Ibid
4. Au milieu de ce tableau, on volt deux rnlonneites, supportant soit une architrave, soit pins probublement une table (autel?).
o. Corpus, Vlil,91t)9.
Le même autem' mentionne de petits bâtiments, sacristies ou habitations, s'adossant au mur postériem- de l'église ; Tune de ces pièces parait avoir été une salle de bains.
Il y avait à Castellum Tingitamim une autre église, qui a disparu lors de la construction de l'hôpital militaire'. On a signalé aussi-, à un quart de lieue environ de la basiUque de Reparatus, au milieu d'un cimetière chrétien, « les restes de doux espèces de chapelles ou oratoires », aujourd'hui détruits. Enfin, contre les bords du Chélif (rive gauche), ont été recueillis jadis des débris d'inscriptions sur marbre et sur brique^, qui prouvent qu'il y avait eu ce lieu une memoria apostoloriini [Pet]ri et Pauli, c'est-cà-dire une chapelle contenant des reliques de saint Pierre et de saint Paul, auprès desquelles des martyrs et d'autres chrétiens étaient ensevelis. Ce monument, à en juger par la forme des monogrammes constantiniens, accompagnés de l'a et de Vm, parait avoir été élevé vers la fin du iv" siècle ou dans le cours du v°.
96° Henchir Oiiazen (au nord del'Aurès). — Église'', très ruinée : on ne distingue que quelques débris de mur, dépassant à peine le sol. Longueur 30", 60, largeur 12", 80. Orientation nord-nord-est. En avant, un vestibule profond de 5", 20, occupait toute la largeur de l'édifice. La façade de la basilique parait n'avoir été percée que d'une seule porte, au milieu. A l'intérieur, se dressaient deux colonnades (bases attiques à plinthe assez élevée, chapiteaux d'ordre dorique décadent). Au
1. Moniteur algérien, n" du 14 octobre i843. Dupuch, Essai sur l'Algérie chréHenne, p. 27-3.
2. Moniteur algérien, l. c. Conf. Aniati, l. c. p. 373 ; Azéma de Montgravier, l. c, p. o2.
3. Corpus, 9714-9724. Conf. Moniteur algérien, Auiati. Azéma de Montgravier, II. ce.
4. Graillot et Gsell, Mélanges de VÉcole de Rome, XUf, 1893. p. 522-4, fig. 6.
fond, un espace, dont l'entrée était flanquée de deux demicolonnes, correspond à l'abside ordinaire : les murs en sont entièrement détruits, si hien que nous no saurions dire si cet espace était arrondi dans sa partie postérieure. On y a découvert un grand sarcophage en pierre, placé transversalement. A droite et à gauche, deux sacristies.
Dans le bas côté de gauche, un rectangle était clos par des dalles, emboitéesdans do petits piliers. Peut-être faut-il y voir une sorte de chœni-, (jui aurait précédé une abside (dont il ne subsiste aujourd'hui nulle trace). Nous pourrions ainsi distinguer deux axes dans cette éghse : 1° l'axe principal, orienté d'une manière anormale et passant par le nnlicu de la tombe d'un personnage vénéré, tombe d'époque antérieure, que l'on n'aura pas voulu déplacer et dont la position a dû déterminer le plan général du sanctuaire ; 2" un second axe, perpendiculaire au ])remier et orienté régulièrement, de manière à répondre aux usages du culte.
{)(■)"'"' Oued F cndek (au sud-est de Philippeville). — Chapelle (?) ^ située sur une éminence appelée Sidi Mezian, dominant la plaine de l'oued Fendek et voisine du village actuel de Jonmiapes. Étudiée jadis par Delamare, elle est aujourd'hui entièrement détruite. « Cette construction (reste d'église ?), (( dit Delamare, présente une nef, large de 9™, 80 et de « 40 mètres de longueur, d'après les restes des murs tracés « par plusieurs rangs de pierres de taille. Cette nef porte, à « droite et à gauche, les traces certaines de deux hémicycles « de S™, 00 de rayon dans œuvre ; celui de gauche est, sur son « milieu, renforcé par un contrefort qui devait vraisendjlable-
1. Delamare, Exploration, pi. 47, fi<j. 13: note mannscrile, feuillets 2i4 et 249 (versoj du IV de ses dessins, consej'vés à la Sorljonne.
« ment se retrouver [à droite] ; il est présumahie qu'un « troisième hémicycle couronnait la nef. Tous ces murs « affleurent le sol, à l'exception de ceux des deux hémicycles « qui, moins détruits, gardent encore une hauteur inégale, qui <( atteint 4 mètres à l'intérieur. Sur 2 mètres d'élévation, ils <' sont formés de petits moellons appareillés, et, plus haut, des « briques remplacent ces moellons. Tout le parement exté- « rieur est en moellons, moins bien disposés qu'à l'intérieur. « Nous n'avons trouvé ni moulure, ni inscription, ni colonne. »
Comme le suppose Delamare, cette ruine a peut-être appartenu à un édifice religieux, soit à une chapelle en forme de trèfle, flanquée d'autres bâtiments, soit — ce qui est moins probable — à une église à triple abside. A en juger par le plan, ces constructions avaient subi des remaniements, qui ne permettent guère de reconnaître la disposition primitive.
97" Ruines de ÏOiicd R'zel (aunord de l'Aurès). — Chapelle ', très mal conservée. Largeur 12", 05 ; la longueur ne peut pas être déterminée avec certitude. Les vaisseaux étaient séparés par deux rangées de piliers : dans les uns. la base et le fût sont à part ; dans les autres, la base ne forme qu'une pièce avec la partie inférieure du fût. Le fond de la chapelle n'est plus distinct, et il est impossil)lo de dire s'il y avait une abside. Parmi les décombres de cet édifice, nous avons trouvé une pierre quadrangulaire (longue de C^jTô, large de 0'°,3S, épaisse de 0'",48), ornée par-dessus de cinq poissons en relief. Une autre pierre, qui était peut-être un montant de porte, offre l'imagé d'une colombe posée sur un rameau '^
1. Graillot et Gsell, Mélarujes de VÉcole de Rome, XIV. 189i, p. G3, fig. 18.
2. Il y a au même endroit une ruine qui peut avoir été une église {ibid. p. 63). L'abside n'était pas placée au fond, mais sur le côté droit.
2i4 LES MONUMENTS ANTIQUES DE L ALGÉRIE
97°'"- Ouled Agla ou Lecourhe (probablement Equizetum, à roiiest de Sétif). — Église ^ dont le plan était })0u net et dont on a utilisé presque tous les matériaux. En avant de l'entrée, vestiges d'un escalier. La nef était séparée des bas côtés par deux colonnades (bases à socle élevé, à moulures barbares; fûts, hauts d'environ 2°',50 ; chapiteaux grossiers à bandes superposées ou d'ordre ionique dégénéré). Au fond de la nef, il y avait une al)side, à laquelle on montait par quelques marches. L'ouverture était barrée par une balustrade (dalles dressées et petits piliers), qui s'interrompait au milieu pour laisser le passage libre. Une corniche courbe et des colonnes monolithes, hautes seulement de l'°,85 et consistant en un fût cylindrique, que terminent en haut et en bas des dés quadrangulaires, faisaient partie de la décoration de cette abside. Contre la face gauche de l'église, et prol)ablemeht à la hauteur de la sacristie qui devait exister de ce côté, M. Milhavet a vu un escalier qui conduisait soit au dehors, soit dans une dépendance de l'édifice. On a trouvé dans la ruine le bas d'un pilastre, orné d'uncahce d'oii sort un pampre, ainsi (pi'un chapiteau de pilastre, offrant sur une de ses faces latérales une colombe et un serpent. Peut-être ces deux morceaux étaientils placés à l'entrée du presbyterium. Le sous-sol de l'abside et des bas côtés renfermait des tombes, formées par six dalles de pierre.
98° Klierbet Ouled Arif [Lambiridi, au sud-ouest de Batna). — Église "~, dont il ne reste plus que quelques vestiges. Longueur i-6'°,30, largeur 19'", 30. En avant, il y avait, semble-t-
1. AiidoUent, Mëlanr/es de l'École de Rome. X, 1890. p. i32. Gsell, Recherches archéolorjiques en Alrjérie, p. 278-9, ûg. 96-'J8. Milhavet, Rull. Cmnilé, 189'8. p. 339-362. Gsell, Mélanges de l'École dé Rome, XX, 1900. p. 137, n. i.