‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 85 sur 264 · Morsott (n° 91); Tigzirt (n" U · texte numérisé non relu

Morsott (n° 91); Tigzirt (n" U

2. Henchir el Atech (n" la); Rherbet Bou Addoufen (q" 34); Rherbet Guidra (n" GO) ; Tébessa, basilique et chapelle voisine (n° 138); peiit-ùtre aussi Ilenrhir Mechta Si Salah (n- 85) et Sériana(ii'' 118).

3. Ain Zirara (n» 8); Castiglione (n° 39); Constantine (n" 44) ; Henchir el Hammam (n° 63); Matifou ^n" 19) ; Tébessa, grande basilique et chapelle voisine (n° 138) ; Timgad [?j (n- lo3) ; Tipasa, Sainte-Salsa "(irlog): Et Toual (n° 103). Ces portes latérales pouvaient conduire soit au dehors {n" la9), soit au baptistère (n" 19) ou à cjuclque autre annexe (n" 138).

4. Djemila (n- 48) ; Rhamissa (n" 68); Orléansville (n' 9a); Tigzirt (n" 148 et 149) ; Timgad ['] (n- loG) ; Tipasa, chapelle de l'évêque Alexandre (n" 160 ; mais, dans ce monument, rentrée principale était peut-être à l'origine sur le devant).

o. A Ain Soltane, une pierre cintrée, ornée d'un monogramme chrétien et de ceps de vigne, formait l'encadrement supérieur d'une porte, comme l'indique un trou de gond (De Kossi, Bull, di arc/ieologia crl^Hana, 1878, p. ilo-7, pi. VU; Gsell, Mélanges De Rossi, publiés par l'École française de Rome, p. 332, n.3).

6. On rencontre assez fréquemment en Algérie des linteaux ornés d'un signutn C/irisli ou d'une devise chrétienne (« Spes in Deo !» — « Deo laudes 1 », etc.). Nous ne les avons mentionnés dans notre liste des édifices religieux que quand ils ont été trouvés dans des ruines de sanctuaires: dans bien des cas, ils ont pu être placés sur des portes de maisons.

7. Announa (n» 11) ; Oum el Bouaghi (n- 103) ; Tipasa, Sainte-Salsa (n° 159) ; voir aussi Henchir el Begueur (n" 20, in fine). Ces lunettes existent déjà dans des édifices pa'iens d'Afrique (Gagnât, Gauckler et Sadoux, les Temples païens de la Tunisie, pi. VII et VllI).

134 LES MONUMENTS ANIKJLES DE LAl.OKKIE

il voussoirs, soit par un hloc à grande écliaucrure cintrée, reposant sur les deux extrémités du linleau'. On la garnissait sans doute d'un panneau en i)ierre, orné de dessins à jour'.

Des fenêtres étaient ménagées dans les deux murs supérieurs de la nef-' et dans les deux murs qui l)ordaient les bas eùtés'\ Dans la façade de Téglise d'Aunouna (n" 11], on voit lieux fenêtres, qui flanquen< la porte, et, au-dessus, quatre lucarnes. A Tipasa, dans la basili({ue de Sainte-Salsa ( n" 159), les fenêtres ont des feuillures, dans Ies(|uelles on avait encastré des }»anneaux ajourés, en pierre. Des fragments de ces panneaux ont été recueillis au cours des fouilles. On en a aussi trouvé dans une chaj)elle de Cliercliel [n" 42').

En avant du rectangle qui constitue la partie j)rincipale do l'église, s'étend parfois une cour, entourée de colonnes [atrium). Mais ces airia sont fort peu nombreux en Algérie"'. A Tébessa (n° 138), un porche précédait la cour, un étage surmontait les quatre jjortiques'î et le milieu de Tespace ;i ciel ouvert était

1. Henchir Megroun (n" 86). Conf. à l\ii7.\Y[, Gavault. Klude sur 1rs ruines romaines de Tigzirt, p. 40, fig. 10, au milieu.

2. Conf. le linteau surmonté d'une moitié de disque que l'on a trouvé dans l'annexe de la basilique de Sainte-Salsa (n° 139. vers la lin).

3. Voir la lauipe de bronze en forme de basilique, trouvée près d'Orléansville et souvent publiée (p. e. Holtzinger, Die altc/n-islliche Arcliile/<lur,Tp.ii'd, fig. 5o). Mais il n'est pas certain que cette lampe soit de fabrication africaine.

4. Taoura (n- 137); Tipasa (n" 159). Ces fenêtres sont fort petites, surtout à Taoura.

i). Tébessa {n° 138) : Ilenchir Tikoubaï (n" liiO); Périgotville (n- 10.")) : Henchir Mcchla Si Salah (n° S.'i) ; Henchir Terlist (n° 144). L'existence de Valrium n'est absolument certaine qu'à Tébessa et à Hencbir Tikouba'i. Ailleurs, les vestiges de la cour sont très peu distincts, et l'on ne voit pas de colonnes.

6. Cet étage parait du reste avoir été ajouté après coup (voir n" 138 à la troisième époque).

occupé par lui grand bassin, en forme de quaire-feuilles, qui servait aux ablutions dos fidèles'.

Dans beaucoup do sanctuaires, un simple portique s'élevait sur toute la larg'our du front, portique dont le toit incliné était soutenu soit par des piliers "^ soit par des colonnes 3. Ailleurs, la façade était précédée d'un vestibule, clos par des murs et couvert sans doute d'une toiture semblable^; sur le devant s'ouvrait une porte, rarement plusieurs"'; quelquefois les entrées étaient latérales". Dans la grande basilique de Alorsott (n" 91), cet espace est divisé en trois salles, et Ton peut se demander si les deux compartiments do droite et de g-auche, rasés aujourd'hui presque à niveau du sol, n'étaient pas autrefois des tours ". En certains endroits, le portique ou le vestibule est do dimensions beaucoup plus rosti-ointos et ne s'étend qu'en avant

1. D"ordinaire, on se contentait pour les ablutions d'une vasque placée h l'entrée du sanctuaire : voir à Zoui (n" KiT), peut-être aussi à Tipasa (n" ly'J) et à Djeniila (n° 48, iti fuir],

2. Ain Tamda (n° 6); Bénian [?](n° 22); El Hamiet{n" Gl) ; Timedout(n° 151); Tipasa (n" ioîl). Parfois, il est diflicile de dire si des blocs de pierre, dressés sur nue ligne en avant de la façade, sont véritablement des piliers isolés, ou bien des restes de chaînes en grand appareil foi'aiant l'ossature d'un mur plein en moellons.

3. Kherbct Bon Addoufen ;n" ?^y : Ilcnchir Bon Takrematèno (n° 37); Rlierbet Kraïm (n° 4!»); Kherbet Selmi (n- 116); Tébessa, oratoire voisin de la basilique (n" 138), avec deux pilastres aux extrémités ; Timgad (n° 1.54).

4. Henchir el Atech (n- l.j); Biar ei Kherba (n° 2'f); Castiglione (n" 39); Kherbet Fraïm (n " 40) ; Gouéa (avul): Guelma (n" .";:i): Henchir Guesscria (n''56); Kherbet Guidra (n" 60); Henchir el Hammam (n» 62) ; Hassnaoua (n» 6.'j) ; Kherbet el Kébira (n° 67) ; Mdaourouch (n" 80) ; Morsott (n" 91 et 92) ; Mouzaïaville (n° 93) ; Henchir Ouazen (n- 96); Henchir SelTan (n" 113 et 114) ; Souk ei Khmis (n" 128) ; Téniet el Kebch (n- 142) : Tigzirt (n° 146; ; Zana (n» 164) ; Zraïa (n" 168). '

"i. Morsolt(oùil y enadeux) : KIierbetGuidra(oùily enavaitpeut-ètre trois).

6. Henchir el Atech: Morsott (n° 92). A Henchir Guesseria, il y avait des entrées latérales, mais peut-être aussi une porte sur le front.

7. Pour les deux cages d'escalier qui flanquent Vatriinn de la basilique de Tébessa et qui ont pu ressembler à des tours, voir n" 138, Iroisième époque, au début.

de la porte percée au milieu de la façade'. AEl Hamict (n" 61), ou a ajouté un petit vestibule au porche priiuitif, cpii occupait tout le frout de l'église.

A notre connaissance, il n'existe, en Algérie, qu'un seul monument chrétien qui soit dépourvu de presbylerium. C'est la chapelle funéraire construite par l'évêque Alexandre à Tipasa (n" 100) "'. On y trouve simplement, au fond de la nef, une estrade, constituée par des sarcophages'^ et portant l'autel''.

Le local réservé au clergé est parfois d'une grande simplicité. Au mur de fond du quadra/inn popidi s'a.dosse une salle rectangulaire, de même largeur que le reste de l'édifice, et qui devait être couverte d'un toit en pente. Une l)aie assure les communications entre cette salle et la nef. On comprend les facilités de construction que présentait une telle forme de presbyterium : aussi l'a-t-on adoptée dans quelques éghses pauvres ou bâties à la liâte\ Il ne faut pas y voir une ordonnance primitive, précédant chronologiquement le dispositif à abside, car nous la trouvons dans des monuments de basse époque, par exeini)le dans la chapelle élevée au temps du patrice Grégoire à Timgad, le plus récent des sanctuaires datés de l'Afrique du Nord.

En général, le presbijteinion est une salle établie à l'extré-

i. llenchir Gountas 'n" 63); Sidi Enibarek (n" 123) : peut-être aussi Kherbet Bou Addoufen (n" 34).

2. L'abside qu'ollVc cet édifice est une addition de date pkis récente.

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