‹ Les Monologues Lassalle [microforme]Chapitre 132 sur 230 · LE PETIT DOIGT DE MAMAN · texte numérisé non relu

LE PETIT DOIGT DE MAMAN

FERNAND BEISSIER,

O petit doigt de ma maman,

Je t'aime bien, va, mais, par grâce, Ne lui dis plus ce qui ce passe.

Sois moins bavard et plus prudent !

Moi, je ne me méfiais guère.

Je n’aurais pas cru ça de toi, Que tu disais du mal de moi, Chaque soir, à petite mère,

Voyons! tu passes donc partout ?

Tu ne vas pas nier la chose !

Maman ne ment pas, je suppose, Quand elle dit que tu sais tout.

Ça n’est pas gentil de tout dire, De raconter ce que l'on voit.

Rapporter, ô mon petit doigt, C'est aussi mal que de médire.

Ainsi, tiens, Ça n'était pas bien :

Mais elle avait si bonne mine !

Puis, j'étais seul dans la cuisine, Avec le gros Tom, notre chien,

J'ai trempé dans la confiture

Mon doigt, mais, je t'en fais l'aveu, Pas plus que ça — c'était bien peu — Et je l’aime, je te l'assure.

Et puis, c’est Tom qui m'a poussé ; De nous deux, c'est le plus coupable :

J'étais à côté de la table,

Mon doigt, tout seul, s'est enfoncé.

Or, que fallait-il que je fasse ; J'étais, vois-tu, fort ennuyé :

Je l'ai de ma langue, essuyé.

Qu’'aurais-tu donc fait à ma place ?

Lorsque l'on se charge, à maman, De raconter une sottise,

Encore faut-il l'avoir surprise,

Et le dire complètement.

Ce n’est pas que je te redoute,

Car je suis sage, vois-tu bien :

Mais, enfin, ne lui dis plus rien.

d Cela t’est bien égal, sans doute :

Et moi, je m'en trouverai mieux.

D'ailleurs, nour arranger l'affaire,

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Tu n'as rivn qu'une chose à faire : hi

Quand tu me vois, ferme les yeux. En La # ne

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