Diehl, ibul., p. 10!) seq
4. Au XI" siècle, les gens de Tébessa répondirent à Mouley Ahmed, qui leur demandait de faire leur soumission, qu'ils n'avaient d'autres maîtres que leurs murs.
donièrc une enceint;> bàlie par les Grecs ; les citadelles françaises de Guelma et de Sétif sont d'anciennes citadelles byzantines, remaniées par nos ingénieurs militaires; pour protéger Tébessa, on s'est contenté de restaurer les murs de Solomon.
Parmi les constructions dont nous avons à parler ici, nous l>ouvons distinguer jjlusieurs types ' :
1° Les villes fortes, entourées d'une enceinte continue. Elles sont, en généi-al, assez petites : Bagai a une superficie de 10 hectares, Tébessa de 9 hectares à peine. L'espace qu'elles couvrent est beaucoup moins étendu que les cités romaines qui les ont })récédées -. Il est vrai qu'une partie de la 1 opulation vivait en dehors de l'enceinte, dans une zone qu'un mur protégeait parfois contre les premiers coups de l'ennemi. Quelques-unes de ces villes sont de forme rectangulaire, comme les camps romains : i)ar exemide, Theveste. Mais, en d'auires lieux, on a tenu compte de la configuration ilu terrain, ou })ien de l'existence d'édifices qu'on a voulu comprendre dans l'enceinte. A Bagai, à Tipasa de Xumidie, à Tigisis, le renqjart suit les bords d'une colline, et sa valeur défensive est accrue par les pentes plus ou moins raides qui le précèdent; ii Calama, il décrit un coude pour enfermer de vastes tliermes et il va se souder à une muraille qui sendde romaine. Des tours sont placées aux angles de ces enceintes, d'autres sur les (Uvers fronts, k des intervalles variables, voi-
1. Coaf. Dielil, Afrique h'jzanLine, p. l8o seq. — Nous devons noter que celte classification, adoptée pour la commodité de l'exposition et exacte dune manière générale, n'est cependant pas absolument rigoureuse. Il est évident que certains ouvrages de dimensions moyennes peuvent être classés soit parmi les fortins, soit parmi les forteresses. Pour diverses villes, nous n'avons pas d'argument décisif nous permettant de dire si les enceintes qui les entourent ou les citadelles qui les protègent ont été élevées par le gouvernement de Byzance ou par les autorités locales.