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CHAPITRE IX

vingts bouches d’éruption , auquel on peut rattacher, par les salzes de Girgenti et l’éruption sous-marine de Julia- Nerita-Ferdinandea-Graham, l’ile volcanique de Pantellaria; 2° les îles Lipari, qui, outre Stromboli, contiennent le volcan très-actif de Volcano, dont une éruption latérale a produit Volcanello , à l’époque romaine; les cratères des autres îles sont éteints; 3° l’amas volcanique de la baie de Naples, le Vésuve, les champs Phlégréens (carte p. 403), avec la solfatare de Pouzzoles et le Monte-Nuovo, l’île d’ischia, dont le volcan Epomeo s’est réveillé, en 1303, par une éruption terrible ; 4° les volcans éteints de la campagne romaine et de la Toscane, dont les vastes cratères sont occupés aujourd’hui par des lacs arrondis et bordés de rochers à pic, Albano (fig. 118), Nemi, Vico, Bolsena, etc.

L’Europe centrale n’a plus de volcans actifs; mais les montagnes de trachyte et de basalte, conservant encore souvent leurs cratères et leurs coulées, sont nombreuses en Allemagne et en France. Notre carte géologique montre, teintées en rouge plein, les régions volcaniques, aujourd’hui très-connues et très-visitées, qui parsèment les plateaux de ces deux pays.

La plus célèbre est celle qui, sous le nom d’Eifel et de Siebengebirge (Sept montagnes), borde la Moselle el le Rhin aux environs de leur confluent, entre Trêves, Coblentz et Bonn. Les bains de Bertrich, la grotte basaltique dite des fromages, la Falkenlei, le cratère -lac de Lachen , ceux de Pulvermaar et de Meerfeldermaar, les tufs de la vallée de Brohl et les escarpements basaltiques de la vallée de l’Ahr, ont rendu l’Eifel célèbre parmi les touristes. Les cônes pittoresques des Sept montagnes sont plus connus encore, parce qu’ils s’élèvent directement sur ces bords du Bhin, si parcourus, entre Coblentz et

LES VOLCANS

Bonn, il n’y a pas de visiteur de ce pays qui n’ait fail l’ascension obligée de Drachenfels, ou du Rolandseck, ou du Godesberg, couronné de vieux châteaux historiques.

Un curieux massif volcanique se trouve au milieu de la vallée du Rhin, tout près de notre ancienne frontière, en face de Colmar : on le nomme Kaisersluhl. C’est une montagne isolée très-pittoresque, s’élevant de 400 m au-dessus de Vieux-Brisach , bâti à ses pieds. Elle serait plus connue et plus visitée, si les cartes françaises quittaient la mauvaise habitude de s’arrêter, dans la représentation du pays, juste à nos frontières politiques.

On connaît moins, en France, les massifs volcaniques qui sont épars sur les plateaux de l’Allemagne centrale: le Meissner, dans la liesse; le Vogelsberg et le Rhœne, au nord de la Bavière; le Winterberg, dans la Suisse saxonne ; le Mittelgebirge, dans la Bohême, etc.

Nous avons hâte d’arriver aux volcans français, sur lesquels nous voulons donner quelques détails qui termineront ce chapitre.

Nous avons, en France, trois principaux groupes volcaniques :

1° La chaîne des Puys d’Auvergne, qui se continue par le massif du mont Dore ;

2° Le groupe du Cantal, auquel on peut rattacher le Cézallier et les monts d’Aubrac ;

3° La chaîne des monts du Velay et du Vivarais.

Le premier de ces groupes est à la fois le plus connu et le plus varié au point de vue de l’étude des volcans. La chaîne des Puys est remarquable par la forme étrange (fig. p. 97) que produit l’accumulation de ces cônes percés d’entonnoirs, dispersés çà et là, et recouvrant de leurs

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