M. Poulie €., p. 437-8) y voit les écuries
MAISONS. INSTALLATTONS RURALIOS 27
« éclairer une galerie intérieure. Des deux côtés, eu dehors « de la villa, deux petites maisonnettes, qui se répondent, « complètent le logement du maître et des serviteurs. Elles « donnent sur des jardins, et, pour l'indiquer, Tartiste a placé « par derrière de grands arbres, dont le sommet dépasse les >( toits ; aux deux extrémités, commencent des palissades de ù buis, comme on en trouve dans le parc de Versailles, qui « entouraient les bosquets et emprisonnaient les allées. »
Dans la salle L ', le registre supérieur de la mosaïque offrait à gauche deux pavillons, aux toits pointus, entourés d'arbres : c'était le pecuari locas. A droite, «l'artiste a représenté un « verger, avec des arbres d'espèce différente, le long desquels « grimpe la vigne ; au pied d'un palmier chargé de fruits (( mûrs, une dame est assise sur une chaise à dos... Devant « elle, un jeune homme tient en laisse un petit chien et, de « l'autre main, al)rite la dame sous une ombrelle. Sur le haut « du tableau on lit: « fiiosofi Iocks)). V emplacement du « jjhilosophe^ c'est le lieu des entretiens agréables et distin- « gués. » Au-dessous, sont représentés deux bassins circulaires, avec des poissons et des plantes aquatiques, et le parc de chasse, septum ve?iationis, clos par une barrière à treillis serré et enfermant des gazelles.
La mosaïque de la salle A ^ nous montre une longue suite de bâtiments, qui paraissent avoir deux étages et que dominent deux pavillons; les toits sont en tuiles rouges : c'est la demeure
1. Album cité, pl. 5. Le « lieu du philosophe » est reproduit dans Tissot, I, pl. III (il la page 495). Corpus, 10890.
2. Album, pl. .3. Une autre reproduction, un peu plus exacte, mais moins complète, a été publiée en 1888 par la société de Constantine (grande planche en couleurs, portant le n» XXll et se rattachant au tome XXIV ôu Recueil de la SDcicté. Tissot, I, pl. Il et IV (à la page 495). Corpus, VllI, 10391.
du forestier, saltuarii ianus K Par derrière se dressent de grands arbres, entre autres des palmiers
A 1.500 mètres environ au sud de Constantine, contre le Rummel, on a trouvé, en 1842, diverses constructions qui n'ont pas été complètement déblayées 3; elles faisaient partie d'une riche villa. Une salle rectangulaire (de 8", 36 sur 7™, 14) était pavée d'une mosaïque dont le tableau central représentait le triomphe de Neptune et d'Amphitrite. Plusieurs chambres ou cabinets la flanquaient. Près de là, il y avait un njmphée, formé d'une série de niches alignées que précédaient des bassins. On voyait aussi en ce lieu quatre citernes accolées^.
Delamare a décrit et dessiné^ des vestiges, assez confus et peu importants, d'une villa située sur le bord de la mer, entre PhiHppeville et Stora : petite exèdre, mosaïque ornementale, citernes
L'Afrique romaine fut essentiellement un pays agricole : on 3' rencontre à peu près partout des restes de fermes. Ces bâtiments, que l'on n'a guère étudiés jusqu'à présent, étaient e:i général construits d'une manière moins solide que les édi-