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AH|MHTPIOE
La drachme m’est connue par une empreinte dont j'ai oublié la provenance.
DEMI -DRACHMES
AH MHTPIO J Musée de Munich ; M. de Tiinoni (à Vienne .
Tout le inonde a nommé le Racclius chorégiqne avec le ihvrse. la eoul'onne et le long vêtement, qui rappelle à la fois le rostunte «lu théâtre, la liassaride asiatique et la nature molle et efféminée que lesGrees dounèi'ent peu à peu à Racolais (i). I,a drachme simplifie le symbole et ne donne plus que le tliyrse : la demi-drachme le supprime.
Baechns avait plusieurs temples à Athènes; ils étaient tous dans la rue des Trépieds et auprès du théâtre (a). Dans le premier, on voyait une statue de Racrhus par Thymilus: auprès de lui le sculpteur avait mis une statue de l’ Autour; plus tard on plaça de l’autre côté le célèbre Satyre de Praxitèle, présentant une coupe au dieu. Deux autres temples étaient réunis dans une même enceinte, et c’était- là que Racchus avait été primitivement adoré.
(I) Hfcyduu*, 4 -j-vwiuat *ai nofifrrAvt. (1) P*us^ I, lu.
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(Chaque temple contenait une statue : l'une était en bois et avait été enlevée d’Éleuthères ( i), d’où Pégasus avait apporté aux Athéniens le culte de liacchtis ; la seconde, en or et en ivoire, était d’Alcamène. Enfin , dans un édifice qui s'appelait d’abord la maison de Polytion, et qui fut plus tard dédié à Racchus, on voyait un Bacchus Melpomenos, et auprès de lui Minerve, Apollon, les Muses ; ces statues avaient été exécutées et consacrées par Eubulide. Enfin le théâtre de Bacchus lui-même et le monument de Thrasyllus étaient surmontés d’une statue colossale en costume chorégiqtie, assise, dont les auteurs ne parlent pas ,' mais qui a survécu au temps et que les Anglais ont transportée au Musée britannique.
I-e Bacchus qui figure sur les tétradrachmes reproduit-il quelqu’une de ces statues!’ Ce ne doit être ni celle de Thymilus, dont on cherchera [dus convenablement la copie dans les groupes de Bacchus et d’Ainpélos ou de Bacchus et d’Acratus que conservent nos Musées; ni celle d’Alcamène , que je crois avoir retrouvée sur la série monétaire de Dioclès et de Diodorc. Je ne dis rien du Çnmv venud'Eleuthères, ni de la statue du Musée britannique, bien «pie le costume offre une grande conformité avec le costume que présente le tétradrarhme, car elle est assise. Il reste donc le Bacchus Melpomenos ; mais je le reconnais sur la série de Timostrate et de Posés avec beaucoup plus de vraisemblance. Ici , du reste, sa figure ressendde beaucoup au Bacchus Melpomenos : si elle tenait un masque delà main droite, je dirais même qu’on a deux fois reproduit sur la monnaie athénienne In statue d'Ëubulide.
les anciens ne nous ont certainement point indiqué toutes les statues de Bacchus que possédait Athènes. Il se peut que dans le théâtre même (pii portait le nom du dieu il y en ait eu plusieurs. Je suis donc bien éloigné d’affirmer que les tétradrachmes de Diogène et de Posidippe ne nous offrent point la copie d’une icuvre antique : c’est l 'attribution exacte qui m'échappe. On sait que les grandes Dionysies étaient solennisées par des chœurs et des concours scéniques. Peut-être quelqu'une de ces fêtes, signalée par un événement mémorable, a-t-elle déterminé le symbole de la présente série. Après le siège d’Athènes par Sylla, l’Odéon, que Périclès avait fait construire sur le modèle de la tente du roi de Perse, se trou-
(|/P>IU., I, M. (») l'*u» . 1, 1.
vait brûlé. Il fut restauré, nous dit Pansa nias (i), et Vitruve ajoute qu’il fut restauré par le roi Arioliarzane II(a). Il chargea de ce travail les architectes Stallius et Ménalippus (3). Son fils, Ariobarzane Philoromæus continua son œuvre, et les Athéniens reconnaissants lui élevèrent une statue : les inscriptions en font foi (4). Le Bacchus ehorégique fait-il allusion à cette restauration? il semble, toutefois, que le style des tétradrachmes ne les fait pas descendre aussi bas que cette époque ((k> ou 39 av. J. C.).
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M sur l'amphore. Cette drachme est au Cabinet de* Gollùi ,01, comme clic est un jh*«i
fruste, M. Hatligeber a eu l'obligeance «le m’en envoyer par trois fois l'empreinte. Je n’ose «loue assurer qu’elle ait été très-justement nqiroduile. le lélradrarltme est «Ion né |>ar Scsi i ni { Dr sert z. (t (tienne metlftgUe grechr dnl mus. hmlann. I, p. 46 ; niai» je n’ai, pu m’en procurer l'empreinte, |>arrc «pie le musée Fontaiia est en ce moment soumis à «les questions de succession. Scstiiii a vu dans le champ un Hercule debout. A-t-il bien vu? Le tétradrachme appartiendrait-il à une autre série? Cela serait surprenant, puisque les noms (les magistrats sont les mêmes. Ces questions seront un jour résolues : je 11e veux donc rien préjuger.
I «es bronzes que je publie avec la monnaie de Diodes et de Léouide semblent éclaircir le symbole accessoire de la drachme; la prudence aurait dû
(I) 1, 70. Cf. Valite Mautnr, V, 7. (il) C. I. C». n* 3i".
(3) Vitruve, V,9. (4) Frant, Etrmenta eptgragkicn, |i. M3.
A I OK A AEÜJNIAHI