‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 4 sur 264 · On sait quel lx((nUnn veut dire le pont en arabe · texte numérisé non relu

On sait quel lx((nUnn veut dire le pont en arabe

4. Texier, Revue archcolof/iqiœ, V, 1848, p. 131-2. Delamare. i/iid., VI, ISi!», p, 7-9. Guyon, Voi/CKje d'Alfjer aux Zihan, p. 158-160. Fournel, Piicliesse minérale de l'Algérie, I, p. 299; atlas, pi. XVI, fig. 8. Renier, Arc/iires des Missions, II, 1851, p. 440-1. Ragot, Bec. de CoiisL, XVI, 1873-4, p. 2G3-4. Choisy, Histoire de Varcliileclure, 1, p. .■)17.

sait sur co pont, jeté sur une riviëro que l'on a})polle aujourd'hui Toued El Kantara.

La construction est en pierres de taille, pour la pluparl à bossage. Il n'y a qu'une seule arche, en plein cintre, de 10 mètres d'ouverture, dont les culées reposent sur des rochers à pic. La voûte, large de 4", 80, présente trois nervures, en saillie sur le reste de l'intrados, auquel elles assurent plus de solidité'. Les deux bandes en retraite que limitent ces nervures sont décorées de caissons encadrant des sculptures variées : rosaces de différentes formes, couronnes, vases, deux boucliers croisés, deux cornes d'abondance également croisées, corbeille remplie de fruits, oiseau posé sur une branche, etc. En aval, un buste, devenu fruste, ornait la clef de voûte. On remarque aussi, dans les culées, deux pierres sculptées, Tune avec un niveau-, l'autre avec une couronne, un oiseau, un niA^eau et deux antres objets, aujourd'hui indistincts.

Le tablier a été refait; les parapets actuels ont remplacé deux bordures construiles avec des pierres antiques, mais datant évidemment d'une restauration hâtive'^. Plusieurs de ces pierres portent des inscriptions, épitaphes et dédicace du temps de Caracalla ' : il est impossiljle d'en tirer aucun argument pour déterminer la date du pont.

A coté, on a trouvé, en 18 ii-, un petit autel, qui a été scellé

1. Elles ressomblenl à des arcs-doubleaux, mais il faut remarquer qu'elles ne supportent i)as la voûte. Ce sont des saillies, et non des chevalets.

2. Le niveau a été assez souvent figuré en Afrique comme préservatif contre le mauvais œil (conf., par exem[)le, La Blanchère, Musée d'Oran, p. 39). Rien ne prouve d'ailleurs que les constructeurs du pont n'aient pas pris ces deux pierres dans nn édifice plus ancien.

3. Une restauration de ce genre fut faite en 181 i: on rélalilit alors le tablier.

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