Ceux des iiisli priores, dit la dédicace
l. 11 se pourrait que, dans la basili(iuc de Djemila (n" IS), il n'y ait pas eu de salle distincte au fond, derrière le cliœur. Mais cet édifice était si ruiné qu'on ne saurait tirer aucune conclusion certaine du plan qui en a été dressé lurs de la découverte (plan reproduit fig. 121).
5. llenchir el Atecli (n° 16); Timgad, chapelle du vii" siècle (n" l"i6); peut-être aussi llenchir Guellil (n° 54). 11 y a d'autres exemples de cette disposition en Tunisie.
mité de la nef centrale et entièrement ouverte du coté de cette nef. Les murs qui la limitent à droite et à gauche sont presque toujours dans le prolongement des deux colonnades ou des deux rangées de piliers du (nuulraluni po/j/di; ce (pu s'explique aisément : ils faisaient office de contreforts, s'opposant à la poussée des arcades'.
he presbijterhmi eut qnelquQÎoh carré ou rectangulaire'; dans ce cas, il devait être simplement couvert d'une toiture inclinée ou à double versant. Mais, d'ordinaire, il s'arrondit au fond et a la forme d'une abside ^ Tantc)t cette abside offre une paroi courbe au dehors, comme à l'intérieur ^ dispositif usuel dans
1. Par exception, rouverlure de l'abside semble avoir été inoins large que la nef dans la basilique du Capitole de Cirta (n° 44).
2. Henchir Aourir (n» 13)-, Henchir el Azreg (n" 18); Henchir el Beïda(n»21); Ilenchir Bou Takrematène (n° 38) ; Henchir Djardia (n« il] ; Mdaourouch (n» 80) ; Henchir Milen (n» 90); Henchir SeOan (n° 113); Henchir Téniet ol Kebch (n" ii2 €t peut-être n" 143); Henchir Tikoubaï (n- loO); Zana (n» 1«4). Il faut ajouter que, dans certains de ces édifices, une abside semi-circulaire peut avoir été établie à l'intérieur du cadre carré; construite en matériaux plus légers i\ne le cadre, elle n'aurait laissé aucune trace. — La forme carrée du presbyleriam se retrouve en Syrie (conf. Hollzinger, Die allchrisUiche Arcintektur, p. 11).
3. Celte abside n'est presque jamais un hémicycle parfait. Les murs latéraux sont d'abord rectilignes : ce qui permet de donner plus d'étendue à la salle et rend plus efficace la fonction de contreforts assignée à ces murs. L'abside est donc, en règle générale, un espace rectangulaire, terminé au fond par un espace arrondi.
4. Absides de cette forme non tlanquées de sacristies : Aïn Taœda (n° 6) ; Biar el Kherba (n« 24); Henchir el Hammam (n" 63): Kherbet el Mahrab (n° 78): Rherbet el Onsfane (n- 104); Périgotville (n» 105); Kherbet Selmi (n" 117); Sériana (n- 118 et 119); Tigzirt (n- 147 et probablement 149); Tipasa (n°= 157. 158, 159). — Absides de la même forme flanquées d'une sacristie : Henchir Bou Takrematène (n° 37) ; Kherbet Fraïni (n° 49) : Henchir Màfouna (n- 76) ; Tin.edout (n" ISl). — Absides flanquées de deux sacristies : Henchir el Atech (n° 15); Henchir el Azreg (n° 17); Rherbet Bou Addoufen (n° 34); Henchir Bou Takrematène {n° 38); Rherbet Fraïm (n" 50); Henchir Gountas (n" 52] ; Guesseria (n° 56); Rherbet Guidra (n» 60); El Ilamiet (n- 61); Hassnaoua (n° 65); Rsar Sbéhi (n- 71); Lambèse (n° 74); Henchir Mechta Si Salah [n" 85); Rherbet Ouled Arif (n» 98) ; Rherbet Ouled Sassi (n» 100) ; Henchir Resdis (n° UO) ; Henchir Seffan (n» 114); Rherbet Selmi (n° 116); Sidi Embarek (n» 123); Souk el Khmis (n» 128); Henchir Tabla (n" 129); Rherbet Tamarit (n- 135j; Henchir
138 LKS .MO m: ml: .NT S AMTQL'ES OH L ALUÉKIE
les basiliques do Rome. Tantôt elle est enforniée dans un cadi'o rectiligno, ce ([ui arrive fréquemment en Afrique', ;i toutes les épo(|ues de rarchitecture chrétienne-'. Les absides à pans coui)és sont très rares et pai-nissent être de date assez basse : dans une église, probablement byzantine, do Cirta (n' 44), il n'y a de pans coupés qu'à Textérieur; dans une chapelle de Tigzirt in" li<S), le mur est pentagonal au dedans connue au dehors.
A Khorbet IJou .Vildouton (n" 35), nous trouvons une abside en forme do trèfle. Mais il est jjrobable (pie c'était tout d'alnd^d unt^ «•liap;dlo isolée; plus tard, elle devint le /j/vs/yy/^/v'////^ d'un édifice à trois nefs, construit à côté. A Matifou (n" 79), l'abside primitive semble avoir été semi-circidaire, selon l'usage ; à r(q)oque liyzantine. on y établit des absidioles.
Presque partout, le sol dwpi'c^hi/tcriiim est à un niveau plus élevé que le qiiinlrdlmn /jdjjuH '•.On y monte soit jiar un esca-
ïaoukouch (n» 136); Tigzirt (n° 146): Timgad (n- 1.j2 et 153); Zraïa (a» 169).
.\ssez souvent, le mur de l'abside était siiniionté d'une corniclie à rextérienr : lleni'hir el Atech (n- l'i': i\lierbet Bon Addoufen (n"^ 33 et 3i); Kencliir Bon Takrematène (n» 37,i ; Ouled Ajila (a" 97 /jis): Kherbet Ouled Sassi (n" 100).
1. Absides de celte forme isolées : Announa (n° 11): Guelma (a" 5o). — Absides fknqiiées d'une sacristie : Timgad (a" loi; ; peut-être Henchir el Hammam (a" G2). — .4ijsides ûaaquées de deux sacristies : Béniaa 'n" 22) ; Gouéa (a- 51): Khamissa (a» 68): Sidi Mabrouk (a» 125;: Tébessa (a" 138). — Abside tlanquée de quatre sacristies, à Morsott (n° 91). — .V Castiglione (n° 3o\ dans la petite église de Morsott (a" 92), à Orléansville (a" 9o), à Timgad (a° loo), on trouve des absides de cette forme, mais oa ae saurait dire si elles élaieat llanquées de sacristies.
2. Dés le Haut Eaipire, on construisit des absides semblables en Afrique : par exemple, dans la basili(pie judiciaire de Timgad (tome 1, p. 125 et fig. 36), daas des thermes à Clierchel (Bavoisié, 111, pi. 35), daas des teaiples de la Procoasulaire (Gagaat, Gauckler et Sadoux, les Temples païens de la Tunisie, pi. Il, X.WI et X.WII). — Ce dispositif est fréqueat daas l'architecture chrétienae de Syrie.
3. Outre les nombrt-u.x exemples cités dans nos descriptions, voir saint Augustin, De Civilate Dei, 22, 8, 22; Lettres, 23, 3: 29,8: 226, 1. Par exception, l'abside est en contre-bas à Henchir Guesseria (n" 56).
lior unique', soit paz' deux })e(its escaliers, disposés à droite et à gauche de rouverlure '.
Peut-être y avait-il des absides couvertes en charpente '', mais nous n'en pouvons citer aucun exemple^; au contraire, dans bien des rumes, l'épaisseur des murs, le cadre rectangulaire, les contreforts, les tubes d'argile et les débris de massifs de maçonnerie gisant à terre prouvent l'existence d'une voûte eu cid de four. Cette voûte était parfois en pierres de taille : la chose n'est pas douteuse pour l'abside de la basiliipie de Saint e-Salsa [\f 159). Mais, le })his souvent, elle consistait soit en une croûte compacte de blocage, soit en une carapace de tubes en poterie, emboîtés les uns dans les autres et revêtus de mortier^.
Fréquemment, l'arc de tête était soutenu par deux colonnes", <»u par deux denn-colonnes ', ou encore par deux pilastres*^,
1. Khêi-liet Guidra (n° 60): Lambèse (n- 74): Ouled Agla (ii° 97 bis): Sidi Mabrouk [n" i-2'6], où, contre Tusage, l'estrade s'avançait dans la nef.
■2. Bénian (n° 22): Malifou (n" 79): Morsott (ii" 91,: Rlierbct el Oiisfanc (n- 101) : Sidi Embarek (a» 123) : Tébessa (n» 138) ; Tig/.irt (n- 14(î et 149) : Tinigad (n" 153): probablement aussi Gastiglione (n- 39) et Zana (n" 164). On trouve deux escaliers semblables devant l'estrade ([ui lient lieu d'abside dans la chapelle d'Alexandre, à Tipasa {n° 160).
3. On a pu se servir du procédé dit cralicium opiift. qui « consistait à exé- « cuter grossièrement le cul de four en bois et en lattes: par-dessus cette « carcasse, on appliquait un garni de roseaux et enfin une couche épaisse de « mortier» (Quicherat, Mélanf/es (/'arc/iéologie el d'hisloire, II, p. 134).
4. Parmi les décombres qui emplissent les absides, on ne trouve pas d'ordinaire de charbons, qui attesteraient l'existence d'une toiture.
5. Il y avait des amphores dans la voûte de l'abside de Matifou (n" 79). Conf. n* 39, pour les voûtes de la crypte de Gastiglione.
fi. Kherbet el Mahrab (n» 79); Tébessa, abside de la grande basilique à la troisième époque, abside de la chapelle voisine (n» 138) : Tigzirt (n" 147 et 148) : Tipasa (n" 157): probablement aussi Kherbet Fra'im (n" 49).
7. ilenchir Gountas (n° ."12): Hencliir el Hammam (n- 63): Henchir Ouazen (n" 96): Henchir Taoukouch (n" 13G) ; Tipasa. Sainte-Salsa (n° l.'j9 , où, contrairement à l'usage, les demi-colonnes sont taillées dans les parois.
8. Tébessa. abside de la grande basilique dans son état primitif (n° 138); peut-être Ouled Agla (n» 97 his).
liO LES MO.NUMEiNTS AiM'luLES DE L ALGÉRIE
placés de chaque côte de rouverture. Une colonnade simple ', <:)ii doii]>le2, formant un heureux motif de décoration, barrait fjuelquefois le devant du presbyterium ; les colonnes étaient surmontées soit d'une série d'arcades, soit probablement d'une architraTe. Ailleurs, l'ouverture était rétrécio par des murs, ou peut-être simplement par des murettes basses •■ ; on a aussi constaté à cette place l'existence de barrières ou de grilles''.
Dans un certain nombre d'églises, surtout aux environs de Sétif, on rencontre, parmi les décombres entourant l'absitlc, des colonnes courtes % plus rarement des demi-colonnes ''', dont la fonction est assez problématique. Peut-être étaient-elles adossées à la paroi intérieure du presbyterium et portaientelles des arcatures qui renforçaient l'épaisseur du mur, de manière à lui permettre d'offrir une plus large assiette et plus (le résistance à la voûte. Peut-être recevaient-elles les retombées d'une série de nervures en pierres de taille, qui constituaient la carcasse du cul de four et (pii venaient converger vers une clef commune. On pourrait supposer aussi que ces colonnes étaient posées sur le mur même et qu'elles séparaient des baies cintrées".
Pour assurer la solidité de l'abside, on la plaçait parfois sur un empattement circulaire '^ ou bien on construisait par
1. Hénian (n° 22); Tigzirt, chapelle funéraire (n" 149). Conf. la confre-abside ■d'Orléansville (n" 95).