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y avait également deux colonnes au bas de Fescalier

272 LES M0?sU3IENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

losanges, des cercles, des croix gammées; celle de droite, des oiseaux et, au milieu, un cerf. Les murs des hémicycles étaient plaqués d'une marqueterie en marbre, dont le bas se voyait encore en place il y a quelques années ; des mosaïques en cubes de verre tapissaient les voûtes.

Au milieu de la salle, un cadre en pierres affleure le sol. Il mesure 4 mètres dans ses deux dimensions et est semblable au cadre du chœur de Téglise. L'espace qu'il limite a 2 mètres de côté. On y a fait des fouilles, qui ont montré qu'il s'enfonce sous terre, de manière à former une sorte de puits carré : on a trouvé, vers le haut, des décombres sans intérêt, puis des vestiges de la mosaïque décorant Tédifice antérieur à la salle, enfin, par-dessous, des vases et une lampe qui formaient, diton, le mobilier d'une sépulture et appartenaient évidemment à une époque plus ancienne que le cadre. La pai'oi nord-est, bâtie en matériaux plus menus que les trois autres côtés, contenait une petite dalle, posée à plat, dans laquelle est encastrée une mosaïque en cubes de verre ^ : ce panneau représente un monogramme constantinien, avec l'a et To), se détachant sur le fond d'une abside. Le cadre dont nous parlons était vraisemblablement surmonté d'un autel. On a recueilli en cet endroit les restes de quatre petits piliers sculptés, offrant des ceps de vigne, des poissons, etc. A en juger par les feuillures qui y sont creusées, ils devaient être placés aux angles d'une construction quadrangulaire, dont les faces étaient formées par des dalles posées de champ. Peut-être faisaient-ils partie du socle de la table sainte.

Au nord-est du cadre et en avant de l'abside de gauche, le sol

1. Aujourd'hui à l'église française de Tébessa. Farges, Bull, de V Académie d'Hippone, XVII, 1881, p. 20-1 et pl. VII. Ballu, Monastère, pl. VI.

de la salle a été creusé pour recevoir uue tombe (reiifant. Pardessus fut établie une nouvelle mosaïque représentant le mort dans l'attitude de la prière, avec une épitaphe dont la date correspond à l'année 508 après Jésus-Christ*. D'autre part, on a trouvé, près de Tescalier, un grand sarcophage en marbre -, décoré de trois figures allégoriques, dont la principale est une image de Rome chrétienne.

Aux quatre angles de la salle qui vient d'être décrite, sont disposées des chambres rectangulaires, s'ouvrant sur les absides de droite et de gauche-^. Le sol de ces pièces était pavé de mosaïques, aujourd'hui détruites. Les deux chambres du fond offrent des arcatures en pierres de taille, qui s'appuient sur des pieds-droits occupant les angles ; l'espace central était probablement couvert d'une voûte d'arêtes. Les deux autres chambres, à droite et à gauche de l'escalier qui descend à la salle tréflée, sont beaucoup plus petites, et leur hauteur dépassait à peine le linteau de la porte (2°", 20). Elles étaient surmontées d'un plancher, reposant sur des arcades et portant un étage. On entrait dans les pièces supérieures par des passages ménagés au sommet de Fescalier; elles étaient éclairées par des fenêtres donnant l'une sur V atrium^ l'autre sur la basiUque même.

• Quelle était la destination de cette annexe de l'église? Lenoir y voyait un tridinium^ hypothèse que rien ne confirme. Pour M. Ballu, c'était une chapelle funéraire. Il faut observer

1. Corpus, VIII, 2013 = 16516. Il faut restituer [T/irasa]mundi, et non [Guntha]mundi. L'inscription est de 508, année à laquelle convient la date indiquée, samedi, sept des calendes d'août.

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