LES VIEUX MORTS
MAURICE DE FÉRAUDY.
Parmi tous les oublis que nous faisons sur terre, Bêtement, lâchement, sans le moindre remords,
Il en est un pénible, et pourtant volontaire,
Mais plus cruel que tous : c’est l'oubli des vieux morts !
Ceux qui depuis hier ont quitté la demeure
Ne sont pas auss:côt relégués dans leur coin : On en parle, on y pense et parfois on les pleure, On va même les voir encor, de loin en loin.
Mais les vieux, les très vieux qui depuis des années Dorment, ceux dont les corps sont presque dissolus, Subissent l’abandon des choses surannées.
Ils sont si loin... si loin... que nous n'y pensons plus.
Quand nous voulons chercher leur visage livide, Leurs traits, en notre esprit, ont peine à revenir : Et notre cœur ressemble à leur sépulcre vide
Où la poussière seule atteste un souvenir !
re 2 are chienne hole apte +
Oh! prenons en pitié les tombes délaissées
Où nos êtres chéris se fondent en lambeaux.
Nos morts ne doivent pas sortir de nos pensées... Il faut garder en soi le culte des tombeaux !
Et quand, dans la saison des fleurs fraîches écloses, Le soleil du bon Dieu vient nous rendre meilleurs, Allons donc leur porter des lilas et des roses,
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