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Al Mumv Hunier p. 5o, n" i .
H Z Ci Musée britannique.
Z Cl Turin
la; sphinx ligure sur les monnaies d'Anaphlvstus, en Attique (l). I a .Minerve <ie Phidias portail un sphinx sur son casque, en guise de cimier (a). Ce symbole n'est donc point diflicile à expliquer : Plutarque y reconnaissait le signe de la force et de l'industrie (3). Mais ce qui est diflicile, c’est de découvrir le motif qui l a fuit adopter. Si la fabrication de l'argent s'étendait jusqu'il l'époque impériale, ce serait le lieu de rap|>eler le témoignage de Suétone , qui nous apprend qu'Auguste avait un sphinx gravé sur son cachet 4); aussi trouve-t-on le sphinx sur des Cistophores (5). Mais Athènes ne frappait plus d'argent sous Auguste, et la série de Diophante et Ksclniie parait appartenir à la tin du second siècle, ou, tout au plus, un commencement du premier siècle avant notre ère. I.e sphinx est l’attribut par excellence de la ville de Chios : là, Minerve était révérée à titre de roXwüyo;. Chios, riche par son commerce, eut-elle, à un moment donné, des relations plus importantes avec Athènes? C’est ce que j'ignore. D’ordinaire, le sphinx
(1) Cardnm, Mu. Haierv., 1. 1, o" 3771. moi g nage de Cleraent d'Aleuwdne, S front , V, p. 567.
(2) l'.-tui-, I, 24- (4) Y te d'Auçutte, 54).
• >3) firtftf rattone ufi , page 9S8 ; comparez le té- (5) Pioder. Oit Cutophortn, pi. IL
de O»io> est tourné si gauche, mais sur les tétradrachmes archaïques il est tourné à droite. Les monnaies d'Athènes le donnent dans les deux sens, selon qu'il est gravé sur l'argent ou sur le bronze. Si l'on m'objecte que la monnaie de Clnos offre en même temps l'amphore sous le sphinx, je renverrai à l'ouvrage de M. Müller : 1), où l'on serra que l'amphore est egalement supprimée sur les monnaies d'Alexandre frappées à Chios.
AIO<J>A NTOE AlOAOlTOZ
O HE l.'aiili-m.
X M. <lr Prokcseli. i s H est -il à la plan- d'iln 2 } Est-ce un X renversé:*
EY M. de Prokesrli.
etp Turin. £<(> ne se rencontre point ailleurs; je proposerais de lire EY ou Z<t>. HE Berlin; Musée britannique; Gotha (Ratbgeber cite un autre exemplaire avec
(I) A'hmmiw. d'Atr. r. If Grand, pUneiie*. du n" lOSOau n’ IIM. Cf. I^normanl, Amiumm. drt nm ynxx, p, 3t.
ME<{> (?) j Musée Hunter (p. âo, n“ 3a ; Combe lit Ml pour ME); collrrtiou «lu général Fox TCf. le Catalogue Pembrttke, p. 60';.
Sanssigles : .H Munich; flans ma collection (Cf. ftamm, p. i55, n“ 3K
V|M>llt»ti avait à Athènes plusieurs temples et plusieurs statues. La jeune croie unique multiplia les images de ce dieu, en leur donnant la légèreté, la grâce, les proportions sveltes que les anciennes écoles avaient ignorées. Scopas et Praxitèle s'attachèrent surtout à un type que Canachus, Tectæus et Angéliou axaient illustré(i). I a’ nombre des statues élevéesà Apollon parles Athéniens empêche donc de démêler avec certitude laquelle a été imitée sur les monnaies. I es plus célèbres sont l’Apollon I.ycienet Pythien (a), dont les images figurent sur d’autres séries, et que j’écarte, par conséquent; l’Apollon Parnopius de Phidias (3), qui devait être caractérisé par un attribut distinctif et que la science n’a point encore retrouvé. L’Apollon Delphinien devait être également désigné par un symbole précis , puisque les Crélois avaient établi son culte à Athènes après avoir été sauvés de la tempête et conduits en Attique par le dieu métamorphosé en dauphin (4) : Égée avait bâti le temple. Il reste l’Apollon Patroiis, célébré dans les Thargélies (5), le père d’ion, et par suite des Ioniens, le dieu protecteur de Thésée, (pii se trouve mêlé étroitement à l’histoire de Délos. Ce serait l'Apollon Patroiis que je -reconnaîtrais plutôt qu’un autre sur les monnaies de cette série: il tient Tare protecteur, Tare détendu , qui annonce la paix après le triomphe, ou le bonheur après les pestes et les calamités conjurées. C’esi pourquoi les Athéniens avaient placé l'Apollon Alexicacnsde Calamis en avant du temple d’Apollon Patroiis (G) ; à côté de l’Alexicacus, il y axait un Apollon de Léocharès, peut-être le Daphnéphore dont parle Plutarque 7), et dont l'image parait reproduite sur un bronze que je réunis sur la même planche. L'objet que tient le dieu est effacé en grande partie, mais je crois distinguer une branche de laurier. Cette branche est le svmlaile delà purification ;N), et met le Daphnéphore en harmonie parfaite avec l'Alex icacus.
41) Voyez. Scbôll , Arrfuinloÿucfu- MUtheiluttfen , pl. CV: comparez Welckrr, AU» Dcnknwlcr , t. I,