‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 76 sur 264 · Lellre 29. ch. xi · texte numérisé non relu

Lellre 29. ch. xi

5. Hencliir el Azreg (n-' 17 et 18); Kherbet Bon Addoufen (n" 33 et 34); Henchir bon Takrematène (n" 37 et 38); Henchir Selfan (n°' 113 et 114); Kherbet Selmi IV' lin et 117); Henchir Teniet el Kebch ^n"' 142 et 143); etc.

il8 Li:S MO.NLMEMS A.MIQUES DE L ALGÉRIE

(livibèrent les flirélicnsde ces bourgades en douxfactions hostiles'.

2° Les basiliques, les chapelles construites })Our recevoir des reliques', pour comméuiorcr do pieux souvenirs, par exemple dans des lieux' que des saints avaient habités ou qu'ils avaient illustrés i)ar leur martyre -^ Des excès de dévotion accrurent le nombre de ces memoriae martiiriiin, au point d'alarmer les autorités ecclésiastiques. A la suite de songes ou de prétendues révélalions, des chrétiens se mirent à élever, en maints endroits, dans les campagnes et le long des routes, des chapelles qui ne contenaient aucune relique des martyrs auxquels elles étaient dédiées et qui ne se rapportaient à aucun souvenir local de leur vie''.

3° Les oratoires, indépendants"', ou j)lacés dans 1(> V(nsinage inunédiat des églises*'.

1. Ou a ilu reste retrouvé dans cette région un certain noniljre de pierres portant la devise donatiste « Ueu laudcx! ».

2. En particulier des reliques de saint Pierre et de saint l'aul (au djebel Djaira, n- 4G ; à Kherba, n" f!'.} ; à Ilenchir Megroun, n° 86: à Orléansville, n° 9u, in fine ; probablement aussi à Ain Ghorab, n" 4) : — de saint Etienne [k Guelma, n" oo; à llippone, où l'on construisit une chapelle auprès de l'église, n" 66 a ; à Mechta el Bir, n" 84): — du bois de la Croix (à Matifou, n" 79, in fine) ; — de la terre du Saint-Sépulcre (près d'Hippone, n» 66, i); — etc. (à Ain Ghorab, n" 4, in fine : à Ilenchir el Begueur, n° 20, in fine: près d'Hippone, n"* 66 ,7 et h ; près de la Sbikra. n" H2 bis : à Hencliir Taghfnglit, n° 131 ; probablement a .\ïn Segueur, n" 5 ; à Aïn Turk, n" 7 ; à Bir Fradj, n° 31 ; à Périgotville, n° lOo in fine).

3. Basilique élevée au lieu du martyre de sainte Salsa, à Tipasa (n° lo". note du début). Voir aussi un canon de concile de l'époque de saint Augustin, dans Mausi, Colleclio conciliorum, 111, p. 911, can. 14 (= IV, p. iOi, can. 50).

4. Mansi, l. c. Conf. peut-être un édifice d'A'in Mèchira (n" 81).

5. Soit dans des demeures privées, soit dans des monastères (Augustin, Lellre 211, 7 \

6. A Morsott (u° 91), à ïimgad (n" 15-2;, à Tipasa (n" 157). on trouve, près du presbijlerium, des salles à abside qui ont pu être des oratoires. Il est vrai qu'on pourrait aussi bien y voir des consignaloria, où les néophytes se rendaient après le baptême. Quand des bâtiments voisins des églises ont des autels (p. e. à Tébessa, n" 138, chapelle tréllée et chapelle contre le rempart à l'est), ce sont probablement des memoriae, qui contenaient des reliques de martyrs.

4° Les édifices bâtis dans des cimetières, ordinairement snr des corps de martyrs. « Africa sanctoriim martijrum corpori- Inis pletia est », disait saint Augustin', et ces saints étaient vénérés avec une égale ferveur par les donatistes et par les catholiques. Les monuments dont nous parlons ici étaient soit de simples chapelles [memoriae martyrum)'-, soit des basiliques plus ou moins vastes-^

5° Les baptistères.

Mais, en présence de tant de ruines dont beaucoup sont inexplorées, dont d'autres n'ont livré aucune indication certaine, un tel classement serait bien malaisé à établir. 11 serait, en outre, assez artificiel. Les édifices constrnits pour abriter une relique étaient pourvns d'nn autel ^ et pouvaient servir aux offices réguliers ■'' ; parfois même ils étaient des monuments funéraires". D'autre part, plus d'une église proprement dite a reçu les restes

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