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CHAPITRE IV

pente roi Je et uniforme, ou clans cette montée de trois heures de la Gernmi, dont le sentier, bizarrement contourné, taillé dans le roc, gravit dans une fissure une paroi verticale de 800 m, sans qu’on puisse de chaque lacet du chemin voir celui d’où l’on vient ni celui où l’on va?

La figure 5(3, p. 181, est destinée à donner une idée nette des hauteurs relatives de nos monuments et de nos collines comparativement aux petites, aux moyennes et aux grandes montagnes d’Europe. Tout ce que nous avons dit se rapporte surtout à ces montagnes; pour l’appliquer aux chaînes gigantesques de l’Asie centrale et de l’Amérique équatoriale, il suffirait de doubler à peu près les dimensions. Dans les climats tropicaux , la zone des forêts et des régions habitables s’élève jusqu’à 3000 m; la zone des neiges perpétuelles ne commence qu’entre 5000 et 6000 m.

Celte saillie des montagnes, qui nous semble si énorme, n’est rien par rapport aux dimensions du globe terrestre. On a l’habitude de la comparer aux rugosités de la peau d’une orange: cette comparaison est très -exagérée. Ces rugosités atteignent facilement plus d’un millimètre sur des oranges qui n’ont pas un décimètre de diamètre. Si elles avaient proportionnellement cette taille, les montagnes terrestres atteindraient 120 kil. de hauteur, c’està-dire 15 et 20 fois pl us qu’elles n’ont en réalité. Le disque delà lune, qui nous paraît un cercle si parfait, est accidenté par des montagnes relativement quatre fois plus hautes que les nôtres. Sur un globe d’un mètre de diamètre, les plus hauts pics de l’Himalaya n’auraient que deux tiers de millimètres de saillie, et le mont Blanc un tiers. L’effet n’en serait pas exécutable à cette échelle; mais la figure 57 le représente sur une échelle six fois plus grande. La courbure de la terre y est indiquée par

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