‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 204 sur 264 · Diehl, Afr. byz., p · texte numérisé non relu

Diehl, Afr. byz., p

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siiios los iiuos dos auti'os aux cMidi'uits les plus exposés, muius rapprochées ailleurs. A riiitéricuir de la ville, et d'ordinaire dans une position élevée, se trouve une citadelle, dei'idcr refug-e des défenseurs; elle élait quelquefois dominée par un donjon.

2" Les forteresses, les unes isolées (au moins dans le principe) et gardant iU^>^ points stratégiques, les autres construites au centre ou dans le voisinage immédiat de certaines villes qu'elles }trotèg-ent. La ville reste ouverte (»u bien elle n'est ciitouréo que d'un simple mur. Ces caslc/la sont généralement i-cclangulaires, avec des tours aux angles; d'autres tours se drcsseiii souvent au milieu ou le long des quatre côtés. Cei)endaid, quel([ues forteresses ont une forme plus irréguliëre : par exemple, celles d(> Taoura. d(^ Guelaa Sidi Yaliia et de Mdaouroucli ; dans les deux jjremières, l'enceinte s'adapte aux contours d'un manielou à pentes i-apides.

3" Les jietits postes, qui sont des carrés ou des rectangles, ordinaii'ement sans toui's.

Une disposition aussi simjjle se retrouve dans les fortins qui servaient d'abris tem})oraires aux jiopulations et qui n'étaient j as des ouvrages officiels.

Dans cette catégorie d(^ fortiticalions non officielles', nous rangerons aussi les murailles assez grossières et le jilus souvent dépourvues de tours, qui défendaient un certain noml)re de

1. Nous ne voulons pas dire, naturellement, que le gouvernement impérial ait été inclinèrent à la construction de ces ouvrages. Il est évident qu'ils ne purent être exécutés qu'avec son autorisation et que, fréquemment, ils durent l'être sur son initiative. Pour faciliter la surveillance des alentours, on les élevait de préférence dans des lieux découverts, d'où l'on pouvait échanger des signaux avec les forts voisins ; quelques-uns étaient situés sur des routes importantes. Par là. ils tenaient leur place daus le système général de iléfense de l'Afrique du .Nord. Mais ils étaient avant tout des ouvrages de défense locale, construits par les soins des liabilants et sans doute dépourvus de garnison.

CONSTRUCTIONS DÉFENSIVES DE BASSE ÉPOQUE 3Sl

villes, et, d'autre part, les rofuoes établis dans des lieux difficilement accessibles, où les campagnards se retiraient en cas de danger. Au début de ce livre', nous avons iiKMitionné des refuges analogues, dont 1 s uns doivent (hiter d'une époque beaucoup plus ancienne que la domination byzantine, dont d'autres, au contraire, jaraissent assez récents. Mais ces refuges sont construits en jiierres brutes, entassées les unes sur les autres ; ceux dont il s'agit ici ont des murs en pierres de taille, formant doul)b^ iiarcmnit : ils sont, par conséquent, de type byzantin.

On enq)loya, pour bàlir ces divers ouvrages de dc'd'ense, tous les matériaux disponibles, les i)ierres richement sculptées aussi bien que les plus simples blocs''. En général, on n'eut pas besoin de démolir des (''(Hfices plus ;uici mis : presque partout, on avait sous la main des ruines, accumulées p,ai- b^s dévastations des Vandales et des Berbères. Des monuments l'oujains, restés debout, fm-ent pai'lViis incorporés dans Its nou- A'eaux remparts : à Téb'ssa, l'arc de Caracalla devint une des tours de la place forte; à Zana, l'ai'c de Macrin forma l'un des côtés d'un fortin; à Guelma, l'enceinte du Haut Emjjire jiarait avoir été en })arti'^ conservée ; des portes monumentales furent encastrées dans des murailles à Announa, ;i Kbamissa, à Kissa ^.

La caractéristique de la construction byzantine est, nous

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