‹ Les Monologues Lassalle [microforme]Chapitre 142 sur 230 · LES VOIX DE L'OCÉAN · texte numérisé non relu

LES VOIX DE L'OCÉAN

MICHEI HELBRONNER.

A cette heure indécise où la mer et les cieux Mêlent au crépuscule une tristesse immense, Et que le pleur des flots, éternelle romance, Sanglote dans la nuit son chant mystérieux :

Un refrain continu s'élève, impérieux,

De la vague, implorant, aux heures de démence, Un instant de répit, un moment de clémence, Pour ces corps, sous les plis d’un linceul furieux.

Là, sous la blanche crète, aussitôt qui retombe, Marquant de son écume une invisible tombe.

Reposent à jamais des êtres sans cercueil.

Et les soirs d'ouragan, sur la plaine mouvante, Ces êtres dans la nuit pleurent un chant de deuil, Qu'exhale sur la grève une vague mourante.

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