Rec. de Const., XXVIII, 1893, p. 125-130 (avec un plan
250 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉUIE
cielle, dans laquelle on pénètre par un étroit couloir. Deux galeries, longues de 15 mètres et de 11™, 50, sont disposées en croix ; l'une des branches (en face du couloir) s'arrondit en forme d'abside et est llanquée de deux cellules. Plusieurs niches s'ouvrent dans les parois ; au centre, il y a un orifice carré, d'un mètre de côté, maçonné avec soin. Selon M. Jacquet, cet hypogée, dont le nom arabe signifie «la grotte de la foi», serait une chapelle clandestine, datant d'une période de persécution; l'orifice carré représenterait un baptistère. Mais, en l'absence de tout indice chronologique précis, do tout signe de christianisme, l'in'pothèse est assurément très fragile ^ Nous ferons observer cependant qu'au temps de saint Augustin, il y avait en Numidie des chrétiens qui descendaient dans des souterrains pour adorer Dieu - : c'était là sans doute un reste de superstition païenne. Il n'est donc pas impossible que la grotte de fl'ar Brid ait été un sanctuaire chrétien
108" Relizanc (département d'Oran). — Église^, que l'on voyait encore, il y a quelques années, au milieu de ruines importantes, situées sur la Mina, à 4 kilomètres au sud de Relizane; elle a été détruite par de& entrepreneurs. Elle était, selon l'usage, de forme rectangulaire, avec une abside sur un des petits côtés.
1. Les travaux de creusement de cette grotte ne se sont pas faits en un jour ; il eût été bien difficile de les tenir secrets.
2. Sermon 45, 7. Conf. Toulotte et Héron de Villefosse, Bull, des anliquaires de Fraîice, 1900, p. 104-6.
3. Cependant, nous sommes plus porté à y voir un sanctuaire païen. Un hypogée analogue se trouve dans la même région, à Baàla (Jacquot, liée, de Comf., XXXIV, 1900, p. 136-8).
4. Demaeght, Bull. d'Oran, 1891, p. 273. Plan sommaire (inédit) de M. Jacquot.
ÉDIFICES DU CULTE CHRÉTIEN Slit
109° Renault (département d'Oraii). — Une pierre découverte près de ce lieu était probablement placée au-dessus de la porte d'une chapelle, dans laquelle on avait enseveli plusieurs martyrs ' : « Memoria beatisî>imorum martynim^ id est Ror/ati, Maienti, Nassei\ Ma./imae, etc. » A ces noms on ajouta plus tard ceux des martyrs Benagius et Sextus. L'inscription date de l'année 329 de notre ère.
110° HencJur Rendis (au nord de l'Aurès). — Eglise-, très ruinée, longue de 23™, 70, large par devant de 13 mètres. Au dedans, deux colonnades (bases attiques à socle haut); chœur pavé en briques, avec la clôture usuelle de dalles et de petits piliers; abside surélevée, dont le mur forme une saillie courbe ù l'extérieur; à droite et à gauche de cette abside, sacristies, qui débordent de 2™, 80 les murs des bas côtés.
111° Rouffach [Castellum Elephantum, à l'ouest de Constantine). — Dans un cimetière, vestiges d'une petite construction, décorée de colonnes. C'était peut-être dans cet édifice que se trouvait primitivement une pierre, recueillie à une soixantaine de mètres de là. L'inscription indique qu'au heu où elle a été placée on déposa le sang de plusieurs martyrs, suppliciés à Milève en 304 ou en 305, et qu'on ensevelit auprès un chrétien du nom d'Innocens-\
112^' Henchir Saatoud (au nord de l'Aurès). — Chapelle en fort mauvais état. Longueur 12", 10, largeur 5'", 90. Il n'y
\. Gsell, Bull. Comilé, 1899, p. V.')^. ei Melaïujes de l'École de Ruine, XXf^ 1901, p. 235-0 (conf. Ephemeris ep'ujraphica, V, 1041).
2. Graillot et Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XIV, 1894, p. 09-70 et
3. De Rossi, Bull, di archeologia crisf iana, 1875, p. 103-7 et 177 ; 1876, p. 59- 63 et pl. m, fig. 2. Corpus, VIII, 6700 = 19333. Gsell. hulL Comité, 1899^ p. 452-3.
4. Graillot et Gsell, Mélamjes de l'École de Rome, XUI, 1893, p. 529.
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avait qu'un seul vaisseau. Contre les parois latérales étaient probablement appliquées des colonnes. Le mur du fond est arrondi.
112° Ruine située près de la Shikra (à Test de Khenchela). — L'inscription suivante était évidemment placée à rentrée d'un sanctuaire chrétien ^ : « H[a)ec domusDei; memoria Salvatoris. »
113° Henchir Seffan (au nord de TAurès). — Église-, non fouillée et mal conservée, mais dont le plan est encore distinct. Longueur totale 35°", 20, largeur de la façade 14°", 15. En avant, on reconnaît les traces tl'un vestibule, de la largeur de l'édifice. 11 n'y a qu'une seule porte sur la façade, au centre. A l'intérieur, deux colonnades (chapiteaux d'ordre dorique dégénéré). Le chœur était fermé par un mur, épais de 0",50, qui, au moins sur le devant, ne devait pas atteindre une grande hauteur; peut-être est-ce un remaniement. Au fond, une salle carrée tient lieu d'abside. Elle est flanquée de deux sacristies; celle de droite est plus large que le bas côté dans le prolongement duquel elle se trouve.
114° Henchir Seffan. — Église'^, située à environ 200 mètres à l'est de la précédente; elle est également très ruinée. Longueur 37°", 50, largeur 16 mètres. Un vestibule, profond de 3°", 45, occupait toute la largeur du front. Une seule porte s'ouvrait sur le devant, au milieu. A l'intérieur, deux colonnades (bases attiques à socle élevé). Comme dans l'autre église, le chœur était clos par un mur, large de 0'",50, ne s'élevant