‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 116 sur 288 · Bull, cli avcheologia crisliana, 1879, p · texte numérisé non relu

Bull, cli avcheologia crisliana, 1879, p

0. De Rossi, Inscriptioyies chrislianae urbis lîo/nne, 11, p. 21, 47. 6. Corpus, VIII, 10698.

158 LES MO.NLMENTS A^TIQLES DE l' ALGÉRIE

pelle ^ au point culminant d'un mamelon (plan, fig, 113; vue, planche LXXXIII). Le monument est établi sur une terrasse, bordée au nord, à Test et à l'ouest par des lignes de blocs non taillés. Il est envahi parla végétation et ne s'élève pas actuellement à plus de 2°',50. La construction est en blocage, avec un revêtement en petit appareil, de facture médiocre ; les angles des absides sont en pierres de taille.

Cette chapelle comprend : l'* un espace rectangulaire, de

FiG. 113. — Chapelle d'Agucmmoun Oubekkar.

0'",50 de long sur 5"', 60 de large, qui devait être couvert d'une voîite d'arêtes ; 2'' trois absides appliquées contre les côtés nord, ouest et est de cet espace. Elles étaient enfermées dans des cadres et certainement voûtées en cul de four. 11 n'y avait pas, autant qu'il semble, d'abside au sud, côté de l'entrée ; le

1. Hanoteau, Eevue africaine, V, 1861, p. 178-180. De Vigneral, Ruines romaines de la Kabylie du Djurdjura, p. 89 et pl. XIV, fig. 1 (il voit à tort dans les ruines d'Aguemmoun un fortin, à l'intérieur et aux dépens duquel on aurait bàli plus tard une sépulture de famille).

front de la chapelle était probablement constitué par nn mur droit.

Vers le centre, on a trouvé quatre colonnes, disposées en carré, et, au-dessous de remplacement qu'elles limitaient, un carrelage recouvrant une sépulture. Colonnes et tombeau sont invisibles aujourd'hui ^ Il est vraisemblable qu'en ce lieu un ciborium était dressé au-dessus d'un autel, établi sur la tomljo d'un saint. L'autel avait disparu : il était peut-être en bois.

A l'est de la chapelle, on distingue des vestiges de diverses constructions, en particulier d'un caveau (?) et d'un petit réservoir. Sur l'étroit plateau qui s'étend au sud, quelques pierres de taille, dont deux ou trois sont encore en place, ont peut-être appartenu à des bâtiments peu importants, dépendant de l'édifice funéraire.

4*" Ain Ghorab (région de Tébessa). — Masqueraj- et De Bosredon ^ y ont vu dos claveaux, sur lesquels sont gravées des inscriptions se rapportant à la dédicace d'une église. En l'absence de renseignements précis, nous ne saurions dire si ces pierres faisaient partie de plusieurs arcades, qui auraient surmonté soit des portes, soit deux colonnades intérieures, ou bien d'un seul grand arceau, jeté à l'entrée d'une abside ^. Les inscriptions, habilement reconstituées par De Rossi"*, prouvent

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