‹ Les Monnaies d'AthènesChapitre 97 sur 114 · SO · texte numérisé non relu

SO

un bandeau; Apoxÿomène, l'athlète qui se frottait avec le strigile; Discoliole, relui qui lançait le disque; de même qu’on disait les Célétizontes, les Astragalizontes ; <le même qu’une Minerve de Phidias, qui tenait les ciels de l'Acropole (i), était populaire sous le nom de Cliduelios(a); de même enlin, pour citer un mot de formation semblable, de même qu’on avait donné au portrait de G lycère , par Pausias, le surnom de Stéphanéplokos , parce qu elle tressait une couronne de fleurs (3).

Or, le propre d’un surnom est de faire oublier le nom véritable d'une «nivre d'art et son attribution primitive. Voilà pourquoi les Athéniens perdirent [hui à peu le souvenir de cette attribution, pour ne plus voir que l'attitude de la statue; voilà pourquoi, dans les inscriptions, on linit par adopter l'expression populaire et par dire : tes drachmes du Sléphanéphorc, rit tfayyJkf InfiMifjHt. I .a tradition était si complètement effacée que plus lard les archéologues grecs en cherchèrent en vain l'explication. les lexicographes furent également embarrassés : c'est ainsi qu’Hésyehius parle d'une maison appelée Stéphanéphore, et croit qu’elle avait donné son nom à « celui qui porte une couronne (4). » l/es tétradrachmes de Nicogène et de (’-allimaque me semblent donner l'explication que nous demanderions inutilement aux auteurs. Ils offrent un personnage debout, complètement nu, présentant une couronne; en l'appelant Stéphanéphore, le peuple athénien a parfaitement saisi le trait distinctif de son attitude et traduit l'impression que causait la vue de la statue. Cette statue était de style archaïque; car l’on admettra que le graveur qui l'a copiée sur son coin l'a copiée exactement, l-es proportions courtes et trapues, les cuisses fortes, la barbe, la coiffure, la naïveté et la raideur du geste, tout atteste les traditions de l'archaïsme.

Maintenant ce Stéphanéphore, ce héros national qui préside à la monnaie, dont le sanctuaire est réuni à l’Àpyup',iK,i!t«,v, que M. Boeckli croit avoir etc le gardien des poids monétaires, qui jouait à Athènes le rôle que Junon Moncta jouait à Rome, comment ne serait-ce point Théier, l'inventeur de la monnaie, selon la tradition athénienne Je sais bien que cette tradi-

fi J llaX!tà$a, r, ttoÀn lyv. N nlei dt l'Im/itut arrhtaioyiqut, I. XVII, p. .UH» ét *ut-

u *cdtîTfti. vante»}.

(Aristoph., Thttmofth., v. tStl.} (3) Win., Mut. n «/., XXXV, 4o.

,1) l'Im , Mut. Matttr., XXXIV, 19, § j. Dot» mm- (4) • àr'&îito'j tivô; lu-

pins analogues ont été cité» parM de Witte (Movrtlle* çsvt.çôso’j.

A >\nafrt dtc t'hut if Ht arckèoloçtqnr, t. I, p b 18; Ai»- <ô) IMutarquc. Vie de Tketet, .

NIKOTENHI K A A A 1 M AXOÏ 3S1

tion n'a rien de sérieux pour la critique moderne ; mais elle était trèssérieuse pour les Athéniens qui forgeaient à plaisir de poétiques mensonges, alin de s’attribuer toutes les découvertes et de se constituer le principe de la civilisation entière. Voulurent-ils disputer aux Kginètes, leurs rivaux, l'honneur d’avoir frappé la première monnaie? Voulurent-ils faire oublier que Solon avait rapporté d’Asie Mineure son système monétaire? Cette supposition est très-vraisemblable; mais on conçoit qu’ils aient adopté avec enthousiasme une fiction qui flattait leur orgueil. Ils durent meme consacrer des monuments propres à confirmer à leurs petits-fils l’authenticité de cette fiction. I-a statue de Thésée Stéphanéphore était de ce nombre; placée à dessein dans un sanctuaire annexé à l’hôtel des Monnaies, elle assurait que l'inventeur de la monnaie lui-même veillait sur le dépôt des étalons et des poids. Comme la statue était de stvle archaïque, je ne serais point éloigné de la faire remonter au temps de Pisistrate, ou même de Solon, si je n’étais retenu par la pensée des guerres Médiques et de l’incendie d’Athènes par Xerxès. Dans tous les cas, elle aurait été exécutée dans les années qui suivirent les guerres Médiques.

Pourquoi Thésée portait-il une couronne? Il faut lire la vieille tradition attique dans Pausanias (1), pour comprendre quel sens cet attribut peut avoir dans la main du héros. Ces peintures de Micon sur les murs du Théséion avaient d'ailleurs illustré la légende. Minus avait nié que Thésée fût le fils de Neptune, et, jetant son anneau dans la mer, il l’avait défié de le rapporter : autrement il reconnaîtrait sa divine origine. Thésée se précipite, et réparait bientôt, 'tenant, non-seulement l'anneau, mais une couronne d'or que lui avait donnée Amphitrite. Hygin, qui raconte également cette légende (a), ajoute que les dauphins conduisirent Thésée vers les Néréides qui lui rendirent l'anneau de Minos, et que la couronne d’or lui lut donnée, non par Amphitrite, mais parThétis; elle était ornée de pierreries, compluribus htcentvm genunis. Ce sculpteur avait donc représenté Thésée, tenant à la main la couronne, œuvre de Vulcain, don d’Amphifrite, parce qu’elle est peut-être le symbole de la richesse et des trésors acquis par la navigation et le commerce. Ce symbole prenait une importance plus grande encore et tin sens plus précis dans l’Afpifoxotntt,*.

(I) PauMoioft, 1, 17.

i.1) Pofllcon AslroHomtcon, Il , Et

I a* même sujet se retrouve sur un admirable vase peint rj u i appartient a M. le due de I.uynes : sans doute l’artiste s’était souvenu des peintures de Mieon dans le Théséion. Ce vase est un cratère trouvé à Agrigente, fahri- «pie illustre, dont le style magnifique n’a été nulle |>art surpassé et qui empruntait à .Athènes f c’était une mode universelle ) le modèle de ses compositions. Neptune est assis sur un trône richement décoré : sa main gauche s’appuie sur le trident connue sur un sceptre ; sa main droite serre la main d'un jeune homme vêtu d’une tunique courte dont les plis retombent sur ta ceinture bien serrée : c'est le costume du vovageur ou du marin. Derrière Neptune, une femme d’une grande I M'alite tient les deux extrémités d’une couronne déliée, et s’avance vers le jeune homme comme si elle voulait la lui attacher. Il est impossible de ne point songer à Amphitrite donnant sa couronne à Thésée tandis que Neptune le reconnaît pour son iils. Ilrôndsted avait très heureusement saisi ce rapprochement (i); M. Panofka, tout en l’approuvant, était plus porté à admettre une représentation des jeux isthmiques (a). M. le duc de I.uynes, en publiant à son tour ce monument (3), a reconnu Vulrain précipité du ciel par Jupiter et accueilli par Neptune. MM. t «normant et de Witte ont cité ces diverses opinions, quand ils ont fait reproduire le cratère d’Agrigente (4); mais ils ont préféré, sans hésitation, le mythe de Thésée. C’est, en effet, l’explication la plus vraisemblable, maintenant surtout que les monnaies d’Athènes confirment le récit de Pausanias et d’Hvgin; en même temps, le style grandiose de cette composition nous engage d’autant plus vivement à y chercher le reflet des peintures de Micon. ...

Dès lors ou ne s’étonnera point île voir jiarfois, sur les vases où le combat de Thésée et du Minotaure est représente, les Athéniens qui assistent ail combat tenir des couronnes. Bien plus, Ariadne elle-même est auprès de Thésée tenant cette couronne d’Ampliitrite que Thésée lui donna et qui fut mise par lïncchus au rang des astres suivant les mythologues des temps postérieurs, qui propageaient, à Alexandrie surtout, le symbolisme astronomique (ô). Telle oii voit Ariadne sur une grande coupe du Musée de

l3) Description de quetf/ues entes peints. Paris, lft«t>.

pl. XXI-

v4) Elite des monuments ceramogruphiquej., I lit , pl. IX , p. 77 «1 miivaotc*.

(à) PtM’haliiii, D* Corons* , I, C. IX-

1 1) Xourrttes Annales de t Inst. archeot<Mj.',i. 1, p. 1.19. t7) Vnjrts h notice ou M Panofka annonce le# idw» •I# KmndMrx) . dans les Annale* de P Institut arché*dt* ■fif/ue de Rouir. 1933, t. V, p. 3C3. Cf, Monuments inédits,

t I. pl Ml.ctlJII.

NIKOTENHZ KAAAIMAX01 35:1

Munich qui porte les noms des artistes Glaucytès et Archiclès (i). Sur un vase du Musée de I-eyde (a), non-seulement Ariadne assiste Thésée et porte une couronne, mais Démodiké, personnage allégorique que son nom explique suffisamment, tient elle-même une couronne. Il est naturel de voir là, avant toutes choses, la récompense qui attend le vainqueur : mais je crois que le mythe athénien du Stéphaiiéphore donne à ces symboles une signification toute particulière. Je ne puis m’empêcher de faire In même réflexion, lorsque je vois dans les inscriptions une galère athénienne |>orter le nom de (3) ou de ÏTEymoiM (4). Peut-être le souvenir du vais-

seau qui avait amené de Crète Thésée vainqueur n’élait-il point étranger au choix de pareils noms?

On a remarqué peut-être que les noms des deux magistrats monétaires, Nicogène [né de la Cictoire) et Callimaque [le brave combattant ), s'accordent, par une allusion naturelle, avec un héros qui tient une couronne; mais I allusion sc cache sous la tradition nationale. Ici, le brave combattant, le fils de la Victoire, c'est Thésée, vainqueur de Minos, du Minotaure et des éléments eux-mêmes qui respectent le fils de Neptune.

J’ai cité un tétradrachme du cabinet de Vienne, dans la série de Nicogène et Callimaque, sur lequel un aigle était représenté. C'est du moins ce que dit Eckhel dans son Catalogue (5), et j’avoue qu’une telle nouveauté renversait toutes les idées que je m'étais formées sur les officiers monétaires d'Athènes et sur la succession de leurs symboles, lorsque je reçus de Vienne les empreintes que m’avait préparées la généreuse amitié de M. Arneth, je cherchai, avant toutes les autres, la pièce mentionnée par Kekhel : j’v reconnus, non pas un aigle, mais un oiseau de fantaisie, gravé à la |>ointe par une main inexpérimentée. Quiconque considérera le dessin que j’en publie pensera aussitôt aux oiseaux plus que conventionnels que les enfants de tous les pays tracent sur les murs ou fabriquent avec du papier. Voici ce qui s'est passé probablement dans l’antiquité et à Athènes.

I,es monnayeurs grecs ne savaient |>oint tremper leurs coins, qui s lisaient très-promptement. Ils devaient 1rs renouveler sans cesse, et, comme

(I) Ocrhard, AturrOrscne VatenUlder, Taf. CjCXXXV, Cf. Monuments inerfi/i de l'tnit. arc/teotoy. de Home, I. IV, p|. UX.

(1) Rnult l, Chois de rates peints du Musee de l.eyde, |ian<l, pl.X. Ci. de Willt*, Cat. Durand, n* M4;

Ludolf strplinm . Ifer httmpf ixrtsehen Theseut und Minotauros, Leipii#, 144?. fol., pl. II.

(3) Btrckli, Sreveaen drr ithmci ,p. 32 4, 311, -113, 319-

(4) Ibid., p. MS.

f» Cotât. Mn*. r 3*1, Vindob , p. lll.

ils n'avaient point de matrice, ils gravaient. à neuf chaque coin. Il y a telle sérié attique où j'ai noté plus de quatre-vingts coins difFércnts. peut-être dans la même année : que serait-ce si nous possédions tous les exemplaires d'une série? Forcés de renouveler chaque jour leurs coins dans une ville ronnne Athènes, où l’émission était immense parce que les tétradracltines circulaient dans le monde entier, les graveurs modifiaient légèrement leurs types, changeaient quelques lettres, simplifiaient parfois le revers. C’est ce qui arriva dans l'année où Nicogène et Callimaque étaient magistrats monétaires. I.es graveurs commencèrent par représenter, tlans le champ à droite, le Stéphanépliore et par inscrire en abrégé le nom du troisième magistrat An. Bientôt ils retranchèrent le Stéphanépliore, afin de graver tout au long le lîom du troisième magistrat, que ce fût Nicétès, Callithéos, Andréas ou Ariarathe. Enfin il y eut un coin où furent retranchés et le symbole et le nom du troisième magistrat. Une place restait vide dans le champ à droite : un jour, un jietit Athénien, un apprenti graveur, un oisif. Un plaisant peut-être, prit une pointe et traça dans ret espace vide l'oiseau qu’Eckliel semble avoir pris au sérieux, puisqu'il en fait uii aigle. En outre. Eckhel eût dû nous signaler, dans son texte, cet exemple curieux d'un graffiti i sur les monnaies d’Athènes. J'en ai déjà noté un autre dans la série du nouveau style avec monogrammes qui a été frappée la premièie. La pièce se trouve au Cabinet de Paris, o’est le n‘ 5i de Mionnet. Dans le champ à droite, on voit gravée à la main une sorte de petite palme, que je retrouve sur un tétradrachme de Ptolémée Irr Soter, également au Cabinet de Paris (n® 38 de Mionnet).

Si l'on veut comparer à quelque oiseau réel le dessin fantastique du tétradrachme de Vienne, ce n'est pas un aigle qu’il faut prendre, c’est une poule ou plutôt un coq, et les monnaies d’Athènes nous fournissent encore un intéressant rapprochement. Que l'on se reporte à la série de Cbarias et d’iléraclide, qui a pour symbole ihi coq avec une palme, elle paraîtra tout à fait avoir inspiré le grnffito du Cabinet de Vienne.

ZENCKAHï apmozenoî

AH V it'iine (Eckhcl, l ut. Mus. Or. t. I intlob., p. ils .

AHO M. i .eake ; Heilcn numiim ., p. 2 ] .

AP Cabinet de Pans Mion., Su /tpi., n i5n ; Miomirt a lu HEP an lieud« AP. nE M.Curt.

£$ M. «Il- Prokcsrli.

nE Dresde; tl \ a ET Z ou ETE sous l'amphore; mais l’un et l’aillix- sigles sont sans exemple.

AP l.’autelir. Je possède 1111 autre létiadraelillie sans siales

\ droite de la ohonette, dans le champ, est une figure assise ; su main droite s'appuie sur tin sceptre; sa gauche repose sur ses genoux et tient un objet qu’il m’a été impossible de distinguer. M. Cavedoni Ci) a peu-., ■m Jupiter Hospitalier, Stw. parte cjue le mot ï:V.; se retrouve dans les deux noms tles magistrats, Xcnoelès et Armoxénos. Cette hypothèse est mgenieiise : les Athéniens avaient leur Jupiter Xéniiis et leur Minerve Venin » . et Pline rite une statue de Jupiter Xéniiis par Pamphile, élève de Praxitèle ( J). Mais rumine la ligure est imberbe, il est bien difficile d'\ voir un Jupiter. Je serais tenté plutôt de reconnaître Barclnis, tenant le t li x i se et le eanthare. I,e bras gauche, passé obliquement devant le corps,

i l] Httiurrit rf* relitf, mor. e /rt/., p. Ut Le* deux ~ >«rics qui suivent cunlrt-iliseot fctlc c*>n|W»irr

(3) Pï*usama>, I, 1 1 .

(3) Hnt nat.. XXXVI. 2, 51

rappelle assez certaines représentations de Baeelius qui étend son canthare légèrement incliné, comme pour en répandre le contenu. Dans la série de Quintus et de Cléas, la figure assise que couronne la Victoire est tout à lait semblable à la figure qui nous occupe en ce moment. Je ne voudrais point étendre mes conjectures sur un sujet que je n’ai pu démêler clairement.

HENOKAHZ APMOHENOSÛ

An Caliinet de Paris (Miounct, n° 1 58).

T AH Collection de l'Académie des Sciences d'Amsterdam.

AH I.'autcnr.

r nE M. le général Fox.

T 20 L’auteur.

A AH M. Leake (Heltrnira numistialit, p. q /| ) .

O 20 Milan.

A 20 Cabinet de Paris.

Al Coltzius (t. 111, pi. XIV, f. a), qui donne 4>l n E Milan ; Musée britannique, où l'on ne voit que l'E 20 M. de Prokcsch.

Le serpent familier de l’Érechthéion, l’uxoupi« ôyn, est le symbole d’une autre série à laquelle président encore Xénoclès et Armoxénos. J’ai parlé déjà plusieurs fois du serpent brichthonius, cher à Minerve. Aussi Dérnostliène, exilé d’Athènes, s’écriait-il en invoquant Minerve : « O divine Pal- « las, qui chéris les trois bétes les plus sinistres, la chouette, le serpent,

3 E NOK A H*£ APM03EIN0S

n le peuple! » Je renvoie, sur re sujet, à la lettre de Raoul-Rochette sur le héros éponyme Érichthonius, à pieds de serpent (i). J'ai réuni au tetradrachme et au bronze qui porte simplement le serpent, un autre bronze avec la ciste mystique.

Quoiqu'on rattache d'ordinaire la ciste aux mystères de IWehus et de Gérés, je crois qu’à Athènes elle se lie aussi bien au mythe de Minerve. Les traditions rapportées par divers auteurs nous montrent le sens tout attique de cette représentation (a). Minerve avait caché le petit Kriehthonius dans une corbeille et l'avait confié aux filles de Céorops. Aussi mettait-on an cou des enfants des serpents d’or, en souvenir d'Krichthonius et de Minerve Courotrophos (3).

Os deux magistrats exercèrent leurs fonctions à trois reprises différentes; car non trouvons trois symboles différents et trois séries parfaitement distinctes, avec leurs noms et leurs lettres d'amphore. La série la plus nombreuse a pour symbole un trident devant lequel est un dauphin . Je possède presque tous les exemplaires connus de rette série

A An L'auteur; M. Hoffmann.

A HEP L'auteur.

(I) JVwir. Annale* de Vhut. areb tom« I, p. 313. XlH, et les Fable* du même auteur , IM; Autiÿooue, Ct U douzième iérie avec nunogramnet , p. 17 1 , et HUicrlx nwabtia, VIII ; Ovide , Métamorphose s . liv. Il, VÂcrtrpolf d' Athéné*, t II, p. 351. v. 544.

(3) Apollodore.m, 14; Hygm.J’oefice» Aslnmomico», (3) Euripide, /s», v. 34. 1437.

f/auteur.

AP

L'auteur.

AP

Copenhague (Cf. Rainus, p. i55, n“ 35). ,

Page 1