‹ Les Monologues Lassalle [microforme]Chapitre 57 sur 230 · LA MORT · texte numérisé non relu

LA MORT

LOUIS FRÉCHETTE

Pourquoi craindre la Mort, la grande inévitable ? Qu'elle soit le repos, qu’elle soit le réveil, Pourquoi de cette aurore ou de ce bon sommeil Se faire si souvent un spectre redoutable ?

Aucun fantôme n’est effrayant au soleil. …

De même qu’on accueille un ami véritable,

Si l’hôte au front pâli prend place à votre table, Levez en son honneur la Coupe au jus vermeil.

Pour moi, je me fie à la Justice immense.

Or ta justice, à toi, Seigneur, c’est la Clémence : Aussi, par ta bonté céleste rassuré,

Quand le terme viendra de ma course éphémère, Je pencherai ma tête et je m’endormirai Sans peur, comme un enfant sur le sein de sa mère.

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