‹ Les Monologues Lassalle [microforme]Chapitre 185 sur 230 · ÉPHREM CHOUINARD · texte numérisé non relu

ÉPHREM CHOUINARD

En avoir une... ah ! pensez donc, Déjà c'était une for'une.

D'une autre le ciel m'a fait don :

En avoir deux... ah! pensez donc !

De tout j’eusse fait l'abandon, Pour pouvoir en obtenir une.

En avoir une... ah! pensez donc, Déjà c'était une fortune !

Et maintenant j'en compte deux, L'une aussi charmante que l'autre ; Et je me sens des plus heureux Maintenant que j'en compte deux.

Vous impor: ‘1eriez les cieux

Pour que l'un …'elles fût vôtre :

Et voilà que , xmpte deux, L'une aussi charmante que l'autre !

L'une a déjà fait .-s inq ans, L'autre à peine qu: ques semaines.

Ce ne sont don, : plus des eñfants :

L'une a déjà fait ses cinq ans.

Combien aux yeux des grands-parents

Ces deux visions sont sereines :

L'une a déjà fait ses cinq ans, L'autre à peine quelques semaines !

Charlotte est grande et parle haut :

Plutôt tranquille est Jacqueline.

Et puis, si le redire il faut, Charlotte est grande et parle haut.

Ce n'est, certes, pas un défaut,

Non plus que d'être moins mutine :

Charlotte est grande et parle haut ; Plutôt tranquille est Jacqueline,

Je crois devoir le dire ici,

Elles sont également belles ;

Et puis, que j’en raffole aussi,

Je crois devoir le dire ici,

En ajoutant encor ceci :

Au monde, je ne vois plu: qu'elles.

Et crois devoir le dire ici,

Elles sont également belles.

De toute l’ardeur de mes vœux,

Parfois j’évoque leur image,

Et les embrasse toutes deux

De toute l’ardeur de mes vœux, Cherchant, au fond de leurs grands veux, Quelque chose de mon jeune âge, Lorsque, dans l’ardeur de mes vœux, Parfois j’évoque leur image.

Je les vois grandir, embellir,

Dans leur cœur comme en leur personne, Sans craindre, moi, de trop vieillir

A les voir grandir, embellir.

Indéfinissable plaisir,

Jusqu'à ce que mon heure sonne

Je les vois grandir, embellir,

Dans leur cœur comme en leur personne !

Douces et saintes visions,

Qui bercez le cœur des grands-pères Lassés de désillusions !

Douces et saintes visions !

De quels splendides horizons

Vous dorez leurs heures dernières, Douces et saintes visions

Qui bercez le cœur des grands-pères !

eee Er Ee ressens

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