CHAPITRE IV
LES FORMES DES MONTAGNES
l’altitude et sa mesure
Son front blanc dans la nuit semble une aube étemelle ; Le chamois effaré , dont le pied vaut une aile ,
L’aigle même le craint, sombre et silencieux.
La tempête à ses pieds tourbillonne et se traîne ,
L’œil ose à peine atteindre à sa face sereine ,
Tant il est avant dans les cieux.
Victor Hugo, Feuilles d’automne.
La première chose qui nous frappe et nous intéresse dans les montagnes, c’est leur hauteur.
Comme la plaine est à peu près plate, l’élévation verticale à laquelle parvient une montagne dépend de l’élévation à laquelle est déjà parvenue la plaine elle-même au pied de la montagne. Il faut prendre un point de départ invariable ; on a adopté le niveau moyen des mers ; malgré la variation en apparence considérable que causent à ce niveau les vagues, les vents el les marées, la moyenne