‹ Les Monologues Lassalle [microforme]Chapitre 28 sur 230 · LA ELLE AIMAIT TROP LE BAL · texte numérisé non relu

LA ELLE AIMAIT TROP LE BAL

Que j'en ai vu mourir! L'une était rose et blanche ; L'autre semblait ouir de célestes accord; !

! L'autre, faible, appuyait d'un bras son front qui penche, : Ë Et, comme en s'envolant l'oiseau courbe sa branche, Son âme avait brisé son corps.

Elle aimait trop le bal, c’est ce qui l’a tuée,

Le bal éblouissan: ! Je bal délicieux !

Sa cendre encore frémit, doucement remuée,

Quand dans la nuit sereine une blanche nuée Danse autour du croissant des cieux.

Elle aimait trop le bal ! Quand venait une fête,

Elle y pensait trois jours, trois nuits elle en rêvait ;

Et femmes, musiciens, danseurs que rien n'arrête,

Venaient dans son sommeil, troublant sa jeune tête, Rire et bruire à son chevet.

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