O. LE MYRE
Une enfant de dix ans, aux longs cheveux bouclés, Sanglotait de chag:in, dans une chambre sombre Qu'éclairaient seulement les rayons isolés
Des cierges qui brûlaient lugubrement dans l'ombre.
Inerte sur son lit, la maman reposait
Dans son sommeil de mort, et 5a lèvre entr'ouverte Semblait sourire encore. Une vieille priait, Courbée, à son chevet : la grand’maman de Berthe.
La grand’mère parfois jetait un long regard, Humide de pitié, sur la triste fillette,
Puis sur la pauvre morte, et son vieil œil hagard Se voilait d’une larme, essuyée en cachette.
La fillette disait son immense chagrin,
En mots coupés de pleurs, à sa grande poupée, Son joujou, son amie, au visage ‘rès fin,
Un cadeau de Noël de la dernièr. année,
Un jouet qui parlait et qui disait : papa, Maman, oui, non, savait abaisser la paupière. Elle pleurait, la pauvre, en lui parlant tout bas, Et sa voix était triste ainsi qu’une prière :
‘‘ Ma petite maman est morte, comprends-tu ?
Les hommes noirs, bientôt, la mettront dans la terre ! Je n'ai plus de maman! Hélas! j'ai tout perdu! Je ne reverrai plus maman, ni petit père ! ”’
Elle laissait pleurer son triste, triste cœur, En serrant follement, dans ses bras, sa poupée.
‘* Mon bébé, j'ai beaucoup, oh! beaucoup de douleur ! Que vais-je devenir ? Je suis abandonnée !
Je n'aurai plus jamais, à compter d'aujourd'hui,
Ni plaisir ni bonheur ! ‘’ Mais, tout à coup surprise, Elle cesse ses pleurs, un mot d’espoir la grise,
La poupée, en ses bras, lui murmuraïit : ‘‘ Oui, oui! '’
mere agen en
DTA EL Er sresermeereneemne