‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 1 sur 288 · ROUTES · texte numérisé non relu

ROUTES

Il n'entre pas dans le jDlan de ce livre d'étudier le réseau routier dont les Romains couvrirent l'Algérie ^ : œuvre admirable à laquelle prirent part le gouvernement impérial (qui y employa ses soldats), les communes et les propriétaires. Nous nous bornerons ici à quelques indications sur la structure des voies.

Elles ne sont dallées qu'à l'intérieur ou dans le voisinage immédiat des villes -. Ainsi, la grande route qui longe la lisière septentrionale de l'Aurès est couverte d'un beau dallage à travers Thamugadi, où elle se confond avec le deciimanus maximi(s-\ Ailleurs, le revêtement ne consiste qu'en

1. En attendant des travaux plus complets, voir Corpus, VIII, p. 859 seq. ; Tissot, Géographie de la province romaine d'Afrique, II, passim; Cat, Essai sur la province romaine de Maurétanie Césarienne, passim et surtout p. 2GL- 270; Gagnât, V Armée romaine d'Afrique, t^. 684-700.

2. M. Carton a fait la même remarque pour les voies antiques de la Tunisie {Mémoire sur les caractères de Varchilecture de l'Afrique romaine, p. 11).

3. On peut citer aussi des chaussées dallées à Alger (Berbrugger, Revue africaine, III, 1858-9, p. 68-70), à Cirta (Ravoisié, Exploration, I, p. 7; Temple et Falbe, Relation d'une excursion à Constanline,^. 85), etc. Couf. une inscription de Cherchel {Corpus, VIII, 10979) : « ... [viam] lapide slralam [di]rjnam concjruentemque [s]plendori palriae suae reddiderunt. »

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