‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 103 sur 288 · II · texte numérisé non relu

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LES M0NL'3JE^iTS AMIQUES DE l'aLGÉRIE

soit imo ou plusieurs caisses funéraires contenant des corps de saints K Souvent, un ciborhmi à quatre colonnes le surmontait

Il se dressait tantôt dans l'abside même tantôt entre les deux petits escaliers qui y conduisaient, sur une sorte de socle de plain-pied avec le presbytermm '^, tantôt dans la nef, à une distance plus ou moins grande de l'abside ^ : c'était cette dernière place qu'il occupait le plus fréquemment. Pour l'isoler, on barrait le fond de la nef par des clôtures, disposées dans les entre-colonncments et en travers du vaisseau central.

monumental^ 6° série, Y, 1889, p. 392; Corpus, VIII, 18742 (conf. aussi à Aïn Zirara, n° 8). — A Henchir el Begueur (n" 20) et à Zoui (n° 167), le loculus des reliques est creusé dans la table même. A Ghabet Medabouah (n"' 40), il paraît avoir été ménagé dans le pied de l'autel.

Souvent, une inscription, indiquant la nature des reliques, était gravée soit sur la table même (Ilenchir el Begueur, peut-être aussi Kherbet Oum el Ahdam, n" 120), soit sur le pied (Ghabet Medabouah), soit sur une pierre faisant partie du soubassement ou placée à côté de l autel : voir Aïoun Berrich (n" 9), Guelma (n" 55, ?n fine), Kherbet Ma el Abiod (n" 75), Mechta el Bir (n« 84), Mesloug (n" 88 bis), Rouifach (n" 111), Sétif (n° 122 bis), Zoui (n» 107) ; cpnf. Corpus, VIII, 1GG60, 10086 = 16741, 16743 ; Rec. de Const., XXYII, 1892, p. 322, et XXVIII, 1893, p. 352.

1. Lambèse (n" 74) ; Tipasa, basilique de Sainte-Salsa, d'après le témoignage de Tinscriplion sur mosaïque de la nef (n» 159) ; Tipasa, chapelle de Tévêque Alexandre (n" 160); — probablement aussi Gouéa (n° 51) ; Henchir el Hammam (n" 62) ; Mrakhib Thala (n° 91) ; Orléans ville (n° 95).

2. Lambèse (n" 7 i) Kherbet el Ousfane (n° 104); Sériana (n» 118), Tigzirt (n» 146) ; Et Toual (n" 163) ; — peut-être aussi Guesseria (n" 56) ; Mechta el Bir (n° 84) ; Orléansville (n" 95) ; Tipasa, Sainte-Salsa (n" 159). On a trouvé également des restes de ciboria dans les chapelles d'El Ksour (n" 72) et d'Aguemmoun Oubekkar (n** 3). — Il n'est pas certain que des débris d arcades, découverts à Sillègue (n" 126), aient appartenu à un ciborium.

3. Lambèse {\Y 74) ; Matifou (n" 79) ; Sériana (n" 119); grande basilique de Tigzirt, aune basse époque (n° 146); — probablement aussi Sidi Mabrouk (n» 125) et Orléansville (n° 95).

4. Bénian (n» 22) ; Tigzirt, à la première époque (n** 146) ; Gastiglione (n" 39). Mais remplacement que nous assignons à l'autel dans ces trois églises n'est pas certain.

5. Morsott (n''* 91 et 92); Kherbet el Ousfane (n» 104); Sériana (n» 118); Tébessa, grande basilique et chapelle voisine (n° 138) ; Timgad (n** 152).

6. Dans la grande basilique de Timgad (n** 152), l'espace limité par les clôlures est moins large que la nef.

Cet espace réservé était 'parfois un peu exhaussé ^ Dans les pages qui suivent, nous l'appellerons le chœw\ dénomination qui se rencontre dans des textes non africains à une époque plus récente et dont nous n'affirmons nullement Texactitude pour la période que nous étudions. Les clôtures étaient quelquefois des grilles en bois ou en métal ~ ; parfois môme elles consistaient en des murettes, sans doute assez basses 3. Mais d'ordinaire elles étaient constituées par des dalles, ajourées ou pleines, dressées de champ : pour maintenir ces pierres, on les emboîtait soit dans des encastrements ménagés le long des supports qui séparaient la nef des bas côtés, soit dans de petits piliers à feuillures^, surmontés d'amortissements en forme de pomme de pin^.

Dans plusieurs églises", on trouve aussi des barrières entre la nef et les bas côtés, même en dehors du chœur. A Kherbet

1. Djemila (n° 48); Sériana (n*" M8); chapelle voisine de la basilique de Tébessa (n" 138).

2. Announa (n° 11) ; Bénian (n° 22); Périgotville (n° 103) ; Kherbet Selmi (ir 116); Sériana (n» 118) ; chapelle voisine de la basilique de Tébessa (n" 138) ; Timgad (n" 152).

3. Djemila (n° 18); Kherbet Guidra (n" 60); Hcnchir Seffan (n»' 113 et 114) ; Sériana (n° 118).

4. Sériana (n° 119) ; Tipasa, Sainte-Salsa (n" 159). Voir encore Corpus, VIII, n" 4321 (Fesdis, près de Batna) : Revue africaine, XIX, 1875, p. 425, n" 27 et fig. 12 de la planche II (Alger). — A Morsott (n'' 92), il y avait des cancels ajourés en plâtre.

5. Ain Zirara (n° 8) ; Ilenchir Aourir (n" 13) ; Henchir el Atech (n** lo) ; llenchir el Azreg (n" 17) ; Henchir el Beïda (n" 21) ; Kherbet Bou Addoufen (n°' 33, 34, 35) ; Ilenclnr Bou Takreniatène (n°^ 37 et 38) ; Kherbet Fraïni (n» 49) ; Henchir Guesseria (n" 56) ; Henchir el Guesseria (n° 57) ; Henchir Guessès (n" 58) ; Kherbet el Kébira (n" 67) ; Kherbet el Mahrab (n*" 78) ; Henchir Mechta Si Salah (n° 85) ; Henchir Milen (n" 90) ; Henchir Resdis (n° 110) ; Kherbet Tamarit (n'>135); Tébessa (nM38) ; Téniet el Kebch (n»' 142 et 143) ; Henchir Tikoubaï (n" 150).

6. On appelait ces piliers hermulae ; voir \\o\\.zmgQ\\ Kunsl-historiscfie Sludien, p. 44. — A Tébessa (n° 138), ils sont surmontés de moulures semblables à celles que l'on voit sur les bases attiques.

7. Sériana (n» 118); Tébessa (n" 138) ; Tipasa (n» 157); Zana (n» 164).

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Gui (Ira (n° 60), un mur coupe toute la basilique, entre la façade et le chœur ; il est percé de trois portes correspondant aux trois vaisseaux ; un petit porche précède la baie du milieu Les fidèles, qui restaient debout (du moins au iv" siècle) étaient séparés suivant leur sexe Mais rien n'indique que les hommes se soient tenus dans le bas côté droit et les femmes dans le bas côté gauche ; en tout cas, il n y a aucune différence dans la structure de ces collatéraux, qui sont presque partout de largeur égale, comme nous l'avons déjà dit^. Une inscription, découverte à Henchir Aïn Sfar, prèsdeKhenchela'\ mentionne le cancellus virginiim^ c'est-à-dire la grille qui isolait l'espace assigné aux vierges. Les tribunes ont pu être réservées soit aux femmes, soit à des, moines ou à des religieuses. Dans le presbyterium^ les clercs s'asseyaient sur des bancs, disposés le long du mur : comme ces sièges étaient d'ordinaire en bois, ils ont disparu. On voit, dans l'abside de l'église d'Announa (n° li)'', plusieurs degrés en pierre dont le dernier a certainement servi de banc ; au miheu se trouve la place de la chaire épiscopale. Des vestiges du soubassement de la chaire se distinguaient aussi à Tébessa, dans le fond de Tabside (n'^ 138)7.

1. Un mur transversal se voit aussi dans la petite église de Kherbet Fraïm (n" 50}.

2. Optât, De schismate- donaiislarum^ 5. Augustin, De catechizandis rudibus, 13 (19); Sermon 355,2. Conf. Holtzinger, Die allclirislUclie Arcliilektuv, p. 177-8.

3. Augustin, De civitale Dei, 2, 28 : « Populi conflianit ad ecclesiam casla eelebritale, honesla itlrlusque sexus discrellone. »

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