Gsell, L c, p. 50, n
3. Voir Gouilly, Bull, de correspondance africaine, III, 1885, p. 528-530, et Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 1886, p. 224-6. Le Blant, Bull. Comité, 1886, p. 370-2. Papier et Dry, Bull, de VAcadémie d'Hippone, XXII, 1886, p. 128 et 306. Poulie, Bec. de Const., XXIV, 1886-7, p. 183-6. De Rossi, Bull, di archeologia cristiana, 1886, p. 26-8. Vars, Busicade et Stora, p. 97-100.
une inscription, dédicace d'une basilique qui fut construite par l'évêque Navigius et placée sous le vocable de la martyre Digna ' :
« Magna quod assurgun(t,) sacris fastigia tectis,
« Quae dédit officiis soUicitudo plis, <( Martyris ecclesiam venerando nomine Dignae
« Nobilis anlistes perpetuu(s)que pater « Navigius posuit, C{li)risti legisque miiiisler.
« Suscipiant cuncti religionis opus ! »
La dalle gisait-elle près de la place qu'elle occupait primitivement? Il est impossible de le dire, A une dizaine de mètres de là, a été déblayée une mosaïque ornementale de 4 mètres de côté. Au-dessous, il y avait un tombeau contenant un squelette (de femme âgée, autant qu'il semble). Quatre grands clous étaient déposés à la naissance de la tète ; ils ne faisaient donc pas partie d'un cercueil. Cette tombe doit dater d'une époque où l'on n'observait plus avec rigueur la prescription défendant les ensevelissements à l'intérieur des villes. Mais rien ne prouve que le squelette soit celui de la martyre Digna, ni que les clous aient été des instruments de torture*. A proximité de la mosaïque, on a exhumé une quantité considérable de pierres de taille, les unes en place, les autres renversées, des fûts de colonnes et quelques chapiteaux. Il n'est nullement certain que ces matériaux aient appartenu à l'église de Digna.
107° R'ar Brid (dans le massif du Marchou, au nord-ouest de Constantine). — M. Jacquot^ y a trouvé une grotte artifi-