K ME
ANTIAOX(OZ
AlZXINHZ
ZO
Al
Al
ME
Al
XAPMl[AHI
Sans 3’’ nom.
ME
Al
AHMHOY[AIAHI AlOjKAHZ A I Z | X I N H Z X A|PMI AHZ
Paris (Mionnet, 77); M-dc Ligoy; cf. Magnan., Misveitan. numism.f IV, pl. IV, f. 3, et Goluius, pl. XIV,
Gotha; Saint-Pétersbourg (Ermitage).
Paris Mionnet, 98); Musée Hunter (p. 5(3, n* ia'3).
M. de Prokesch 1 /ne J. mtin. Saturnin p. 3 ! , où le troisième nom est lu à la place du second. M. de Prokesch a bien voulu m'avertir de celte confusion, en m'adressant l’empreinte).
Milan : le troisième nom rst effaré.
Musée britannique.
Musée Hunter (p. 5i, n* 39}.
Cabinet de Paris.
L’auteur. Sans stglcs, à Berlin et à Glascow.
L auteur; cf. Catalogue Thomas, p. ao5, où je ne pui* croire à l’H sur l’ampbore. L’H appartient à Nicodore. Sur mon exemplaire*, Al est à gauche de l’amplioiv. Copenhague.
Musée de Vienne; Eckliel a lu à tort Al (I, p. 1 la).
M. de Prokesch.
Copenhague «'Cf. le (dialogue H rllenhcirn, n° 3798). iumchmes.
Cabinet de Paris; Vienne; M. de Titnoni (à Vienne); M. Scbimko (à Vienne; ;cf. Sestini, Mus . Hed ., 71.
Paris (Mionnet, 98}. On peut restituer aussi bien AIO- KAEIAHZ.
Paris (Mionnet, 93); Musée d'Este (Cf. Cavedoni, .1 (calorie di rel. mor. e lellerat ., p. 3/|o)..
M . de Lagoy.. .
Le troisième nom n'est plus visible sur les drachmes
du Musée britannique et de la collection du général Fox.
Nous avons déjà vu comment le lion, symbole solaire, image de Persée lils de Jupiter (ce ijui j>ernietde jouer sur le nom de AlO<t>ANTOE), se rat-
LES MONNAIES Ü’ATHÊNKS.
tachait au mythe rie Minerve et figurait sur les monnaies primitives (i). Une tête de lion dorée avait meme été consacrée dans le Parthénon (a). Ce symbole n’a doue point besoin d'être justifié de nouveau. Mais l'on remarquera que le lion est représenté courant, et dès lors il a un sens politique qui n’échappe à personne.
Un des symboles favoris du roi Lysimaque était le lion courant; sous le lion, un fer de lance. Ami du philosophe Callisthène, I.ysimaquc lui avait donné du poison pour échapper à la cruauté d'Alexandre. Alexandre le fît exposer lui-même à la fureur d'un lion (3), Lysimaque attendit vaillamment l'animal qui se précipitait sur lui , et lui arracha la langue : ce fut l'origine de sa fortune. Il est vrai que Quinte-Curce traite cette tradition de fable (4), et jxarle simplement d’un lion tué par I.ysimaquc dans une chasse qu’il fit en Syrie. Mais de quelque façon que le fait se soit passé, il est certain que Lysimaque aima à faire retracer sur ses monnaies le souvenir de cet exploit, et les villes qui tinrent à lui plaire le retracèrent aussi quelquefois. Cela lie nous surprend ni à Cardia (5), sa ville favorite, ni à Byzance (6), qui prit une si grande importance entre ses mains, lorsque son empire, partagé entre l'Asie et l'Europe, était uni par le Bosphore. A Athènes, il n’en est point de même : on se demande quels rapports ont pu exister entre Lysimaque et le peuple athénien. Par bonheur, Pausanias nous apprend un trait de la politique athénienne, très-propre à nous éclairer sur ce point. Il rencontre dans le vestibule de l'Odéon une statue élevée à Lysimaque : à ce propos, il fait cette réflexion, que les Athéniens lui ont rendu cet honneur, moins par bienveillance que par intérêt, les circonstances I exigeant ■ oûx e ùvrÂa wiïim &>ç iç ri rapow* yjn’iviu.o* Youil/.VT'I; ("). En d’autres termes, ils craignaient X.ysimaquc, qui était en possession de la Tliracc depuis 3oi , maîtrisait par là leur commerce, ets’était, depuis l'an a8(i, emparé de la Macédoine. Depuis cette conquête, surtout, il menaçait de plus près la Grèce, car quelques pas pouvaient l’amener à Athènes, à l’exemple d’Antipateretde Cassandre. C’est pourquoi les Athéniens le comblèrent de flatteries, lui élevèrent une statue dans l'Odéon et marquèrent sur leurs monnaies une allusion à l'exploit dont il était le plus fier. Je placerai
(i) Voyez le chapitre wr Ica monnaie* archaïques. (5) Muller*, Aumirmatyue d'Alexandre le Grand .
(3) Brockli, Staals. der Alh., t. Il; Beilagen, p- 153- planches, na f MU».
(3) Justin, XV, 3. (A) Ibid., p. 300. •