‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 74 sur 264 · II · texte numérisé non relu

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H\ LES MONl MENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

c )up (renlro oux se distinguent à peine : il faut presque les deviner sous la terre qui les recouvre ou sous les misérables constructions indigènes dont ils sont encombrés. On n'en a déblayé qu'un petit nombre. Mais les résultats lieureux de ces fouilles, pour la plupart toutes récentes, permettent d'espér.n' qu'elles seront suivies d'autres rechercbes, étendues et méthodiques. On recueillera ainsi d'utiles d(jcuments pour l'histoire du christianisme dans l'Afrique soptontrionale et pour l'étude de l'architecture chrétienne primitive. NuJle part, en effet, les édifices chrétiens des premiers âges ne sont aussi nombreux, et l'on peut être certain qu'ils n'ont pas subi de remaniements au movon âge, comme tant d'églises de l'Occident : détruits il y a douze siècles par les envahisseurs arabes, ils n'ont pas été relevés depuis ^ Ils offrent donc un sérieux intérêt aux archéologues, malgré leur très mince valeur artistique.

Nous donnons dans ce chapitre la description des monuments chrétiens dont les restes se voient on Algérie, en y joignant la mention de ceux qui nous sonl connus par des textes d'auteurs ou par des documents épigraphiques. Notre liste comprend environ cent soixante-dix numéros; mais elle n'est assurémeni pas complète'-; beaucoup de ruines n'ont pas encore été décrites et il nous a été impossible de les voir ; à

1. On na aucune preuve (|uc des églises d'Algérie aient été transformées en mosquées [h Alger, n" 10, l'abside dune église en ruines indiquait seulement le côté de la prière). — A Tlenicen. il y avait au xr siècle une église, fréquentée par les restes d'une population chrélienne (El liékri. Description de r Afrique, trad. De Slane, p. IT.)). Mais il n'est point certain que ce fût un sanctuaire fort ancien, pas plus que l'église de Notre-Dame qui existait, vers le début du siècle suivant, à la Kalaa, au sud de lîordj bou Aréridj (lilanchet, liée, de (^onsf , XXXII, 1898, p. li:!-i>.

2. Nous avons d'ailleurs passé sous silence un certain nombre de ruines qui nous ont paru sans intérêt.

cet égard, le sud de la Xamidic, en particulier les régions d'Aïn-Ceïda el de Tébessa méritoraiont une exploration attentive. Renonçant à toute classification raisonnée, nous avons adopté Tordre alphabétique. Il parait impossible, du moins à l'heure actuelle, de constituer divers groupes, présentant un ensemble de caractères nettemeut distincts, qui permettraient de les attribuer à diverses écoles. D'autre part, on ne saurait prendre la chronologie pour base d'un classement, car il n'y a en Algérie qu'un très petit nombre d'édifices chrétiens qui puissent être datés, soit d'une manière exacte, soit approximativement. Pour un seul, la basili(iue d'Orléansville (n" 95), l'année de la fondation est donnée par uie dédicace : 324 de notre ère. Pour plusieurs autres, nous pouvons fixer un Imninus anta qutiii^ grâce à des tondjes datées qu'ils contiennent. Ailleurs nous n'avons pour nous guider que la forme des monogrammes du Christ, gravés ou sculptés sur les pierres', le mode de construction, la facture des chapiteaux et autres morceaux

1. On sait que la forme de ces sifjna CJirisli a varié avec le temps. Il ne faut pas oublier cependant que, d'une manière géniTaic, les types nouveaux n'ont point fait disparaître iniinédiateuient les types antérieurs, et que certains types ont dû rester en usage dans telle région plus longtemps que dans telle autre : les estimations chronologiques que l'on peut tirer de la présence île ces signes ne sont donc pas susceptibles dune grande rigueur.

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