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LES VOLCANS
Les basaltes forment souvent, sur des surfaces plates, de grandes nappes unies, presque horizontales. Les érosions les ont coupées de ravins à pic, qui les divisent en plateaux nus et arides. Tous les voyageurs qui ont traversé Clermont-Ferrand connaissent le grand plateau de la Serre, et le petit mais célèbre plateau de Gergovie, qui portait la cité gauloise victorieusement défendue par Vercingétorix contre César.
Les volcans à cratère sont bien postérieurs aux trachytes et aux basaltes, qui datent des époques tertiaires : les habitants primitifs et inconnus de notre sol ont dù voir leurs éruptions. On en compte ici plus de soixante, formant une bande alignée du nord au sud, de trente kilom. de longueur sur cinq de largeur (fîg. 128); ils ont percé les basaltes, et étalé sur eux et sur les trachytes leurs cônes de scories, leurs cratères et leurs courants de lave. Ainsi contre le Puy-de-Dôme s’appuie l’un de ces volcans nommé le petit Puy-de-Dôme, dont le cratère, qu’on nomme Nid-de-la- Poule, a environ 90 m de profondeur.
Une course au Puy-de-Dôme est une promenade obligée pour les visiteurs de Clermont-Ferrand. Le pied de la montagne n’est qu’à deux lieues de la ville. Notre figure de la p. 195 est prise d'un point nommé la Baraque, qui est à moitié chemin, au sommet du flanc granitique qui borde la Limagne. On peut voir en route un des mieux conservés des volcans à cratère et à enceinte annulaire, le Puy-de-Pariou, dont la route traverse la coulée de lave.
Le Puy-de-la-Nugère , plus au nord, fournit la lave exploitée à Volvic, dont nous avons parlé p. 232. La coulée du Puy-de-Dôme, qui se dirige en sens inverse vers Pontgibaud , est la plus considérable de toute la chaîne. Celle