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Ces murs ne s^ont pa« indiqués sur notre plan

fait quelques sondages en 1891, et, depuis, il a été entièrement fouillé par M. l'abbé Grandidier.

Il se compose :

1' D'im r(.ul()ii\ long de 10", 20 et <le largeur inégale (2"', 18 à l'est, 2'",50 à l'ouest). Cet espace est décoré de six demi-colonnes très trapues (les fûts ne mesurent que l'",50 de liauteur ; et de deux i)ilastres, que surmontent de mam^ais chapiteaux corinthiens'. Il était couvert d'un plafond en béton, épais de 0™,20, snpi;orté i)ar de forts machiers. Le mur du nord est percé d'une petite porto qui fait face à l'u e des entréas latérales de la l)asiliqne.

2" D'une abside, qui n'est certainement pas un rajout. Elle est bâtie entièrement en blocage (})arois et voûte). Trois petite fenêtres réclairaient : elles sont munies de feuillures pour l'insertion de panneaux en pierre, découpés à jour. Deux ])ilastres corinthiens se font face à l'entrée et portent une arcade surbaissée.

3" D'une grande salle, de 10™, 20 sur G", 40, dont le sol est bétonné. Une large porte s'ouvrait d'abord sur le couloir, entre les doux: domi-colonnes centrales; elle fut rétrécie plus tard et, lurs de ce remaniement, coiffée d'une pierre qui forme un linteau surmonté d'untvmpan en demi-cercle, oii est sculpté, ou haut relief, un monogramme constantinien avec l'a et Wù- ; la partie arroiKhe devait remplir la lunette d'un arc de décharge. Il y avait au sud une autre entrée, basse et étroite, communiquant avec le dehors. A l'intérieur de cette salle, on a trouvé des sarcophages. On remarque aussi, dans la partie

1. Liin d'eux ])résente sur un des eûtes un monogramme constantinien gravé.

2. Mélanges de l'École de Borne, .\IV, 1891, p. 403, fig. 51.

nacitlum de riiagiographe ; 2" une basilique, greffée sur cette chapelle. On distingue très nettement, sur la face septentrionale, l'endroit où le mur de la basilique vient s'appliquer contre le mur du bâtiment primitif.

La cliap?lle a été élevée sur un emi)lacement déjà occupé en partie par d'autres constructions : citerne et tombes. Un de ces monuments funéraires, dont la position correspond au centre même de la chapelle, fut respecté par les chrétiens. Il se compose d'un sarcophage en })ierre, de trois bornes placées derrière ce sarcophage et d'un cippe en forme de caisson, dressé par devant. L'épitaphe, qui ne porte aucun indice de christianisme, nous apprend que ce tombeau est celui de Fabia Salsa, morte à soixante-trois ans. Cette femme était évidemment une parente de sainte Salsa : on a même pensé que c'était la sainte elle-même, transformée en vierge et martyre jjar une légende pieuse'. Il semble que le cippe ait été laissé à découvert dans la nef de la chapelle jus(|u'à l'érection du socle dont nous })arlerons plus loin. Sous le caisson même, nous avons trouvé deux monnaies de Constantin I" : ce qui prouve que la sépulture de Fabia Salsa n'est pas antérieure au début du IV* siècle.

Le sanctuaire chrétien (pii fut bàli en ce lieu dans le cours du même siècle est en pierres de taille; quelques matériaux de démolition v ont été emijlovés. Il est de forme carrée (15'",I2de long sur 15", 06 de large). Le mur de façade, ainsi que le vestibule mentionné i)ar l'auteur de la }) ssion ont disparu lors de rallongement de l'édifice. Dans le mur de gauche, il y avait une porte, haute seulement de l"',!^. L'intérieur était divisé en trois vaisseaux par deux rangées de

1. Voir, à ce sujet, Mélanges de l'École de Rome, XXI, p. 233-0 .

jiiliors, (jui joriaicnt des arcades, formées de claveaux de

<lifféi'entes .< raudeurs. Dans 1 s flancs des i)iliers les plus

rapprocliés du fond, sont pratiqués, à une hauteur moyenne

de l'",80, des trous rectangulaires oîi entraient des barres

auxquelles on attachait sans doute des rideaux; dViutres trous,

percés plus bas. peuvent faire croire à l'existence d'une grille

isolant la nef. Mais ces aménagements datent peut-être de

l'époque où cette nef devint le chœur de la basilique. Rien ne

jtrouve (pie les bas côtés de la chapelle i)rimitive aient été

siu-niontés (k' tribunes : d'ailleurs, les dimensions restreintes

du bàtinieni ne permettent pas une telle hypothèse. Au fond

de la nef, il y a une abside, dont Touverture est flanquée de

deux demi-colonnes, taillées dans les pierres d'angle. La

voûte, en cul de four, était aj)pareillée. Cette abside ne parait

pas avoir clé élevée au-dessus du sol de la nef, dont elle était

sé])arée par un cancel, en })ierre ajourée, s'interromjiant au

milieu j)onr laisser un passage. Le nnir de fond du bas côté

de gauche présente une i)orte cintrée, dont le seuil était en

contre-has du sol de la cliap lie : on devait donc y descendre

jiar (piehpies degrés, que Ion supprima plus tard, ])robable-

inent quand on remplit de tombeaux l'extrémité (hi collatéral'.

Ce })assage établissait simplement une communication avec

rextérieur. En arrière, se trouvent un assez grand nombre do

sarcophages, à des niveaux (hvers^.

Il est difficile d'indiquer la place qu"occuj»aient. dans la cliapell(>, la sépulture de sainte Salsa et l'autel, qui était

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