‹ Les Monnaies d'AthènesChapitre 76 sur 114 · AVI · texte numérisé non relu

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peut-être me défendre ce rapprochement , car je m'expose à être démenti par la première découverte qui viendra jeter du jour sur une série encore incomplète. Mais je ne présente cette comparaison que comme une hypothèse et comme toute provisoire.

Minerve, debout devant un autel sur lequel brille la flamme du sacrifice, tient une patère et fait une libation. Quand la drachme m'est arrivée pour la première fois, j’avais songé à un sujet tout à fait al tique: Minerve déposant dans l'urne le vote qui fera absoudre Oreste (i) ; les bronzes rectifièrent cette première impression. L’olivier sacré de l'Érechthéion , la chouette posée sur les branches de l’arbre, le serpent enroulé autour de son tronc, indiquent l’autel de Jupiter Hercéius qui était placé dans le temple de Pandrose, au-dessous de l’olivier(a). Minerve fait-elle une filiation sur l’autel de Jupiter, son père? A quel titre fait-elle cette libation? A titre de déesse de la Victoire, comme Apollon sur les bas-reliefs pythiques et sur un grand nombre de vases peints, pour célébrer son triomphe sur Neptune (3), sur Volcain ou sur les Titans? A titre de Poliade et d’Arehégétis? Bien plus, ne serait-il pas possible qu’elle fit une libation sur son propre autel à titre de Kékropé (4), parce que le premier autel élevé à Athènes lui avait été consacré par Céerops, dans l'Acropole (5)? Je ne retrouve point de texte pour justifier ces diverses conjectures qui se ramènent toutes à une idée principale — Minerve célébrant son propre triomphe et prenant possession d'Athènes (6).

Les monnaies de bronze sont d'une époque assez rapprochée de l'crc chrétienne, mais la monnaie d'argent doit être du même temps. Son style et l'(i) de l'inscription en font foi. Du reste, toutes les séries qui portent le nom de Dioclès il y en a quatre) sont du dernier siècle avant J. C. et peu éloignées de l’avénertient d’Auguste.

(I) Winckeimann, -Von. thedU t, L il, pl. GCQI ; Xtm veile galerie mytholoçiqmr, pl, XIII, n° 17.

(1) L'Acropole d'Alhtuf», 1. 1, p. 24*.

(3) Gerhard, Mythol., t. I, p. 232.

(4 1 Photius, ht vertu»

(5) Aiirmtt 844 Kiitpo^ «p- ’A6nvsi»i; lipviat

xpûfsc «Acw «pô*To; ’AMi ïurt^<»:ia*»t (E«lseb,, i’rrp. evdny., X). Compare une pierre «raté* dit Florence (Wicar, t. IV, pl- III).

(•) Cf. Taylor Corolle, Mu*. trit-, pl. IX, f. 20.

AIOKAHE MEAI[TTIAH£

MHAEIOX HP Cabinet de Paris et Musée britannique. Mionnei Su/ >/>!.. 5- ;

n'a pas bien tu les inscriptions.

Si la rareté de cette série ne suflisait déjà à lui donner une grande valeur, le sujet qu'elle porte la remirait certainement la plus précieuse tle toutes. C'est la Minerve du Parthénon, la statue de Phidias, en or et ru ivoire, tenant d'une main la Victoire qui lui présente la couronne, de l’autre sa lance et son bouclier. Klle porte la tunique talaire, et à ses pieds se dresse le serpent Érichthonius. Rien ne répond mieux à l'indication de tous les textes (t) et an témoignage des monuments figurés qui se trouvent aujourd'hui dans les Propylées de l’Acropole d’Athènes (a). I.e casque a été simplifié, les détails devenant imperceptibles à une aussi petite échelle. Aussi un graveur a-t-il substitué sur un bronze la tète de Gorgone au combat des Amazones, sujet développé par Phidias sur le bouclier.

Beaucoup de pays n'avaient point attendu l'exemple d'Athènes |»our reproduire cette statue célèbre, de même qu’on avait reproduit le Jupiter Olympien. Nous la trouvons à Sardes (3), à Rhégium, à Thyatire, snr les bronzes; à Sidede Pamphylie, à Nagidus (4), sur l'argent. Les pièces d’or

(l) Voyw, dan* le second volume de l' Acropole et A- en Ai ie H tueur t, Monum, fig.. pl. XXXVIII et XXXIX tkènes, le riiujuume chapitré tout entier. (3) Mus. Hunier, (pl. XLVII, f. 13).

(3) Ph. Le Bas, Vot/ayc arrhealoyiqut en Grèce et (4) Collection de M. le duc de Luynei.

AIOKAHE MHAEIOZ

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d’Antiochus I", les tétradrachmes de Séleucus VI, d’Antiochus IX C\zicénus, d'Ariarathe VI Kuséhès, d'Ariobarzane Philoromæus, d'Ariarathe VII, les bronzes d'Antiocbus IX, d’Alexandre lIZéhina; bien plus, les monnaies des satrapes de l'Asie Mineure eux-mêmes, de Dernès et de Syennesis, par exemple (l), nous offrent la copie de la Minerve de Phidias. On en citerait d'autres encore. Du reste, rien n'est plus conforme aux habitudes de l’art antique.

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XO Musée britannique.

B EH Cabinet de Paris. Mionuet (Slip/*/., jKj a confondu les noms et a etc rectifie par M. Cavedooi [Annales de't irul archéolag. de Rome, t 8A8, p. ■ 85). zn pour ZO, collection de l’auteur; la pièce est dorée.

Cette sérié est aussi rare que la précédente; elle serait presque aussi précieuse , si l'on pouvait y reconnaître avec autant de certitude la Minerve Hygiéc qui fut consacrée par Périclès derrière les Propylées, exécutée par le sculpteur Pyrrhus, et dont la base est encore à sa place aujourd'hui , portant son inscription (a). Quoiqu’il y eût une autre statue d’Hygiée dans l’Acropole (3), je crois toutefois que l'œuvre de Pyrrhus a été copiée par les graveurs : d’abortl parce qu'au temps de Dioclès on s'atta-

(I) ü« Luyoe«, humitm. de» tmtrap. de l'Atle Mineure, p|. III.

(J) P»vs., I, î3; Pli&e, XXXI V, itt, 2«. VovM.sur la

statue de Pyrrhus et son histoire, Ross, Arehdoioçnche Aufsatze, I. I, p. 185, et t'icrop. d'Athéné», 1. 1, p. 38?. (3) Pau»., tbld.

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«■liait à reproduire les statues célèbres, ainsi que nous le montrent les séries qui portent son nom ; ensuite, parce qu’Atliènes , qui a créé et propage en Grèce le culte d’Hygiée et son type (t), n’y voyait qu’une forme de Minerve ; le serpent fui-même, symbole des forces bienfaisantes de la nature, était l’attribut favori de Minerve. Hygiée devint plus tard la fille et la compague d'Eseulajie : alors, pour la distinguer tout à fait de Minerve, on donna à celle-ci le nom de pironin, que les Romains traduisirent par mer/icn. Telle est, cependant, la force de la tradition, que les monuments figurés de l’Attique représentent encore les deux divinités réunies : ainsi, sur un autel d'Oropos, Pansa nias vit Minerve Pæonia à côté d’Hygiéc (a). On conçoit par quelle transition naturelle la seconde série monétaire à laquelle Dioclès présida passa de la Minerve Parthénos à la Minerve Hvgiée. Ce qui peut avoir déterminé le choix de cette dernière, c’est le nom du second magistrat Mrlîtioç, dont l’étymologie crée un rapprochement d’idées et de mots que M. de VVille me signalait jadis avec raison; mais le cadre qui m’est tracé ne me permet point «le m’étendre sur ce sujet (3).

I-a forme ri îcltipo v est une tournure empruntée à la langue romaine. Nous verrons tout à l'heure ri tpi nr, de même que l'on disait à Rome 1er ti/un, i/uartum consul. J’ai signalé, en publiant trois inscriptions d’OIyuipie (4), des formes semblables : on en trouve aussi sur les monnaies. Eckhel cite (5) une monnaie de Clazomène avec l'inscription suivante : Cm CT ZfiCIMOY T . € . et il traduit ri E par quintum.

Ainsi qu'il arrive assez souvent sur les bronzes d’Athènes, le symbole, en devenant le motif principal , se renverse, et, an lieu de regarder h gauche, Minerve Hygiée est tournée à droite. Je crois inutile de citer des monuments pour justifier cette attribution d’Hygiée (6).

(I) (âcrtanl, Vÿfhol., 1 1, p. 541- (4) Etudes sur le Péloponisrs p. a«9 et 309. Cl. le

1?) I, 34. C. I. G., III* volume, l" fascicule, n* 4030.

(3) Cf- Hésiode» Théogonie, v- *001 ; tkrh.utl, /«mon, (à) Doctr. num. vrt., t. Il, p. 511.

Berlin . 1135; l’ajvofka, Heilgaite n der Griechen, {R) Cf. LepUl, Musée de Itrrsde, pl, CXV. l'n canclé-

Berlm, 181.» ; PaiioOîa, Aiilepiot und d»c Aiilepuiden , labre trouve à Tivoli porte Minerve Hygiée avec la Bcili». 1848. coupc et le serpent (Mus. Pio Clement.tl\, pl. Vf).

AI0KAH2 AIOAWPOS

TO tpit[on] AIOKAHX AIOAWPOX

A HP* Collection de l'auteur. Les sigles sont mal gravés et un peu frustes; on pourrait lire aussi A SOA.

O Musée britannique.

Min Cabinet de Paris M ion net . Suppt , 5g). MIO est très-mal grave : sans doute il faut lire 20.

Il est singulier que toutes les séries qui portent le nom de Dioclès soient egalement rares et présentent également des sujets intéressants. J’ai dû cette fois manquer à l’ordre alphabétique, donné par le nom du second magistrat; l'inscription -n -rptvov m'en faisait une loi.

Le personnage assis sur un trône est Bacchus, barbu, tenant le thyrse et le canthare. Le canthare est penché comme pour répandre le vin , car Bacchus ne boit pas, il verse, il se donne ; dans la procession des Dionysies et des Lénées, le prêtre répandait doucement sa libation en marchant.

iOi

l,es vases peints nous montrent ainsi le dieu Bacchtis (1). Le cantliare incliné est-il une figure de Zagreus déchiré en morceaux et de son sang versé? Peut-être les Mystères expliquaient-ils ce symbole; peut-être le dogme religieux avait-il une portée plus haute encore que nous ne le supposons: car je suis frappé de trouver le cantliare sur une stèle funéraire (a). Il est représenté aussi sur les monnaies, sur celles des Cilhiens en Lydie, sur les bronzes deTryplion, roi de Syrie, d'Alexandre II Zéhiua, d'Antiochus IX Cyzioénus; je ne dis rien de la Thrace, dont Bacchus était une des plus grandes divinités, ni de la Béotie, où le Bacchus des Thraces avait été naturalisé et était devenu le lils de Sémélé; ce fut même de la Béotie que son culte et ses mystères passèrent en Attiqne.

La coiffure du «lieu sur les tétra«lrachines et sur les bronzes où la tète n’a point été usée, est composée de tresses «pii tombent sur ses épaules et d’une grosse torsade de cheveux, enroulée autour de sa tète en guise de conronne. Une pierre gravée du Musée de Florence donne avec beaucoup de précision celte sorte de coiffure (3).

J’ai dit plus haut «pie je pensais retrouver sur cette série monétaire une copie du Bacchus d’Alcamène. A l’appui de cette conjecture, je ne puis donner aucune preuve, niais seulement quelques considérations esthétiques qui ne paraîtront peut-être point indignes d’attention. D’abord , à propos de la série de Diogène et de Posidippe, j’ai énuméré les diverses statues de Bacchus que possédait Athènes, et montré ce «pic devaient être les statues de Thytmlus et d’Eubulide , le de Pégasus, ce qu’était le Bacchus chorégique du grand théâtre et cetui des tétradrachmes d’Athènes. La statue la plus importante de toutes devait être assurément celle d’Aleamène (4). Elle était en or et en ivoire, et ce magnifique travail avait été confié à l'un des maîtres les plus illustres de l’école attique, qui ne fut pas seulement l’élève de Phidias, mais son rival (•>). Or la statue représentée sur les tétradrachmes est la manifestation la plus complète du (lieu, la plus grandiose, la plus conforme aux traditions primitives. Il est assis sur un trône semblable à celui de Jupiter; il tient le thvrse et le cantliare, svtn-

{») SfoncM. Oa ler$e de Florence, I. Il, pl. XXIII; (1) Millmgeu, Iturj CoçhJl. pl XXXI.

Ilamilhm, I, pi. XXXVI; 11, pl. XXII; III, pl. IX; <3} Mongci, t. UI.pl X.

• ierliAPtl, Rrrlinx antike Rlldvxrke, iT 67« ; Milliagro, (4) Pau*., I, *0.

V itu-i l’oohitl, pl. V|. Yovct V faite des ,W»n. erramoyr,, (&) Kal Tÿ 9v'(X?9r»9i **i Tovtw ivitpura;

t. I, pl. XU a XLyill. Cl. M»s& de Florence, I, «7, 18. (Tzcti . CM. VIII, t! 103'.

aiokahï AiOAnpor

SK!

bole tle sa puissance et des mystères qui ajoutent à son culte tant de gravité. lia longue bassaride, costume oriental et archaïque, l'enveloppe encore. Sa coiffure compliquée, sa longue barbe, tout est maintenu par l'artiste avec un respect manifeste des exigences hiératiques. Tel Bacchus était représenté sur le coffre de Cypsélus (t).

En même temps, les inspirations de l’école attique sont empreintes sur ce type. Elles sont surtout sensibles sur le bronze qui est dessiné au-dessous du tétradrachme, et qui est d’une exécution meilleure «pie les deux autres.

I .a noblesse de la pose, l'ajustement des draperies, la magnifique élégance du trône, le geste plein de majesté «jui étend le canthare et retient le sceptre, l’art «|ui a fait glisser au bas du torse la fine bassaride et l'a jetée sur l’épaule gauche avec cette tournure simple à la fois et héroïque dont les Grecs ont seuls le secret, tout atteste la main d’un maître. Je dirai plus: qu’on substitue un sceptre au thyrse, un aigle au vase, quelques boucles à la torsade de la chevelure, et l’on aura le Jupiter Olympien de Phidias. Ou Aleamènc a fait sa statue après avoir accompagné Phidias à Oly mpie, et il s’est inspiré des plus présents souvenirs; ou il l’a faite avant le voyage en Elido, et il s’est aidé des conseils, nourri de l’esprit de Phidias : sort maître lui inspirait les idées qu'il allait réaliser quehpies années plus tard.

II semble même, autant «pie les proportions se peuvent sentir sur une copie aussi réduite, que la statue de Bacchus a dû être plus grande que nature, et l’on démêle les intentions de l'artiste qui a disposé sa draperie d’or de façon à ce «pi'clle pût s'ajuster sur le torse et les pieds d'ivoire, ou se retirer à volonté. C’était le principe que Phidias avait appliqués la .Minerve du Parthénon. Je n’ai pas besoin de faire remarquer que le graveur a assis de côté son Bacchus par un pur caprice, sans doute pour faire mieux voir le trône, «pii est de la plus noble proportion. Il n’en est pas «le même sur le tétradrachme où Bacchus est assis naturellement.

f,a lampe «pii est «levant la statue parait ajoutée sur les bronzes, qui ont le moins de. style et qui sont peut-être d’une époque postérieure. Je renvoie à la série d’Andréas et de Charinautès pour l’explication de cette- lampe. Bacchus, fils de Séntélé, «hait né au milieu des éclairs et des foudres; pareil re de Cérès, il tenait une torche; il faut songer encore aux traditions

(I) OUI- Muller, HnmUntrh drr Kwnitçrsckfchtt. % 3S9.

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LES MONNAIES D’ATIlfiNES.

attiques qui attachaient aux torches de l'Iacchus des mystères un souvenir <

national; il faut lire, sur ce sujet, le récit d’Hérodote, au livre huitième de son histoire, et celui de Plutarque dans la Fie de ThémistocJe.

AION YXflOZ] AlONYHÎlOr

anti4>a[nhx

APIXfTinN

Af>IXTAi(OX

AI Musée britannique

A ME Cabinet de Paris (Mionnet, Su/j/s/., fii ).

ME M. Leake ( Hellen. tVumùm., p a/|); l'auteur; j'ai un second exemplaire sanssigles.

A XO M. de Prokeadi.

A XO Musée britannique; Colleu de M. de Titnoni ta Vienne!. Xn Berlin.

8 Al Cabinet de Paris; Collection de M. de Prokesch.

Al Musée britannique.

B ME M. de Prokesch.

ME Copenhague 8 fîE Cabinet de Vienne.

B £<j> M. Bunbury, empreinte communiquée par le general Fo\. 8 Sn Cabinet de Paris ; collection du général Fox (Cf. tutulogue. Thomas, p. ao6) ; l'auteur: M. i.ml .

T Al Berlin

r X<|> Vienne.

T in Paris Miouuet. Suppl., 63); Copenhague; l'auteur. Sur

AlONYXl AlONYXl

mon exemplaire, l'A et |'l de la fin du troisième nom sont unis, comme dans un monogramme.

AHMO£f0ENHS

ME

Turin.

KAAAIZ[OENHZ

Al

Cabinet de Paris (Mionnet, Supplément > 56).

rn

L’auteur.

ZEYÎljS

L’auteur (Cf. le Catalogue Thomas , p. aob, n° i5ia).

ME

Paris (Mionnet, Suppl. , 64).

Cojicnliaguc.

MHTPOj AflPOE

Al

Dresde; Berlin.

Al

M. de Prokescli.

Musée britannique (Payne Knight, p. 33, omet l'H); Ca-

binet de Paris (Mionnet, Sup/ri., 60); Scstini, Mus. Hedtrvar .y n* 60.

M. Lambros.

APIÏTOfN

Paris (Mionnet, Supplément. 6a).

TIMQ[N

Al

L'auteur.

AIXXl[NH£

M. de Prokesch {Jnalita outâtêr Samm/ung, p. 3i).

MNHXAP[XOI

Al

Musée britannique.

ME

Paris (Mionnet, Supp!.yçgx). Mionnet n’a pas vu. les sigles;

en échange, il prend les elievaux du Soleil pour des serpents.

Paris (Mionnet, Suppl., ti^i; M. de tagoy ; M. de

Prokeseli.

AEKAA|naN

Munich ; Collection de M. de Prokcscli; l'auteur.

ME

L’auteur.

xa

M. de I.agoy.

I a' Cabinet de Paris (Mionnet . Suppl. , 6/4, possède encore un tétradrarlime qui n’a que les deux premiers noms, bien que l'exemplaire soit d’une lionne conservation et qu’il reste de la place dans le champ pour une troisième inscription. I .a lettre d’ampliore est effacée: la marque d’atelier est ME.

•l a i déjà parlé du dieu Soleil, à propos de la série dcGIaucus et *d’Echéerate. Ici, le Titan est sur un char, couronné de rayons, la taille serrée par une large ceinture , comme le Bacchus ehorégique. Ses bras sont étendus, sans doute parce que les mains tiennent les rênes. Les quatre coursiers s e-

lancent, avec le mouvement et la variété d’attitudes que les sculpteurs du siècle d’Alexandre avaient su donner à leurs quadriges. C’est un sujet que représentent les vases peints , soit que le dieu paraisse sur son char ( 1 1, soit qu'un disque radié tienne sa place (2). Au-dessous du quadrige, la mer est désignée par un trait et par des poissons. Un beau camée sur sardoine, du cabinet de Florence, offre le même sujet (3); seulement le dieu tient une torche, mais cette indication ne pourrait s’appliquer aux deux bras étendus du Soleil sur les tétradrachmes attiques. Quelquefois des chevaux ailés sont attelés au char, mais cette représentation est plus rare (4). On se rappelle que le titan Hypérion avait été placé par Phidias sous l’angle du fronton oriental du Parthénon. I a tête et les bras du Titan sortaient des flots en meme temps que les tètes des quatre coursiers. Je ne doute point que des rayons en métal doré n'eussent été ajustés au marbre. Phidias avait traité le même sujet, en bas-relief, sur le trône d'Olympie (5). Mais quoique Athè-nes eût un culte pour le Soleil , je ne crois pas que ce culte fut assez important pour être marqué sur la monnaie ((>).

Si les monnaies descendaient jusqu’à l’époque impériale, 011 pourrait chercher dans le quadrige du Soleil un symbole de l’apothéose, comme sur les bronzes d'Amasia , où le phénix renaît sur son bûcher, tandis qu audessus de lui plane l’immortel quadrige (7). On pourrait encore songer au dieu de Palmyre (8), car Pnlmyre n'atteignit sa merveilleuse splendeur que sous la domination romaine. Mais au temps de l’autonomie hellénique, Palmyre n’était qu’un lieu de repos pour les caravanes qui traversaient le désert. Les tétradrachmes ne peuvent reproduire aucune de ces idées.

Rhodes ou Corinthe seules ont eu des rapports assez étroits avec Athènes pour qu’elle copiât sur ses monnaies leurs divinités nationales, la; Soleil était le protecteur de Corinthe, et Neptune lui avait en vain disputé cet empire (<j). Aussi voyait-on, à Corinthe, «les Propylées qui ne furent peutêtre que restaurés par la colonie Julienne, et sur lesquels était un quadrige

(1) Dubois-Maisonneuve, t. Il, pl. I.IX. (&) Pautania*. V, 11.

(2) Dubois-Maisonneuve, In/rorf., a /Ytorfe rfej raser (ü) Cf. Panofka, Hélios Alobyrkxs, Archaolugisrhc

peints, pl. XXIX ; Cf. Élite des mon. cérnm., Il, pl. 1 1 &. Zeituup, IMM, p. 30«.

(3) Montiez, I, pl. XXXVIII. Sur les monnaies deCo- (7) Montfaucon , Antiq. expi., I, pl. XXXII.

loua, en Phrygie.lt Soleil licol une torche d’une main, {») M. I^janl (Rech. tur le culte du Cyprès, pl. 11/ a

un ftloltc de l'aulrf (Combe, Mus. Hunier, pl. XXIX, publié un monument où le Soleil, traîne par des |iriff.9).Cf. Letronne, Élude des nom* propres grecs, p. 7\. foiu, es* couronné par la Victoire. C'est t« Sol inrtefus

(*) Raoul Rochette, Monuments inédits, pl. LXXIII ; des inscription» mithriaques. l’&nofla, Mutée Btacas, pl. XY1I. (9) Paus., Il, I.

AIOUYII AIONYZI

doré du Soleil (i). C'est ec quadrige que reproduisent les médailles de Corinthe, aux tenq>s postérieurs (a). Je ne vois, depuis le 111e siècle avant notre ère, que deux époques où Corinthe joue un rôle important dans l’histoire. F.lle est détruite par Mumiuius en 1 1\(>, et relevée par Césttr en 4", un siècle après. Mais Athènes, qui resta fidèle aux domains, n'a rien de commun avec le dernier effort de la ligue achéenne ; d'autre part, la série de Dionysius et Dionysius est encore de trop lion style pour être classée au temps de César.

Après avoir procédé ainsi par élimination, nous ne trouvons donc que Rhodes, à laquelle se puisse rapporter ce symbole. Seulement, ce ne serait plus le colosse de Charès que rappelleraient les monnaies d’Athènes, ce serait le dieu des Rhodiens, se manifestant dans toute sa grandeur. Ku aoq, Philippe III, roi de Macédoine, assiégeait Athènes et la serrait de près. I .intervention des Romains, d’Attale et des Rhodiens l’arrêta : bientôt il leva le siège. I«s tétradrachmes qui nous occupent peuvent très-bien, put leur style, remonter jusqu’à cette époque; mais je ne saurais affirmer que les Rhodiens eussent mérité plus particulièrement la reconnaissance d’Athènes. Leur puissance maritime et l’amitié de Rome leur permit plus d’une fois d’être des alliés utiles pour les Athéniens. J’ai déjà parlé du culte que les Rhodiens rendaient à Minerve, à propos de la série de (ilaueias et d’I".chéerate.

J'ai dû compléter, par hypothèse, les noms vies deux magistrats. Tous deux dérivent de Dionysos, nom que Ion donnait parfois au Soleil (3), mais au soleil inférieur et non pas au soleil levant qui est représenté amies tétradrachmes. I.allnsion serait ici trop forcée jiour qu'il soit possible de l'admettre.

(I) l’an» , II, ». phique cite dan» Mamtltc, I, IS). Je or aai* m ce tcmoi-

(2; Goltxius, Grac. tab., III, lait XIII, n- . ÿnnjzc aulorwe * dire que Bacchti* «M identifie- par fin*

(3) ’HIwy, w 3t'»vn'i ictiùiiftv wJivjfu or- IWm» (O. lîi-rlunl, Vf/W,, t. I, p. jflfl),

AIOTIMOT MATAT

nikoahmoe

ME

Copenhague; Cf. Ramus (p. i 54, n° 2a), qui a lu MH au lieu de ME sous l'amphore.

nE

L’auteur. La syllabe MOI est à droite de la chouette.

sous MAT A Z .

EO

Cabinet de Paris (Mionnet, 91); l’auteur.

L’auteur. Ces deux derniers A sont un peu effares et

ressemblent à de* A.

X APINAYTHE

ME

EO

L’auteur.

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