‹ Les Monologues Lassalle [microforme]Chapitre 131 sur 230 · L'ORPHELIN · texte numérisé non relu

L'ORPHELIN

MARIK JENNA.

RAD in etre

Pourquoi, veux-tu me le dire, En tes yeux ces pleurs brûlants ?

Tes visages de six ans, î Dieu les a faits pour sourire. ;

H Suis-moi : je te mènerai i fe Dans un jardin plein de roses ; :

Ouvertes et demi-closes, # Pour toi je les cueillerai. ñ

Enfant, j'ai dans ma volière Un oiseau rare et charmant, Son col est étincelant

Comme un bouquet de lumière.

Viens, c'est à qui le verra :

Si tu veux, je te ie donne ; Bientôt sa patte mignonne Sur ton doigt se posera.

Tout près, sur une onde vive,’ Se berce un petit bateau,

Et nous glisserons sur l'eau Comme une algue de la rive.

Quatre cygnes sur l'étang Lèvent leur tête superbe, Tu verras brouter dans l'herbe Un petit agneau tout blanc.

Hélas, rien ne sait lui plaire...

Son front reste soucieux.

Pauvre enfant, pour être heureux.

Que veux-tu? — Je veux ma mère.

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