Corpus, VIII
240 I.ES MONUMENTS ANTIQUES DE L ALGÉUIi:
lit ' : « Se))ipf'r par. » Dans le mémo bas côté, en face de l'entrée, un carré, enfermé dans un labyrinthe, est couvert de lettres, qui sont combinées de telle sorte qu'elles répètent en tous sens les mots « Sancta ecclesia- ». Un jeu de lettres sem])lable se retrouve dans l'abside : les mots « Marimis sacerdos » y sont reproduits un grand nombre de fois-'. C'est sans doute le nom de révêque qui fit construire la basilique.
En dehors des inscriptions, les mosaïques offrent surtout des motifs ornementaux, disposés avec beaucoup d'harmonie et de goût. 11 faut signaler pourtant des poissons dans ral)si(le ; des vignes, dont les grappes sont becquetées par dos colombes, vers le fond de la nef centrale^ ; deux grosses colonnes torses, portant une arcade et flanquées de chaque côté d'un calice où deux colombes viennent boire, dans l'espace que la contreabside occupa plus tard.
Au centre de cette contre-abside, on a inséré dans la mosaïque primitive un morceau nouveau, dont les sutures sont nettement distinctes ; l'épitaphe d'un évêquo, nommé Reparatus, y est tracée à l'intérieur d'une couronne"'. La date indiquée correspond à l'année 475 de notre ère. Ce fut donc l\ la fin du v'' siècle que l'on construisit l'hémicycle pour y ensevelir Reparatus, dont la tombe a été trouvée au-dessous de son épitaphe. L'évêque était enfermé, tète au couchant, dans un cercueil en bois. Si l'hypothèse de Prévost, indiquée plus haut, est exacte, cette tombe a pris la place de la piscine baptismale.