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montant la vallée dTIasli , on trouve la célèbre chute de l’Aar, à la Handeck (fig. 139), une des plus considérables de la Suisse, par le volume de ses eaux. C’est la plus belle des cascades- gouffres , c’est-à-dire de celles qui sont emprisonnées entre les parois d’une gorge étroite et profonde. Un affluent latéral, l’Aerlenbach, qui tombe au même point dans le précipice, vient heurter la chute à michemin, et la briser en flocons d’écume.

Il y a bien d’autres chutes , et peut-être de plus belles encore, dans le reste des Alpes, sans parler de la chute du Rhin, à Schaffouse, ce diminutif du Niagara.

On peut citer, parmi les volumineuses, la chute de la Tosa, dans le val Formazza, à l’ouest du Saint-Gothard ; parmi les sauvages, la chute de la Linth ou Pantenbrücke , dans le canton de Glaris, et la cascade de Bérard, au passage de la Tête-Noire, qui mène à Chamouny ; parmi les pittoresques, le Pisse -Vache, près de Martigny-en- Valais, et la cascade du Beverbach, sur la rive du lac de Wallenstadt (fig. 141).

Les Pyrénées ont leur splendide chute de Gavarnie (p. 209), la plus élevée de l’Europe; celle de Seculejo, près de Bagnères-de-Luchon , et bien d’autres.

Il n’y a pas de chaîne de montagnes qui n’ait ses cascades célèbres. Nous citerons seulement: au mont Dore, la grande cascade ; dans le Jura, le Saut-du-Doubs ; dans les Vosges, la cascade du Nideck ; dans la campagne romaine, les cascades de Tivoli.

Un pays à cascades moins connues, mais bien plus nombreuses et bien plus gigantesques encore que celles des Alpes, c’est la Scandinavie, dont tous les cours d’eau, dirigés vers la mer du Nord, rencontrent la falaise escarpée que découpe la mer en ces gorges profondes, qu’on nomme fiords. Les cataractes du Rjukanfoss, dans le Telemarck,

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