pt. VIII, n0 W; Cf.GuignhHil, Mntt. sur te* mystères Hr Orra, p, 80.

(9) liuigmaut, Kcligùnty tfe l'unttq., pl. CXLYII, 4!Ki, a. On verra Haechn* auprès de Céivs, etirnmr bon paredre : Cterlurd , Anttke Ihldmrke, pl. Il, III. IV et CuiXUI ; Tutcnb^lder, p. 81 j deWitte. Catalogue Iju rand, p. l«3. Ce siijet vst cnmimin surtout parmi le-. 1er rnx ruitfs.

•(10) SnpWlr, Aalit/nnr. v. Mo*.

LES MONNAIES D'ATHBNF.S.

assis, avec un court flambeau dans la main. Je ne puis rien assurer, à c«*t égard, car les proportions des ligures sont si petites que les détails se distinguent k peine ; mais il est sensible que l'objet qu’il tient est trop court pour être un sceptre ou un tbyrse. Les bronzes de la série de Diodes et de Diodore nous montrent comment il s'appuie sur son sceptre, lorsqu'il est assis. I.e sixième jour des fêtes d'Eleusis, les initiés conduisaient Bacehus en grande |H>iiipe, et Bacchus tenait un (lambeau. Sa naissance et divers uoms qui le qualifiaient le destinaient à ce rôle (t). Pendant la célébration des mystères «le Bacchus, les Athéniens portaient également «les torches «pic l'on appelait Bîxyyj s |iyirTTipî««v (2). L’idée de purification par le feu se cachait nous ce symbole "(3) ; c’est pourquoi, lorsque Praxitèle lit pour un temple d’Athènes les statues de Céria , de Proserpine et de Baechus , il mit une torche dans la main «le Bacchus (4). Peut-être les monnaies d’Athènes nous offrent-elles, en deux morceaux séparés, la copie de ce groupe d'un maître illustre. Cérès et son parèdre sont représentés sur la série d'Andréas et de Charinuutès, tandis «|ue Proserpine, qui n'avait pn trouver place à cause «le l'espace limité, figure seule sur la série d’Amphias et d'OEtiophilos. ( lette hypothèse ne paraîtra point aussi téméraire qu'elle semble d'abord lorsqu'on verra «pic maintes statues d’Athènes sont reproduites par les monnaies, surtout dans les derniers siècles av. J. C. , à tel point <|u’on pourrait ériger cette observation en principe.

J'irai plus loin encore et proposerai une autre conjecture. Chacun’ sait i[ue Bacchus était le type du roi, conquérant et bienfaisant, doux pendant la paix, terrible pendant la guerre. C'est pourquoi les Athéniens avaient surnomme Démétrius Poliorcète Dionysius (5); c’est pourquoi Mithridate se faisait appeler Eviuset Bacchus (G); c'est pourquoi Antoine le triumvir fut assimilé à son tour à Bacchus par les Athéniens. Ils le fiancèrent à Minerve, flatterie qui leur coûta un million de drachmes qu Antoine réclama comme dot (7) ; ils changèrent en statues d'Antoine les statues colossales d'Eiiniène

, (l) On l'appelait i^«rnp,«v^*&o(iU£rhard, Hffhoi. , peints, est figurée parle mélange de leurs symbole» dur 1.1, p.tîo?, Ai9ï?i;(Mincrviai, Van.ined, dinar,, pl.l.) une frise trouvé* à Eleusis. On y voit sculptes un (1) Eurip., Ion, v. .SM) ; Hhet., v. 943; Amlopli., Grc- thyrae, une grenade, une rate mystique, le ealathu», elr Jroui lies, Y. 33IV34rt. {I neditfd nntkfvU., ch. IV, pl. YJI).

O) Ouigoiaut, Reliç. de ianii ç.p I, JH, rr partie, (4) Vajfrt plu* haut, page tas.

P- M4- (6j Guigniaul, Rrlig. de t'antiq., t. III, f,a partie,

(4) Pau»,, t, 1. En Argplidc, il y avait un temple de p. 74.

Ccmlau k oôlé d uo tonale de Butin» (Pw».. Il, 37J. (Jj Plot, VU d'Antoine, XXXIII, XXXIV ; Dion Cm- L'obiub de oos trois divinités, si comme par. les vises si us, XLVfll , 39.

ANTIOXOS NIKOfENHZ

sus

et d'Attale, leurs anciens bienfaiteurs. Antoine se laissa séduire par tant «le bassesses. Il passa plusieurs hivers à Athènes , et l’an du y amena Cléo- |>âtre, qui fut adorée à son tour comme une divinité et assimilée à Cérès sous le nom de Ax«i.(i). Antoine, en même temps, se fit proclamer Baeehiis eu plein théâtre, non-seulement à Athènes, mais dans toutes les villes (a : aussi trouve-t-on des cistophores d'Asie Mineure, sur lesquelles Mare-Antoine est représenté en BaecKus(3). Je crois donc que les Athéniens, en représentant Bacchus et Cérès sur leurs monnaies à cette époque, ont voulu rappeler, par une allusion singulièrement directe, les honneurs décernés à Cléopâtre et à Antoine. Toutes les convenances étaient sauvées, puisque l’on copiait un groupe de Praxitèle représentant deux grandes divinités «le l'Attiqoe en relation étroite avec Minerve; mais la flatterie n’y perdit rien. L'éjioque de cette série , «pii est une des dernières, s’accorde sans difficulté avec la date de l’an 3a , car nous avons vu précédemment que la fabrication de l'argent dut cesser à Athènes après l'avénement d’Auguste.

ANTIOXOE NIKOfENHE

ANTIAOX[OX A SO M. âr Prokesch. J’ai dans ma c«>llectiôn un tètradrachme semblable, mais les aigles sont effacré.

NIKON M. de Prokesch. A côté du troisième nom on voit H et Y

Nioon avait sans doute pour lettre d’amphore le B ou le T , car la série

fl) liuifçmaut, toc. «/-

(7) Plat., iM., .A thon.. IV. p. U8. c

(3) Pinder, dit fistophorm, pl. IL f. I t\ 5. dans 1rs Mémoires tic l'Académie de Berlin, l HS&

JiMÏ

«l’Antiochiis et «te Nicogène est brusquement interrompue, par la mort de Nicogène peut-être. Nicogène est remplacé par Caraichus , «pu garde le symbole et continue la série : nous en avons pour preuve ses troisièmes magistrats, qui prennent rang après Antiloque et Mirait, l’un avec le A, l'autre avec l'E. etc. J’ai séparé ces deux types monétaires, qui composent cependant une seule et même série, afin de rendre plus sensible l’inlerniptinn et la reprise du mécanisme administratif.

ANTIOXO£ KAPAIXOE

ElPHNA[lOZ

TÊTftAPRACHIf ES.

M. le general FOX.

ME

Munich.

EYMAXOI

ME

dabinct »lc (>olliii Rathgcher, Ann. tir f Inst . art-h, tir Home y i838, p. 3a).

SAPAniQN

Gollectinn de l'auteur. Ia? tetra drachme du Cabinet de Florence n’a que S A P A m (Sostini, Mut. Aî»///.,p. ##i. )

in

Cabinet de Paris (Mioiuiel, 06). Sur <e tétradrachmc

il n’y h que Z AP An.

EYNOM[OZ

l/autedr.

EKYMNOZ

Musée Huutci* p. /|«)r il" ii)); CoinU* a vu un E ; rnuis eomme cette lettre se confond avec ,1c K, dès qu elle

est Un |w*n fruste, «ximmf l'E uppnriivut à Eumarlius,

A N T I O X 02 KAPAIXOZ

je proposa, sauf confirma lion, de lire K fcUl* l'amplion M E Vienne (Cf. Eckhel, Mus te de Vienne) ; Fauteur ; Gnltzius (pl. XIV, f. i5). Rainus donne lin exemplair» sans sigle» (p. i54,n° i5);La2ius(Gr«îc;. nttluf., I. 1. e. a) donne 2KIMN02. Gotha (pièce coulée).

HT EMf)[N A ME Collection de M. Six van IJilligom, à Amsterdam

ABPflN , 2<j> Cabinet de Gotha. Goltzius fpl. XIV, f. 1 4) donne BP,

que Corsini corrige en ZK[opwj ; il faut lire ABP M. de Prokesch a un tétradrachme d'ilabrou, sans aigle» ( inedi ta , p. 3a).

MENAN[APOS ME Copenhague Cf. Catalogue fi'eltrtthehn, g® 3787).

2<|> Catalogue Borrell (p. ia).

nPnTOrE[NH2 in Musée britannique.

DRACHMES

Paris (Mionnel , 65). Poids : 4 gr. tu centigr. Cf. Se>tini, Drscrizione d’alcune tarda gîte grçrhe, 1, p. \ r> . Vienne. J'ai donné les deux variantes.

DEMI-DRACHMES

M. de Prokesch iitird/iu, p. 3i); l'auteur.

Musée britannique; Sestini, Descr, autant. î*7., p. 77 Il y a des variantes également.

L'éléphant |>arul trop gros pour les petites divisions monétaires. On ne mit que sa tête, et celte tête, assez peu nette, a pu parait re UDC tête de ehamcau à Mionnel et à M. Rat lige ber ioc.çit., p. 35 , sans doute sur la foi de Mionnet (n* 65 et Su/tpl., h® 16).

Si le nom d’Antiochuft figurait seul sur cette série, personne ne songerait à un roi de Syrie, car Antiochus est un nom éminemment attique. Lue des dix tribus s’appelait Antiochide, et son éponyme était le héros Antiochus, fils d’ Hercule, un des cent héros que Clisthène soumit au choix de l’oracle de Delphes (1). Les inscriptions de l’Attique (a) et d'aiitivs

(I) Hérodote, V, 66; l’auwuuan, I, à. I. 'oracle choisit (S) C. I- G., n"* 190, 193, i91 ; Rd*k., Pumrmimt dii héros qui furent 1rs éponyme* .u/ifo, p ??.

SK[YMNOI

ey[m Axor

ZKY[MNOS

EYM|AXOS

HrX

monnaies (r), nous montrent i|ue ee nom était porté également par de simples citoyens. Mais l’éléphant, qui s’ajoute comme symbole et qui appartient si fréquemment aux princes syriens, nous force à donner au nom d'Antioclius une attention toute particulière. M. Rathgeber a publié sur deux tétradrachmcs de cette série un savant et excellent commentaire (a), où il prouve que le prince inscrit sur les monnaies de cette époque est \ntiochus IV, surnommé Tliéos et Kpiphanr ; il assigne pour date à cette série l’an îyti. Avant de succéder à son frère Séleucus Philopator, Antioclius avait séjourné à Rome (’l), puis en Grèce. Il avait entrepris a Athènes l’achèvement du temple de Jupiter Olympien , interrompu depuis Pisistrate (4)- Jl était encore à Athènes lorsque mourut son frère Séleucus (5); ce fut là qu'il attendit qu'Eumène et Attale eussent chassé l'usurpateur Héliodore et rendu libre son trône. Visconti a recueilli beaucoup de détails (6) sur le singulier caractère d’Antiochus, sur ses dépenses folles , sur ses habitudes toutes romaines, sur son désir de plaire à la multitude. Il avait adopté la toge et sollicitait les suffrages de ses sujets comme s'il sollicitait encore leddité à Rome. C’est pourquoi je suis porté à admettre l’ingénieuse conjecture de M. Rathgeber, qui pense qn’Antiochus , pendant son séjour à Athènes, sollicita une magistrature monétaire. Al. Rathgeber va jusqu'à supposer qu’il lut fait citoyen d’Athènes et classé naturellement dans’ la tribu Antiochide. I .es Séleucidcs prétendaient descendre d’Hercnle, et l’éponyme de la tribu Antiochide était un fils d llercule. Il tant songer aussi à la libéralité d’Aiitiochus (7) envers les Grecs.

la- symbole choisi par Nieogène et maintenu par Caraiehus, seconds magistrats auxquels le symbole appartenait, était un éléphant. M. Rathgeber cite un passage de Polylte (8), où il est dit qu’Antioclius avait un cachet sur lequel un éléphant était gravé. Devenu roi , il se faisait traîner en char par des éléphants, appareil triomphal que les empereurs adopteront sur leurs monnaies/ C’était, en effet, la marque favorite des rois de Syrie. Séleucus I" Nicator avait donné l’exemple de ce goût pour les éléphants. Après son mariage avec la fille de Sandracottns, roi des Indes , il en avait

(l) Voye* U m-rie df Tîinarqueel de Maifora*.

(1 . Annales de t'Inti. areh. de Rome, 1838, |». 37 a 33. M. de Prokeseh est d'une opinion bppescc ( Ined . mein. SomM., p. 31).

(3) Appitn., Sfriac., 43.

(4| Athénée, V, p. 194.

(3) Appiau., ib*d.

{•) IconoÿrnpJiK grecque, t. III, p. 303. (?) Polylie, XXVIII, 10; XXIX. 0.

(8, fUlltpetor, ter. ci/..p. 33.

ANTIOXOI K A P A I X 02

obtenu un grand nombre. Aussi, à la cour d'Antigone et de Démétrius, ses ennemis, rappelait-on le cornac (tX.içtr»Tsipyn;). Sur des drachmes (i) et sur des bronzes d'Antiocluis III, le Grand , j'ai remarqué également un éléphant. Les monnaies d'Antioclius Dionysius présentent nu éléphant portant une torche ( îiîoïyot) (a), ce qui confirme un passage de Philostrate ( I) où il est dit que l’éléphant était consacré au Soleil. Je signalerai encore les curieux monuments d'Antioche qui ont été publiés dans les Annales île /'Institut archéologique de Home par M. de Longpérier (4), et qui nous montrent et le nom d’Antioclius et l’éléphant.

C'était donc par courtoisie pour un puissant collègue, par flatterie si l’on veut, que le second magistrat monétaire avait choisi un symbole cher aux princes syriens. Peut-être le peuple lui avait-il imposé cette déférence.

Les Grecs d’Asie firent bien plus : par reconnaissance pour les trois premiers rois Séleucides qui portèrent le nom d'Antiochus, ils gravèrent sur leurs monnaies l'inscription BAEIAEflE ANTIOXOY, avec le génitif, signe de possession qui n'entacha jamais l’autonomie athénienne. Les villes dont je parle sont Cliio (5), Kphèse (6), Milet (7), Samos (8), et d'autres.

Maintenant , comment la religion athénienne et les principes qui président au choix des symboles s’accommodaient-ils de l'adoption d’un attribut étranger au culte national? Si l'éléphant était consacré à Apollon, dieu cher à Minerve, cela aurait déjà suffi pour lui assurer une placé sur la monnaie; mais je crois pouvoir avancer sans crainte que l’éléphant était quelquefois consacré à Minerve elle-même. Je 11e puis tirer aucun parti d'un passage de Thémistius (9), où il est question d'une peinture repré- t

sentant un éléphant. Malalas parle d'une statue effrayante de Minerve,

(pii existait à Antioche, sans nous apprendre si elle avait pour attribut l’éléphant (to) et rappelait la terreur que cesanimaux répandaient parmi les ennemis des armées syriennes. Sur les monnaies de Séleucus 1“ Nicator (1 1-)

Minerve est debout sur un char, tenant son bouclier, vibrant sa lance;

,1) Cabinet de Paria, n** 530 et 13:» de MionnH. (9) IU?é;pm il; t» *tpi >vnpï|;r Veoiic, Aide*,

(1) Begerua, Thtutur . ex thés. Palat. seletf., p. 190. fol. 90, a.

(1) Vie d'Apollonius. h II, e. 6. ^ (10) L. VIII, p. 101 et 111. Cf- «A MftHer, AntlquUat.

(4‘ .Won. IV, pl.XLV. * Anlioeh., p. 41, noie t. Voyex «uni une médaille de

S) Ei’khel, Dortr. nui*, ret., t. IJ, p. ita. Diocesarrr de Oilicic, publiée par 34. de l-ongpérier, Xouv.

•<«; Sesstâm. Pescrlzione del Mtttro Fontanâ, p. 45. f/«/. «rcAeW., U II, p. 3i»ct pl. E, n* 5.

(7) Erkhfl, t. Il, p. 550. (Il) Eckliel, Doetr. num r et., t. lll,p.21ï;Mionnet,

(S) Ibid. t. T, p. 3, n*1 14, 19; p. 4, n- 10,211, 11.

et ce char, par quels animaux est-il traîné? Par des éléphants. Rien n'est plus propre à confirmer la théorie que j'ai exposée et que j’essaye de démontrer par le détail sur le symbolisme monétaire des Athéniens.

ADEAAlKflN APIETOTEAHE

K Al Université d'Oxford (Cf. Cnlal. tt Oxford, p. 5). la? même tétradntthim?

est publié par Haym (Tes. irU p, ai6). Je suppose aussi ipi'il est reproduit d'après Haym par Mcursius (t.l, pl. a, f. 5y;ef. Magnan, Mhrelt. uumism., t. IV, pl. 3, f. a); de sorte que cetle pièce, quatre fois publier, n'en serait pas moins unique. Le K sur l'amphore indique que la séné a été émise complètement, et qu'il faut s'attendre à de nouvelles découvertes.

la? magistrat qui préside à cette série est-il le même Apellicon qui fut l’ami et le complice d’Aristion, et dont nous parlerons avec plus de détail dans la série qui suit? Je n'oserais l’affirmer, et j'oserai encore moins chercher dans le rapprochement des deux noms d'A[iellieon et d'Aristote un souvenir du rhéteur de Téos, qui sauva les écrits du philosophe de Stagire. Je laisse cette conjecture à Al. Cavedoni (i), qui a même vu dans le choix du symbole, Cérès tenant des épis, une allusion à la lamine qui désola Athènes pendant que Sylla l’assiégeait, alors que le tyran Aristion distribuait au peuple un chénix d'orge tous les (juatre jours. Il est certain, du moins, que Cérès est représentée ici comme déesse de l’abondance : on ne peut distinguer l'attribut quelle tient de la main gauche. Peut-être est-ce la corne

(1) Hrmor. di rtltg. mer. t JW#., Modrat, I. V, p. J>9.

ATTEAAIKON rOPriAÏ

il I

d'Amalthée, qu'elle porte sur un bronze de Démétrius I" Soter (i); peutêtre est-ee un gouvernail ou une rame qui prennent rang parmi ses attributs à l'époque de la domination romaine (a); alors elle est assimilée à lu Fortune, déesse de la terre et de la mer, et à l’Isis Cabirique, protectrice de la navigation. Je crois qu'il convient d’attendre un exemplaire où les détails soient plus nets. Iæs épis qu'elle tient à la main me la feraient plutôt nommer Cérès Cltloé (3) ou Anrsidura (.ji. Sous ces deux noms elle était adorée en Attique ; sous celui d'Anésidora , elle était adorée eu commun avec Jupiter Ctésius et Minerve Tithroné. Tout en soupçonnant que nous avons la copie de quelque statue de l' Attique, je ne saurais proposer aucune attribution vraisemblable.

J'ai réuni à cette série plusieurs broit7.es qui représentent la tète de Cérès, diversement ajustée, ayant pour revers, soit le pourceau, animal qui laboure la terre et symbole de la purification, soit la truie, image de la fécoudité. Le porc était sacrifié quelquefois à Minerve, à titre de Courotroplios (5), ainsi que nous l'apprennent des bas-reliefs trouvés à Athènes (6).

AnEAAlKflN rOPflAZ

AlOrEjNHÎ A AN Pièce qui m est signalée par M . Postolaeca, conserva-

teur de Ta collection de l’Université, à Athènes.

fil Viacooli, Iremefraphtr yrrrfur, t. Ut, p. 3 VS (S) ttfllr rf« mon. wma.. 1. pl. SI, SS e;Cf. Otto

TO Guigalaul. awty dt l'anliq , pl. CCXVIII, 7to S: Jabn, Arthnot. Auftétu, p. «o.etOerharé, Iv.’iSv awd

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