‹ Les Monologues Lassalle [microforme]Chapitre 95 sur 230 · À UNE TANTE · texte numérisé non relu

À UNE TANTE

MaRiA TRÉCOURT.

Ah! que je suis contente, heureus De te fêter en ce beau jour !

Toi, dont l'âme si généreuse

Est l'objet de tout notre amour.

Et, si je pouvais satisfaire

Mes élans, mes vives ardeurs,

Je voudrais, dans chaque parterre, Faire une ample moisson de fleurs.

Mais l'on me dit que la plus belle Est dans les cœurs reconnaissants :

Alors, de la saison nouvelle

Je puis me passer des présents.

Je t'offre donc, tante chérie,

La fleur qu'épargnent les frimas :

Éclose à l'aube de ma vie,

Elle ne se flétrira pas.

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